mardi 17 août 2010

Conversation.

17 08 2010



En l'espace d'un mois, Mia a fait des progrès considérables en langage et nous avons de véritables conversations.
Elle joue avec une lampe de poche que je lui ai prêtée. Pour ceci, elle allume la lampe de chevet. Je m'enquiers du besoin d'avoir de la lumière alors qu'elle voit mieux le halo de la lampe dans le noir. Oui, mais non Mamouchka, dans la lumière, la lampe fait un soleil et pas dans le noir... Elle reprend son jeu et me prévient : "tu me laisses tranquille, hein !". Puis elle se met à ginguer dans mon lit, lampe en main. Je lui signale que si la lampe tombe, elle va probablement se casser : "mais t'en fais pas, je vais la réparer".
Nous regardons ensemble les photos de samedi et je lui explique que les trois dames, ce sont mes sœurs, et d'ailleurs que la plus grande, c'est ma petite sœur. "Moi ma tite sœur, c'est bébé Marie (sa poupée qui, il y a trois mois était sa fille, elle se présentait aux gens en disant "bonzou, ze m'appelle Mia, ze suis la maman du bébé"). Bon très bien, elle a intégré que sa cousine Zoé n'est pas sa petite sœur...

dimanche 15 août 2010

Après la fête

15 08 2010

C'était hier, il a fait si beau que nous avons renoncé à manger dedans. Afin d'accueillir les dix-neuf convives, une porte dégondée dont on a ôté la poignée, a été posée sur deux tréteaux en complément des deux tables de jardin.

Grande fille avait si peur que mon monde ait faim qu'elle a rajouté à mon menu une salade de riz. La crainte, c'est comme le rire, ça se communique car j'ai renvoyé d'abord Seconde fille au supermarket le plus proche afin qu'elle achète un complément de fruits et deux douzaines d'œufs (au cas où il n'y ait pas de restes le soir, l'omelette, ça sauve...), puis Gendre adoré chercher de la salade verte, aliments qui restent et que les jeunes emmèneront, de même que de la viande, des salades, etc...

Dans une petite heure, mes filles et mon gendre reprendront la direction de la Seine et Marne d'où Seconde Fille repartira par le TGV vers Montpellier mercredi ou jeudi. A ma plus grande joie, ils me laissent la petite... On va pouvoir se rattraper en câlin et discussion empêchées ces deux derniers jours par mes devoirs d'hôtesse. Cette réunion de famille a réjoui tout le monde mais que ça passe vite et encore plus quand on est l'organisatrice de la manifestation !

Si les joyeux trentenaires que nous fêtions ont été bien gâtés, de mon côté j'ai été joliment fleurie !





Mia a bien joué avec sa petite-cousine, la petite-fille de ma sœur, sauf quand cette dernière a voulu l'empêcher de sortir de la cabane alors que Mia se sentait horriblement menacée par une minuscule araignée, qui a illico-presto été capturée pour un court séjour dans la boîte d'observation (avec loupe) à insectes. Est-ce cette frayeur qui a occasionné une nuit agitée du côté du dortoir, où Mia a tenu en éveil pendant près d'une heure ses "coturnes" en poussant des plaintes sanglotantes sans que rien ne puisse la calmer ?

La nuit prochaine sera plus calme, la maison passe de treize habitants à deux...



Les deux petites-cousines, 2 semaines de différence et quelques centimètres...

jeudi 12 août 2010

On s'affole, on s'affole...

