vendredi 20 mars 2009

N°17 de "Tout sur moi"

20 03 2009

Avec l'âge, je tourne en rond.

Oui, quand une tâche est devant moi, c'est encore possible de l'attaquer directement. Mais dès qu'il y en a plusieurs, je ne sais par quel bout commencer et je tourne en rond.

Est-ce l'ampleur du travail à faire qui m'abat ou mon esprit qui n'est plus assez jeune pour analyser objectivement la situation et qui se met alors à manquer de logique ?

Dans ces moments-là, je me souviens que l'on m'a déjà recommandé de prendre les choses les unes après les autres, j'essaie d'appliquer ce conseil tout en n'étant pas persuadée que je vais voir le bout de tout ce que j'ai à faire. Et après avoir commencé un travail, je me surprends à nouveau à voleter de-ci de-là...

mardi 17 mars 2009

N°16 de "Tout sur moi "

17 03 2009

J'ai un problème avec les montures de lunettes. Etant absolument incapable de les porter en permanence (pourquoi, je ne sais pas ! ), que ce soit les verres "double vitrage" ou les visions de près, j'ai tendance à les enlever et à m'amuser avec les branches, je les secoue (comme ma fourchette lorsque je discute à table, ce qui horripile mon Doud, surtout quand je le fais en société...), je les mets dans ma bouche, etc...

Enfin, par rapport à ce dernier point, je me soupçonne même de les ronger car les seules qui me restent en vision de près (après qu'une des branches de la paire la mieux adaptée à ma vue me soit restée dans les mains), des vieilles de plusieurs années, n'ont plus du tout de bout ! Lors d'une opération de nettoyage, ils se sont cassés tellement il restait peu de matière à cet endroit-là.

Depuis que je m'en suis aperçu, je me surveille et me suis surprise tantôt à porter à ma bouche ma nouvelle paire qui m'a coûté un bras. Ah, non, alors, je vais me distribuer des calottes !

dimanche 15 mars 2009

N° 15 de "Tout sur moi"

15 03 2009

Je suis une joueuse dans l'âme et j'ai horreur de perdre. Mais attention, je ne triche jamais et je ne me mets pas en colère quand je perds... Juste un sentiment d'injustice qui me saisit intérieurement !

samedi 14 mars 2009

N° 14 de "Tout sur moi"

14 03 2009

Dans une semaine, c'est le printemps. La vue des premières fleurs et le parfum frais des diverses plantes qui pointent, me plongent dans les souvenirs de mon enfance et me ramènent aux habitudes de ma grand-mère concernant les sorties du dimanche. Toutes tournaient autour des fleurs et dans cette guirlande, Marie Blanche, que j'ai toujours entendu appelé "la Blanche" par son entourage, entraînait toute la famille.

La première, à la mi-février, c'était pour cueillir les perce-neige au col des Chèvres. C'étaient en fait des nivéoles .


A quelques temps de là, les jonquilles réunissaient toutes les branches de la famille dans le même secteur géographique.

Venait ensuite la sortie des violettes à la montagne de Givry (modeste colline qui domine la plaine de la Saône et au-delà, la Bresse) au sommet de laquelle trône une vierge que ma grand-mère vénérait. Elle n'allait jamais à la messe, mais avait fait baptiser ses filles en cachette de mon grand-père communiste, et la Sainte Vierge, c'était sacré. Vous allez pensé que j'ai oublié les coucous, non, ces fleurs-là, c'était le jeudi, de l'autre côté de la nationale, dans les champs qui bordent la voie ferrée, là où on allait aussi cueillir les mûres.

Le muguet du premier mai entraînait les amateurs de sensations parfumées vers diverses destinations, la région étant entourée de bois.


Je n'oublie pas les marguerites, fleur préférée de ma grand-mère, puis venait le repos, les mois où le jardin de mon grand-père enchantait la passion de sa douce. Le pied de coeur de Marie, les reines-marguerites, les roses, etc.

Mon père entrait alors en action pour apprendre à ses filles qu'il y avait autre chose dans la nature que des fleurs, et venait l'époque des champignons, des mûres, des châtaignes puis du houx et du gui. Et voilà, l'année était bouclée...

N° 13 de "Tout sur moi"

14 03 2009

Il m'arrive, dans les brocantes de livres, de trouver de vieux manuels scolaires de lecture des grandes classes des années 50 et je crois reconnaître ceux que ma maitresse de grande section de maternelle me donnaient avec la mission d'entourer en rouge telle lettre de l'alphabet et en bleu telle autre lettre.
Ce sont des livres sans images.
C'est ainsi que j'ai été initiée à l'apprentissage de la lecture. Ensuite, j'ai peaufiné en écoutant chaque soir mes deux soeurs aînées, assises en face de moi, répétées avec beaucoup de difficultés leur lecture, sous le joug de ma mère, qui finissait souvent par perdre patience, tellement elles avaient la tête dure. La pauvre ne se doutait pas que pendant ce temps, j'apprenais autant qu'elles, bien qu'à l'envers, et qu'elle n'aurait pas de répétition à faire faire l'année suivante quand ce serait mon tour d'être au CP....

jeudi 12 mars 2009

N° 12 de "Tout sur moi"

12 03 2009

J'ai horreur des tâches ménagères.
Parfois je me dis que mes douleurs en sont probablement la raison mais quand je réfléchis un peu, je pense que ce n'est pas ça, car plâtrer un mur ou poser du papier peint ne me dérange pas alors que ce sont des tâches encore plus difficiles pour moi.
Il faut plutôt chercher dans l'image que me renvoyait ma mère, femme restant "au foyer" pour élever sa nichée de quatre filles.
Passer le balai, quelle horreur ! Repasser ? Des vêtements de bébé, passe encore, mais dès que ça atteint la taille d'un torchon, berk ! L'aspirateur, ça me tue le dos. La serpillère, ça va encore, c'est la touche finale... Mais alors faire les vitres, là c'est le summum de ce que je déteste !

mercredi 11 mars 2009

N° 11 de "Tout sur moi"

11 03 2009

J'ai passé mon permis à 20 ans, quand j'ai pu travailler pour me le financer. Eh bien, j'ai dû le passer 4 fois. A la fin de mes études parisiennes, trois ans plus tard, quand j'ai commencé à conduire régulièrement car dans mon boulot, en milieu rural, il fallait obligatoirement une voiture, j'ai mis plus d'un an avant de cesser de regarder le pare-brise devant mes yeux pour regarder la route au-delà...

Ce n'est qu'après ma séparation il y a 5 ans que j'ai commencé à apprécier de conduire et à prendre plaisir à partir en voyage.

Aujourd'hui, ça devient pour moi de plus en plus difficile car le maintien de mon pied sur l'accélérateur est un vrai supplice. La joie de partir tranquillement en voiture aura été de courte durée...