jeudi 17 décembre 2009

après la peinture, la tapisserie

17 12 2009



Une grosse séance à deux, mardi après-midi, a permis de poser le papier peint dans mon couloir, il en reste environ un quart à terminer, ainsi qu'un peu de peinture de ci de là.
Hier, j'ai passé une partie de la journée à récupérer de la fatigue de la veille, puis j'ai coupé la garde-robe de la future poupée Waldorf en tissu, à qui il ne manque que les cheveux, j'attends que le facteur me livre les pelotes commandées pour la perruque. Je crois que je vais attendre demain pour reprendre les travaux du bâtiment, mes articulations grincent encore trop ce matin. Donc après une nouvelle séance de repos (je me sens vraiment attirée par mon lit !), je vais coudre la garde-robe dans l'après-midi. Le facteur n'est pas encore passé, je pense qu'il y a encore des grèves ou je ne sais quoi, le courrier se fait désirer en ce moment, j'attends un paquet qui est parti il y a 10 jours, faut-il que je fasse une croix dessus ? C'était un cadeau pour mon Doud, dans l'incertitude de le recevoir un jour, j'en ai donc commandé un second... Sans pelotes de laine, toujours pas de cheveux pour la poupée !
Il neigeote ici, pas comme dans le Morvan, rien de bien méchant malgré des températures froides, je baisse le chauffage et j'allume l'insert, afin d'économiser un peu de fuel.

Ma merveille attend le Père Noël comme tous les enfants. Elle a garni le sapin avec sa mère, elle regarde par la fenêtre et prétend qu'elle voit l'homme en rouge (pourtant, après vérification de sa mère, il n'y en a aucun de pendu après une gouttière dans les environs) et de temps en temps elle dit : "maman, le Pé Noé, l'est venu". Alors Grande Fille lui réponds "ah non, c'est pas encore maintenant, va voir sous le sapin, tu verras qu'il n'y a pas encore de cadeaux". La voilà parti dans le salon et elle revient, l'air déconfit et s'exclame "Ben non, l'est pas venu!". Pauvre bout de chou, c'est torturant à cet âge-là de devoir attendre si longtemps ! Cela me ramène à mon enfance et je me souviens combien les jours me paraissaient longs (je crois que malgré la présence de mes deux sœurs et tous les jouets dont nous disposions, jusqu'à ce que je sache lire, je m'ennuyais)... Pourtant, le sapin n'était préparé que dans la nuit de Noël par mes parents, les vitrines ne se garnissaient de guirlandes dans mon quartier qu' assez tard. L'énervement commençait à monter dès que les vacances étaient là. Une année, la veille de Noël, pendant que ma mère était en train de préparer le repas de fête dans la cuisine (un minuscule boyau de quelques mètres de long sur deux de large), mes sœurs me poursuivaient en courant et criant dans le salon. Ma mère ayant un instant tourné les talons, je fis une incursion dans la cuisine et vlan, tous les saladiers en verre (vides heureusement) par terre ! Claques, larmes, etc...

Les pelotes sont arrivées ! Allez, vite au travail...

vendredi 11 décembre 2009

Leçon de peinture

11 12 2009

Hier, après quelques heures de travail, j'étais en mesure de faire les conclusions suivantes :

- travailler au rouleau, oui, ça va plus vite, encore que... Ça donne des ampoules et c'est beaucoup plus physique que le pinceau, mes bras endoloris ont préféré terminer au pinceau quand ils ont déclaré forfaits.

- la peinture à l'huile (glycéro), c'est pas plus difficile comme le prétend la chanson, que la peinture à l'eau (acrylique) et en plus, contrairement à il y a une vingtaine d'années, ça pue moins ! La preuve ? Quand à court de peinture glycéro, j'ai ouvert la peinture à l'eau, l'odeur a réveillé les mouches qui hibernaient derrière le vasistas des toilettes (entre la vitre extérieure et la moustiquaire) et elles se sont mises à m'envahir, puis à ...tomber comme des mouches en tourbillonnant, pas comme des flocons de neige, plutôt comme de mini hélicoptères. Elles se sont collés un peu partout avec une prédilection pour mon rouleau. Voilà, s'il y a des bosses sous le papier peint, il faudra se souvenir que ce sont des mouches collées dans le badigeon...