12 08 2010

Les lèves-tôt penseront que j'ai mis le réveil de bonne heure afin de terminer mes préparatifs... Elles se trompent, j'essaie simplement pour la xème fois de m'endormir, après m'être relevée afin d'occuper mon oisiveté d'insomniaque. Une vaisselle plus tard, une salle de bain nettoyée plus tard,me voici de retour au lit, il faudrait tout de même que je puisse me lever avant le milieu de l'après-midi... J'ai encore bien du travail mais demain soir, mes filles chéries seront là pour m'aider.
Je remercie vivement toutes les personnes qui se sont réjouis avec moi de ce premier emploi trouvé par mon bébé

			
		

samedi 7 août 2010

une très bonne nouvelle

07 08 2010

Le téléphone a sonné. J'ai décroché et entendu une voix inconnue. "Allo maman, c'est moi", et puis très vite j'ai compris que l'émotion transformait son élocution. Seconde fille m'a dit alors "maman, ça y est je suis prise pour un travail".

Je ne m'attendais pas du tout à cette nouvelle. Je savais que ma fille avait postulé en juillet à vingt cinq emplois correspondants à sa formation, dans toute la France. Quid de cette avalanche de jobs dans le milieu culturel ? Peu importe, je me disais que sur le lot, quand même... Elle s'en était entretenue longuement avec sa sœur samedi dernier, trois employeurs lui avaient déjà fixé rendez-vous pour un entretien d'embauche, à Béziers, Orléans et Toulouse. Je n'avais pas compris que c'était tout de suite, mardi pour Béziers. J'avais été tellement déçue qu'elle n'obtienne pas le poste à côté de Paris, lieu qui l'aurait rapprochée de sa sœur et de moi, et cette fois, ça me tombe tout cuit, cette nouvelle, sans même avoir eu l'inquiétude de la savoir dans les affres d'un nouvel entretien. Seconde fille, cette fois-ci, n'a pas été obligée de quémander pour savoir ce qu'il en était de sa candidature : aujourd'hui, on la rappelait afin de l'informer qu'elle était l'heureuse candidate retenue ! C'est exactement l'emploi dont elle rêvait, chargée de relations publiques dans un organisme qui s'occupe principalement de spectacles vivants. Basée à Béziers, elle fera beaucoup de déplacements sur tout le département. Mais elle reste à proximité de sa bande d'amis de Montpellier.

Ça bouillonne dans ma tête sans doute autant que dans la sienne ! En trois semaines, seconde fille doit trouver un logement sur Béziers et organiser son déménagement, acheter une voiture dont elle aura besoin dès sa prise de fonction, début septembre, faire toutes les démarches qui accompagnent ces changements importants.

Il ne s'agit que d'un CDD d'un an en remplacement d'un congé sans solde, mais elle aura un pied dans la place si ce congé se prolongeait et puis c'est une structure assez importante. Elle sera également connue de partenaires qu'elle pourra peut-être ultérieurement intéressée.

Je suis contente, c'est la meilleure nouvelle qui pouvait m'être apportée, j'étais si triste pour seconde fille de la voir végéter après avoir été si investie dans ses études. Le chemin est long !

jeudi 5 août 2010

Le cours des choses

05 08 2010

Opération salle de bain presque terminée, les raccords de papiers peints dans l'ancien emplacement de la machine à laver sont faits, le meuble à neuf tiroirs est monté et déjà rempli. En m'endormant hier soir, je montais encore des tiroirs... Il reste un rideau à mettre sous le lavabo pour cacher les cuvettes et autres produits d'entretien. Et une barre pour le rideau de la baignoire à trouver, j'ai ramassé l'ancienne gisant dans la baignoire, cassée en deux
Opération salle d'eau n°1 en cours, le meuble est monté et déjà plein. Reste la peinture à finir, je m'y mettrai peut-être dimanche, et mon homme toute main finira mardi.
Aujourd'hui, c'est confection de charlottes à la framboise et début du grand ménage là-haut dans la salle d'eau n°2, un endroit où je ne vais jamais.
Allez, je m'y mets, bonne journée à vous tous.

mardi 3 août 2010

Il est temps de s'agiter !

