mardi 24 mars 2009

N° 24 de "Tout sur moi"

24 03 2009


A mes oreilles, une paire de boucles depuis 42 ans... Elles m'ont été offertes par une amie de la famille à l'occasion de ma "communion solennelle".

J'en possède d'autres, mais il n'y a qu'avec celles-ci que je me sente bien... Elles ne me piquent pas la nuit comme les clous, se détachent rarement, elles résistent au temps qui passe. Pas trop longues, mobiles quand même, bref, elles me vont comme un gant.

N° 23 de "Tout sur moi"

24 03 2009

Lorsque j'étais enfant, j'avais un carton plat, un peu plus grand mais moins haut qu'une boîte à chaussures, qui contenait tous mes trésors. Je le rangeais sur l'étagère du placard de la salle de jeux, à gauche sur la troisième étagère à côté du carton de mes soeurs, lorsque ma mère avait dit qu'il fallait débarrasser la table pour mettre le couvert. Mis à part ce placard dans le mur, la salle de jeux contenait trois lits de poupée, trois chaises hautes pour poupon, trois landaux, trois dînettes, deux ours et un éléphant géants en peluche (de la taille d'un enfant de six mois...), trois jeux de cubes, trois malettes à couture, un jeu de loto, trois tableaux, trois filets à papillons, un jeu de pétanque en plastique, trois seaux avec pelle, râteau et moules à sable, etc... En fait, ce n'était pas une salle de jeux, mais un "garage" à jouets d'où tous les jeudis et jours de vacances, mes soeurs et moi sortions tour à tour ce dont nous avions besoin pour jouer dehors la plupart du temps, dans la salle à manger quand il pleuvait.

Donc dans mon carton, je mettais les petites choses à ne pas perdre. Les poupons minuscules que l'on trouvait dans les surprises, les images que la maîtresse échangeaient contre cinq bons-points, ma trousse de la maison (celle pour l'école se trouvant en permanence dans mon cartable), un dé, des osselets, une ou deux balles en mousse lorsqu'elles n'étaient pas dans la poche de ma blouse d'école, des livres de coloriages, les papiers translucides de bonbons avec lesquels je regardais le monde en couleur, des découpages façon papier chinois, une boîte de perles, parfois un bonbon (mais il valait mieux le manger dès que ma mère me le donnait afin de ne pas me le faire voler par mes soeurs), du papier d'argent qui avait recouvert le chocolat, un tricotin confectionné par mon père avec une bobine de fil et quatre clous, les papiers colorés avec une bande argentée des papillottes de Noël, des bijoux de pacotille, etc. Tout ce qui brillait me plaisait !

N° 22 de "Tout sur moi"

24 03 2009

Je ne sais pas exactement pourquoi, mais quand à deux reprises j'ai décidé d'avoir un enfant, j'espérais que ce serait une fille et je me serais trouvée fort désorientée si un petit garçon avait montré le bout de son nez... Je l'aurais bien sûr aimé et j'aurais fini par m'habituer...

Car je pense que c'est effectivement question d'habitude familiale, avec une majorité de filles autour de moi, quatre filles dans ma fratrie, cinq dans celle de ma mère.

Le seul garçon de mon entourage était un cousin germain, qui venait à la maison chaque jeudi avec ma grand-mère. De trois ans mon cadet, il était tellement capricieux et coléreux qu'il transformait ce jour de congé scolaire en cauchemar. La plupart du temps, pendant qu'il semait la zizanie et se bagarrait avec mes sœurs, je me tenais à l'écart sur une marche d'escalier, un livre sur les genoux afin de m'évader sous des contrées plus paisibles... Le mauvais souvenir de ce seul garçon fréquenté pendant mon enfance, est-il à l'origine de ma crainte d'avoir un garçon ? Ou bien est-ce en réaction à ce que ma mère répétait sans cesse, qu'elle aurait aimé n'avoir que des garçons alors qu'elle était affublée de quatre filles...

Peu importe, car désormais je peux dire que de m'être occupée de P'tit Titi l'année dernière pendant que sa maman se remettait de sa greffe du foie, m'a raccommodée avec cette espèce en voix de disparition dans ma famille... Et aujourd'hui, ce petit garçon a six ans, il devient grand !

dimanche 22 mars 2009

N° 21 de "Tout sur moi"

22 03 2009

Depuis mon enfance, je sais remuer les oreilles, alternativement, l'une après l'autre...