- contrairement à ce que peuvent penser les mauvaises langues, je n'ai pas renversé hier le pot de peinture, vu que je l'avais déjà fait la veille sur la vieille moquette conservée pour protéger le parquet qu'elle recouvrait depuis des décennies. Donc pas deux jours de suite, non. J'avais ramassé la peinture accumulée sur la moquette avec la pelle et elle attendait dans une cuvette. Bien sûr, alors que je lessivais la porte avant de lui appliquer une première couche, j'ai voulu rincer mon éponge et je me suis trompée de cuvette, me retrouvant la main entièrement enduite de peinture essayant de l'essorer! Heureusement c'était de la peinture à l'eau !

Quand vous décidez que c'est fini alors qu'il en reste un petit bout pas fait, mais vous allez vous écrouler et il n'y a personne pour vous faire un massage cardiaque, vous rangez, il vous reste juste le nettoyage des mains (et cheveux et visage...), vous passez dans le salon et allumez la télé et l'ordi car vous allez revenir tout de suite, eh bien s'il était 8h10, non, ne vous imaginez pas que vous verrez la fin des infos ! D'abord un coup d'eau et de spontex pour éliminer le plus gros de la peinture à l'eau, suivi d'un savonnage, puis séchage et il est temps d'ouvrir la bouteille de white spirit. L'élimination de la peinture à l'huile va vous prendre une éternité, elle a eu le temps de sécher depuis le début de l'après-midi. Vous attaquez aussi les mini postillons du visage gracieusement disséminés par le rouleau, au white spirit, tant pis, non on va quand même pas terminer au décapant... Heureusement, il n'y avait presque rien dans les cheveux alors que j'avais oublié de les ceindre d'un joli torchon devenu chiffon. Non ne me conseillez pas de mettre des gants, j'en avais plus et de toute façon, la plupart du temps, je les garde dix minutes avant que mes doigts ne transpercent les extrémités, les rendant totalement inefficaces et gênant...

La prochaine fois que vous vous lancerez dans la peinture, je suis certaine que vous penserez à moi...

jeudi 10 décembre 2009

Léthargie

10 12 2009



Depuis deux semaines que je suis rentrée, j'ai été prise d'une crise de flemmingite aigüe léthargie dont je suis enfin sortie hier, enfin j'espère que cela va durer quelques jours, car j'ai pris un certain retard et je viens de me rendre compte, grâce à Mab, que Noël est dans deux semaines.

Pourquoi cette crise ? Elle couvait déjà depuis un petit moment... Mauvais été avec deux mois d'intenses douleurs m'ayant conduite à me désintéresser même de mon jardin. Évènements touchant des proches (décès de la mère d'un ami, rupture de la relation entre mon père et sa compagne) qui font que tout d'un coup, ils reviennent dans mon cercle de vie et pfttt, à nouveau, ils en ressortent (l'ami n'arrivant pas à quitter la maison de sa mère, mon père retrouvant une compagne à l'autre bout de la France et me la présentant dans l'appartement où il vivait avec ma mère...). Visite de l'une de mes sœurs qui me fait prendre conscience de combien je m'ennuie de ma ville de naissance et de ma fratrie. Fatigue, fatigue, fatigue, accentuée par un voyage éclair à Montpellier dans l'énervement. Incertitude sur les fêtes de Noël : la mère poule arriverait-elle à rassembler sa couvée, ou faudrait-il qu'elle retourne à Montpellier pour que le bébé poussin ne soit pas seul ce jour-là ?

Je ne suis cependant pas restée à ne rien faire, pendant ces quinze jours. J'ai appris, grâce au miracle du net, à dompter le modelage de la pâte polymère et fait un peu de couture. Rien de plus toutefois. J'attendais toutes les semaines mon "homme toute main" pour avancer les travaux du couloir, lieu stratégique de la maison puisqu'il permet de communiquer entre les pièces principales. Et puis mardi, j'ai pris conscience qu'il faudrait que je mette un peu la main à la pâte si je veux que ce soit terminé pour les fêtes. Oui, car finalement, ayé, je sais !

La chef de la librairie de Fifille, poussée par ses vendeuses, a distribué samedi dernier les emplois du temps de la semaine de Noël. Et miracle (ou merci chef de ta bonne volonté envers les expatriées), mon poussin aura son jeudi à partir de 14 heures et surtout, son samedi et son dimanche. On espérait juste le jeudi après-midi pour qu'elle puisse éventuellement prendre le TGV et venir pour moins de vingt-quatre heures chez sa sœur comme l'année passée et encore, sans être assuréqu'elle accepterait de faire cet effort, et on la comprend. Mais là, trois jours et demi, quelle aubaine !