03 08 2010

Je suis rentrée dimanche, enchantée des deux jours passés avec Mia, on est bien copine toutes les deux et elle m'apporte beaucoup d'affection. Elle avait bien compris que non seulement sa Mamouchka venait mais en plus, elle allait plus ou moins remplacer/seconder sa maman, empêchée d'être en forme par son ouverture du sinus... La malade a pu se reposer à peu près en paix car j'ai ménagé la chèvre afin de ne pas déranger le chou... Ça a donné à peu près ça : "Mamouta, je veux si....", "oui, ma chérie", "Mamouta, je veux ça", "mais pourquoi pas mon trésor", etc. On a fait plein de manège, on a même joué dans le sable de Lagny-plage installé en bord de Marne (c'était charmant, dommage on a dû rentrer au bout d'une heure car j'avais oublié le goûter) et plein de toboggan. Et maintenant c'est super car Mia se débrouille enfin seule, je peux m'asseoir sur un banc et souffler un peu pendant qu'elle grimpe et redescend à toute allure. Et pour les moments calmes, il y a maintenant les premiers jeux de société, le loto des animaux de la ferme nous a bien occupées. Je pourrais sortir ceux que j'ai à la maison lors du prochain séjour de Mia qui approche à grands pas.

Figurez-vous que j'ai décidé de faire une réunion de famille le 14 août, ici chez moi dans ma maison encore en chantier. Le motif en est "les trente ans de mes jeunes". Il reste à peine dix jours avant l'arrivée des premiers invités et je me suis permise hier une journée"farniente". Je suis indécrottable ! Je me suis posée devant l'ordi pour chercher des recettes afin d'imprimer les fiches cuisine pour mes petites mains, et me suis mise à jouer, puis à bidouiller et enfin, j'ai trouvé que l'activité de la matinée (rempoter des boutures de lauriers roses et autres plantes, nettoyer trois mètres de bordure de fenêtre pour les accueillir : trois heures à piétiner) avait été si épuisante que je suis restée tranquille.

Le début des réjouissances commencera le jeudi 12 : Mia, sa maman, sa Maminou et son Papy arriveront de Dordogne où il auront passé une semaine. Seconde fille arrive le même jour de Montpellier par le tortillard. Il faut donc que, pour cette date, le ménage soit fait, les chambres prêtes, les trois salles d'eau en état de fonctionner. L'une est en cour de peinture, une autre a besoin de quatre lais de papier et du montage d'un meuble que je dois aller chercher. Dans une chambre, il y a un coin de mezzanine où la moquette a été posée il y a un mois mais pas encore ajustée ni coupée. Les araignées s'en donnent à cœur-joie au milieu de tout cela et je dois traiter suffisamment tôt si je ne veux pas intoxiquer mon monde. Ce soir-là, nous serons six à table.

Le 13, arriveront mon père et son amie et peut-être l'une de mes sœurs avec son ami, son petit-fils et une nièce. Et Gendre adoré. Là, je dois pour la nuit abandonner ma chambre et mon bureau qui possède maintenant un canapé clic-clac livré la semaine dernière. Bureau qui comporte un certain nombre de meubles à déplacer. Ce sera l'une des activités de cette après-midi, mon homme toutes-mains sera réquisitionné pour cela. Nous serons neuf ou treize à table.

L'évènement enfin, c'est le 14 à midi. Là arriveront dans la matinée ma deuxième sœur avec son mari, l'une de ses filles, son gendre et sa petite-fille, mon neveu avec sa compagne qu'il nous présentera pour l'occasion, ma troisième sœur avec sa fille cadette. J'ai également convié quatre amis proche de la famille mais aucunes nouvelles. Donc si je n'ai oublié personnes et si tout le monde vient, nous serons au plus 26 à table, dont trois enfants de 3 ans. Ça fait beaucoup de choses à penser, tout ça, pour quelqu'un qui est seul à organiser et qui préfère tout faire elle-même car y'en a mare de manger des trucs qu'on se demande bien ce qu'il y a dedans pour que ce soit si mauvais...