Ne riez pas, il faut, pour cela une grande concentration. Je n'ai encore jamais rencontré une autre personne qui en faisait autant...


Petite précision : c'est plus facile lorsque j'enlève mes lunettes...

N° 20 de "Tout sur moi"

22 03 2009

Voici mes aliments préférés :

- le chocolat au lait

- les pêches blanches, les abricots cueillis sur l'arbre, les cerises, les figues noires, les poires comices

- le fromage blanc battu et tous les laitages en général

- les coquilles St Jacques, le poisson frais et les crevettes

- le pain que je fais, aux céréales

- tous les fromages

- le foie gras de canard.

Bon appétit !

vendredi 20 mars 2009

N° 19 de "Tout sur moi"

20 03 2009



Lorsque les premiers signes du printemps arrivent, je fais le tour du propriétaire du côté des bulbeuses et plantations de vivaces et l'inventaire commence.

Je suis toujours surprise de constater combien les primevères peuvent tout d'un coup s'étaler. Elles ont souvent commencé à faire quelques fleurs depuis décembre, rachitiques et flétries par les différentes gelées nocturnes. Puis tout à coup, alors que les perce-neige terminent leur floraison et que les crocus explosent de toute part, les primevères se font bouquets compacts et le jardin prend des couleurs tendres. Les feuilles des iris de Hollande pointent très haut et les jonquilles et tulipes vont bon train derrière les primevères.

Dans mon cœur de jardinière, du côté des vivaces, c'est la désolation cette année. Comme d'habitude, j'ai pris soin de laisser la végétation sèche tout l'hiver afin de protéger les plants en place. Pour les nouveaux introduits à l'automne, une couverture de feuilles se révèle cette année insuffisante. Des deux hortensias achetés en octobre, l'un me semble si chétif et mal en point que je m'attends à le perdre. L'autre sera peut-être sauvé.
L'anémone du japon rose (il me semble que j'en ai mis deux de coloris différents...) est retrouvée grâce à l'étiquette (je n'en vois qu'une...) et, bien que je sache que cette plante disparaisse presque complètement en hiver, je m'inquiète car la blanche, en place depuis au moins huit ans, a commencé de montrer quelques soupçons de feuilles vertes tout au pied.
Du côté des plantes de bruyère, c'est la cata ! Le camélia, si beau les années précédentes avec sa floraison entre décembre et mars , perd la plupart de ses boutons noircis par le gel. Un espoir du côté du magnolia stellata ? Pas sûr... Les bruyères sont chétives, les azalées en retard, le rhodo n'a pas de fleurs pour la deuxième année consécutive.
C'est promis, jamais plus je ne plante des vivaces avant l'hiver...

Et si l'été est sec et chaud, à l'automne, vous lirez que jamais plus je ne plantes des vivaces au printemps....

N° 18 de "Tout sur moi"

20 03 2009

Je suis une insomniaque invétérée et dès que je suis seule, je mène, comme diraient certains, une vie de patachon...
La fatigue n'est jamais assez forte pour m'emporter dans le sommeil. Les heures qui passent et me rapprochent du matin me narguent, souvent en bas à droite de l'écran de mon ordinateur, et je finis par fermer l'ordi et me plonger quelques minutes dans un livre, quand je ne me suis pas endormie affalée sur une pile d'oreiller, moitié assise, le portable devant moi. Deux heures, trois heures, parfois quatre heures du matin...

Lorsque je me réveille après 10 heures, j'ai honte d'ouvrir mes volets si tard et je guette les bruits de la rue afin de ne pas tomber sur la voisine devant sa porte ou le facteur en train de distribuer mon courrier, ma boîte aux lettres se trouvant jute sous une fenêtre, dans mon salon (ce qui est très pratique quand il pleut !).

Je me demande parfois si c'est un héritage de mes habitudes d'ado, les heures de la nuit étaient alors les seules pendant lesquelles je pouvais avoir un peu d'intimité et de solitude, lorsque ma sœur dormait. Je lisais, je fumais, j'écrivais, je pleurais, sans témoin.