Voilà, donc on aura notre Noël ensemble chez Grande fille, qui n'a pas ses beaux-parents cette année, ceux-ci venant de s'envoler pour la Guadeloupe afin de passer les fêtes avec leurs deuxièmes fils et petite-fille. Retour le dimanche avec les jeunes moins Fifille qui regagnera le sud de la France.

Vous comprenez donc l'urgence qu'il y avait à ce que je sorte de mon endormissement et depuis hier, j'ai repris un peu du poil de la bête. Opération ponçage des plâtres faite, aujourd'hui je passe au badigeon des murs et à la peinture du plafond. Et mon Doud' vient demain soir, il faudra donc que je redonne un peu de vie à cette maison voilée de poussière et en plein désordre (oui, j'avoue, depuis deux semaines, ma valise est toujours dans un coin de ma chambre, pas défaite..).

dimanche 6 décembre 2009

Je veux mon vaccin !

06 12 2009

Non je ne suis pas prioritaire !

Mais je commence à être inquiète pour les personnes que j'aime, plus que pour moi. Car voilà, en 3 semaines, depuis le 12 novembre, la campagne de vaccination a "permis" de piquer 3 millions de Français. En métropole, nous sommes 63 millions d'habitants. Donc le calcul est simple, il faudra encore 60 semaines pour vacciner tout le monde. Et il n'est toujours pas question de confier la tâche aux médecins de ville, qui voient quand même un certain nombre de personnes par jour et pourraient vacciner ceux qui le souhaitent. Ni de mettre le vaccin en vente dans les pharmacies puisqu'il n'y a pas assez de conditionnement en dose unique. Oui, ça coûtait moins cher de les commander en dose de 10.

Mais pourquoi cette vaccination est organisée de cette façon, et qui a pensé à tous ceux qui ne peuvent se déplacer ? Pourquoi ne traite-t-on pas cette épidémie comme celle de la grippe saisonnière ? Je précise pour ceux qui l'ignorent que, mis à part les gens qui ont droit au vaccin gratuit (personne âgée ou malades chroniques), si vous voulez bénéficier de la vaccination contre la "banale" grippe, vous allez à la pharmacie sans prescription et on vous vend le vaccin. Puis vous faites comme moi, vous le gardez au frais quelques jours et si votre médecin préféré ne passe pas par là, vous finissez par sortir le vaccin après votre douche et à vous piquer dans le gras du haut du bras gauche si vous êtes droitier (c'est plus pratique dans la cuisse mais les suites sont plus douloureuses...).

Donc dans 60 semaines, soit plus d'un an, je serai peut-être vaccinée mais comme il faudra repiquer les 3 premiers millions de français, c'est sans fin, tous les jours de l'année de tous les ans, les gymnases du pays accueilleront leur troupeau de candidats à la vaccination, donc plus personne ne fera du sport (bonjour l'augmentation de l'obésité et des problèmes liés à la sédentarité...). Et les élèves infirmiers seront éternellement élèves car ils ne pourront pas reprendre leurs cours, ils passeront toutes leurs carrières bénévolement dans les centres de vaccination... On n'aura plus de médecins du travail car il paraît qu'ils sont également réquisitionnés (on en entend peu parlé d'ailleurs, je ne sais pas comment ça se passe dans la réalité). Bon enfin, on fera des économies car les gens qui ne peuvent pas se déplacer (les vieux, les handicapés, etc.) auront une raison de plus pour mourir et ça fera moins d'inutiles, moi la première...

Je ne sais pas si le bonnet d'âne, ça se vend encore, mais on pourrait en envoyer un à Roseline, car non seulement elle a loupé sa copie mais en plus elle s'entête à ne rien vouloir changer !

Si quelqu'un sait comment lancer une pétition pour dénoncer l'incompétence dans ce domaine précis, allez-y, moi je fais une bafouille à la Roseline et j'invite ceux qui sont comme moi inquiets, à en faire autant.

mercredi 2 décembre 2009

Le bouillon du jour...

02 12 2009

Mais qu'est-ce qui bout dans cette casserole ???

La poupée Waldorf !