Ce sera un buffet froid. Il me reste à calculer les quantités à acheter, faire divers trucs que je congèlerais (j'ai commencé déjà il y a un petit bout de temps) et puis aussi penser aux menus des autres repas...

Souhaitez-moi bon courage car plus ça approche, moins j'ai envie de me bouger...

dimanche 25 juillet 2010

Les dents "fantôme"

25 07 2010

Nous apprenions à l'école que l'homme avait, à l'âge adulte, 32 dents. Pour ma part, je ne suis jamais parvenue à ce chiffre, ayant dû me faire enlever très tôt, avant ma dixième année, les fameuses dents de sept ans. Alors que j'étais enceinte de Grande Fille, mes dernières dents sont arrivées et elles sont sorties déjà abîmées. Comme dit mon dentiste, je suis un cas particulier, mes molaires ayant la fâcheuse habitude de paraître normales et puis, tout d'un coup de s'écrouler.
Si mes problèmes n'ont rien de dantesques, ils m'ont value de nombreuses heures d'abord à patienter dans des salles d'attente, puis à souffrir pendant les soins. J'ai horreur des piqûres dans la mâchoire supérieure et c'est faux que ça ne fait pas mal. Quand on vous pose une couronne qui vous scie la gencive, ayeeeeuuuuu ! De même, après extraction, s'il reste un morceau de dent avec une racine entière et que votre dentiste vous le retire deux jours plus tard, l'état de la gencive ne permet pas à l'anesthésie de faire effet, total ça fait aussi mal que lorsque vous alliez vous faire charcuter sur les places de marché, aux siècles derniers...

Si mes filles ne m'ont pas trop occupée avec leurs rares caries, toutes deux ont dû suivre un traitement d'orthodontie très long, car elles ont hérité de la petite mâchoire de leur père et des grosses dents de leur mère. Vous ajoutez pour la seconde un problème de suçotement de pouce et les séances vont s'étaler, rien que pour elle, sur près de six années... Encore des heures à attendre avec ces bruits bizarres qui vous font froid dans le dos.

Par contre, pour les deux, pas de dents de sagesse en bas, d'après les radios. Donc l'homme (enfin, mes filles) n'a déjà plus que 30 dents. Celles du haut, présentes sur les radios, étaient à surveiller. Pour la cadette, il a fallu les faire retirer voici trois ans, en clinique avec anesthésie générale car il y avait un problème de nerf qui touchait la racine. C'est bien sûre moi qui m'y suis collée et l'ai poupounée à la sortie, petites purées et compotes pendant cinq à six jours (et non pas trois comme le prétend le médecin, surtout quand on vous a enlevé les deux d'un coup...).

Grande Fille ne pensait plus à ces dents fantômes qui sont là tout en étant invisibles. Voici trois semaines, elle a choppé un gros rhume, sa fille aussi (et cette dernière s'est dépêchée de me le refiler, la coquine !). Rhume qui s'est transformé en sinusite. Sinusite qui ne passe pas après un traitement approprié, qui occasionne des maux de tête chez une migraineuse à peu près stabilisée et même des douleurs à la pommette quand je l'embrasse sur la joue ! Direction scanner. Résultat : la racine de la dent de sagesse prend ses aises dans le sinus ! Donc rebelote, clinique, anesthésie générale car il faut ouvrir le sinus. C'est vendredi prochain. Mia avait raison, elle va revoir sa Mamouchka bientôt. Gendre adoré emmènera la malade à la clinique vendredi, ensuite il travaille "d'après-midi". J'irais donc chercher Mia chez nounou (ce sera son dernier jour avant l'entrée en maternelle) et le père de Gendre ira chercher Grande-Fille à la clinique. Je surveillerai la mère et occuperai la fille en attendant le retour de Gendre. Et durant le week-end, je m'occuperai un peu de l'intendance afin de soulager l'opérée du sinus...