J'ai fait il y a un petit mois un "prototype" en jersey bouclé, c'est tout ce que j'avais sous la main. J'ai commandé un autre jersey écru en chanvre et coton "bio". La poupée était coupée depuis deux semaines et aujourd'hui, avant même qu'elle ne soit cousue, j'ai voulu l'habiller. Un bas de pantalon en crêpe blanc a fait l'affaire pour tailler ses sous-vêtements, un peu de dentelle, et c'est presque fini. Je me suis ensuite attaquée à la réalisation de la poupée et mon esprit travaillant de son côté, j'ai finalement trouvé que les sous vêtements blancs sur le jersey écru, ça faisait pâlichon tout ça.

Vite, une casserole, des colorants alimentaires (il n'y a rien d'autre ici et ils ne servent que pour la pâte d'amande de Noël qui d'ailleurs peut tout à fait s'en passer) et sur le feu (enfin, la plaque électrique) Au dernier moment, j'ai ajouté une poignée de gros sel (reliquat de mes souvenirs de quand j'étais jeune et que, dans mon studio parisien, je teignais des morceaux de soie pour faire des foulards) et puis, j'ai touillé. Combien de temps, je ne sais pas, jusqu'à ce que j'en ai marre d'être là devant ce bouillon. Qui m'a d'ailleurs donné envie de me faire une tisane...

Voilà : la tisane est bue, je suis au chaud dans mon lit, les morceaux de poupée sèchent sur le radiateur. Demain, on verra le résultat, la couleur me semble bien, d'un beige rosé acceptable.

dimanche 29 novembre 2009

Depardon en Languedoc-Roussillon

29 11 2009

Il y avait à Montpellier, au pavillon populaire, une exposition de photographies de Depardon. Connaissant le goût de mon Doud' pour le sujet, Fifille a pensé qu'il aimerait la découvrir et elle a fait la commentatrice, l'ayant elle-même visitée quelques jours plus tôt avec un guide.

Finalement, nous avons tous beaucoup apprécié. Les deux sujets "Errance" et "Villes" m'ont enchantée par leurs diversités et leurs couleurs, et sont venus heurtés mes sentiments d'un monde universel où chaque citoyen devrait être égal en droit... La pauvreté se dégage malheureusement de beaucoup de clichés de même que la pollution, jusqu'au fin fond des endroits les plus isolés. L'impression de joie et de beauté reste cependant bien présente partout.

Le troisième sujet est beaucoup plus "intimiste", Raymond Depardon montrant le monde rural qui a peu changé, si ce n'est en nombre d'exploitations, depuis que tout jeune, il commençait à photographier sa mère devant la ferme familiale. Les personnages qu'il a saisis dans leur intérieur rustique, je les ai reconnus comme ceux que je visitais il n'y a pas encore si longtemps. J'en ai été un peu bouleversée. Ont ressurgis un tas de souvenirs et de morceaux de vie que j'ai partagés pendant quelques heures, histoires sur lesquelles j'ai tenté de donner un cours différent, dans l'accompagnement d'une acceptation de la réalité plus souvent que dans un changement véritable. Accepter que le dernier voisin soit mort, que le fils alcoolique devenu violent doive quitter le domicile, que la maladie condamne la cuisinière à bois car l'aide-ménagère ne viendra pas l'alimenter la nuit, que le "compagnon qui n'est pas concubin" soit placé sous tutelle car ce n'est pas une vache à lait et il voudrait bien un peu d'autonomie financière... Derrière une apparence de normalité, des drames humains, au milieu de nulle part bien souvent, isolés du monde, dans des hameaux charmants l'été, un peu moins l'hiver quand la cuisinière à bois crache une fumée révélant l'absence d'entretien. Heureusement ce jour-là, la porte restait entrouverte sur la pluie tombant sur le jardin, l'animal de compagnie étant une chèvre qui me regardait tendrement de ses yeux jaunes pendant que je prenais des notes, calme, faisant de temps en temps un tour de table en claquant des sabots sur les tomettes noires de crasse. Ce genre d'histoire n'est malheureusement pas l'apanage de la campagne profonde, on les retrouve en ville, la chèvre en moins, ils prennent un aspect plus "normal" car plus près du monde...

Voilà comment un séjour en ville m'a replongée dans un passé professionnel qui me conduit aujourd'hui à penser que l'on peut tout attendre de son prochain, le meilleur comme le pire...

vendredi 27 novembre 2009

TOUJOURS DES PROMOS

27 11 2009

ET PLEIN DE NOUVEAUTÉS...

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