mercredi 16 janvier 2008

Jardin perdu et retrouvé

16 01 2008

Depuis quelque temps, je songe à rechercher dans mes « disquettes » (utilisées avant le temps des CD et autres supports plus modernes), un texte que j’avais écrit en 1999, lorsque j’ai arrêté de fumer. Ceci afin de le faire paraître sur ce blog, plus spécialement à l’attention des personnes qui profitent de la fameuse (ou fumeuse, j’ai envie de dire...) nouvelle loi anti-tabac pour cesser de se prêter à cette terrible addiction. Terrible pour moi, elle l’a été, car j’ai pensé pendant près d’un quart de siècle que je ne parviendrais jamais à la vaincre.

J’ai donc retrouvé deux écrits à ce sujet, ainsi que beaucoup d’autres également composés entre 1999 et 2002, année de ma séparation. Un notamment, complètement oublié, concernant mon jardin que je devais une nouvelle fois abandonner, contrainte de quitter ma maison pour cause de divorce. Déjà, j’avais dû quitter le précédent suite à des problèmes « aigus» de voisinage…

Voici ce texte :

Il est des jardins très fréquentés, où l'herbe des allées demeure froissée par les pas des visiteurs, où les longues tiges courbées par le poids des corolles chatoyantes semblent se pencher pour confier des secrets aux oreilles attentives.

Le jardin de C. demeure le lieu secret de mon âme, il ne reçoit d'autres soins que les miens et nul autre regard. Quelques passants jettent un oeil à travers la grille. De la curiosité, un peu de compassion de la part des jardiniers de coeur ? Comme en pays de Caux, les gens d'ici ne parlent pas.

Moi seule connais les méandres de ce petit coin de terre où je tente d'endiguer le foisonnement des boutons d'or pour laisser un peu de place aux cultures potagères. Les liserons s'en donnent à coeur joie pour atteindre le sommet des rosiers nouvellement plantés. Les bourraches de l'année passée ont essaimé dans tout le jardin, leurs feuilles rêches et bleutées sont vite repérées et arrachées quand, par leur lieu d'élection, elles se montrent menaçantes pour d'autres espèces. Je connais la longueur des pousses du potiron qui partira bientôt à l'assaut des pieds de tomates si je ne l'arrête dans sa croissance. Je surveille ce pied de courgette qui ne fournit que des fruits avortés, le plant de concombre qui fait grise mine par sa taille à côté de son voisin déjà porteur de six ou huit fruits. Le lilas a fait des rejets très bien placés pour envisager son recépage mais ses fleurs fanées n'ont pas été enlevées. Quel mal atteint la rhubarbe, si prometteuse au printemps, dont les tiges ont cessé de grossir et se sont affaissées ?

Les semis de fleurs sont comme toujours capricieux, la promesse d'une multitude de belles de jour se traduit par quelques rescapées naines et un peu étiolées. Les graines de lupin se sont perdues et à leur emplacement, les cléomes repiquées ont fait le délice des limaces. D'autres lupins ont surgi de nulle part puis menacent, après jaunissement, de nous priver du résultat de ce nouvel espoir.

Ce jardin d'une année(*) restera le lieu de la consolation dans la tourmente, puis il faudra tourner la page et investir ailleurs. Quelques souvenirs demeureront : boutures et graines récoltées dans cet endroit, fleurs séchées...

Mais il n'y aura pas les cris et les rires des enfants
les balançoires improvisées
les tartines de confiture faites avec les prunes ramassées dans le coûtat
les parties de cachette dans les allées escarpées du jardin de derrière
la sieste dans l'ombre des murs et le silence de l'heure la plus chaude
les petites mains se griffant aux épines des framboisiers.

(* : d’une année car auparavant cultivé par mon ex qui m’avait assigné une terre en pente pour mes plantations décoratives….)

Eh bien finalement, je suis revenue dans cette maison en 2005, dans ce jardin et je mesure finalement en relisant ce passage, combien ce choix a été déterminant pour moi, à un moment où l’investissement énorme mis dans ma carrière professionnelle aboutissait à une impasse, à un échec retentissant et dévastateur. Après trois ans d’abandon, j’ai dû le défricher, le replanter entièrement. Ce jardin m’a sauvée, je crois.

vendredi 5 octobre 2007

orange, rouge, violet....

05 10 2007

Cette capucine aux couleurs mordorées fait un clin d'oeil à l'automne qui s'installe, profitant des températures clémentes de ces derniers jours. Après avoir eu 4° le matin, le réchauffement du climat a enfin fait démarrer cette plante grimpante qui consent à recouvrir une partie du mur au pied duquel elle est plantée.



Il y a aussi des rouges flamboyants dans les massifs, telles les feuilles de cette onagre aux fleurs roses se détachant sur la sauge (Salvia officinalis ’Purpurascens).



Le petit aster mauve en profite pour être la vedette de la scène.


Qu'il est agréable de profiter de tous ces végétaux ! Je vais remettre les bulbes en terre pour déjà préparer un printemps coloré...

jeudi 6 septembre 2007

Jardinage

06 09 2007

J’ai déjà parlé ici du jardin de mon père, autour de la maison habitée durant mes onze premières années. Essentiellement à destination nourricière, ce jardin comprenait cependant un grand espace réservé aux fleurs. Ces plantations se situaient aux endroits les plus visibles de la rue, dans le souci de donner un air pimpant à l’ensemble. Je me souviens principalement des alignements de tulipes et des touffes de dahlias.

Nous quittâmes cet endroit entre ma onzième et dix-huitième année pour vivre en ville puis mes parents firent construire une nouvelle maison et l’aménagement du jardin, réalisé entièrement par mon père, donna beaucoup de cachet à la propriété. Ayant quitté le milieu familial à 18 ans et demi, je profitai très peu de ce cadre. Ma mère, malade, ne le fréquentait que pour y ramasser fraises et framboises. Elle ne voulait pas voir ce que mon père entreprenait pour elle, dans l’espoir de la guérir de sa « dépression nerveuse ». Il finit par se lasser et ils retournèrent habiter en appartement, où l’ennui le taraudait.

Des années plus tard, un jour où je me trouvais avec eux, ma mère qui me prenait toujours à témoin pour faire des reproches à mon père, laissa fuser : «tu as toujours planté des dahlias alors que je les ai en horreur ». Nous restâmes, mon père et moi, muets de stupeur ! Elle n’aimait pas les dahlias mais ne l’avait jamais dit auparavant….Si je n’apprécie pas trop la variété « pompon », j’ai quelques beaux spécimens et suis navrée d’en avoir perdus d’autres que j’adorais et que je ne retrouve plus dans les catalogues. Chaque année cependant, au moment de leurs plantations, je repense à la réflexion de ma mère. Elle a passé tant d’années auprès de mon père sans jamais exprimer ses envies et faire de projets personnels autre que nous nourrir (cuisine, conserves, pâtisserie…), nous habiller (couture, tricot, souvent en quatre exemplaires…), nous élever (entre autre redire ce qu’on lui disait enfant pour nous apprendre la morale…). Pourtant, avec le recul et après sa mort, je serais bien en peine de dire qui manipulait qui dans ce couple.

Le jardin de mon grand-père était fort différent, les fleurs venaient encadrer les légumes en bordure. Car il se situait derrière la maison et le seul emplacement visible de la rue était consacré aux rosiers. Ma grand-mère, dont la fleur préférée était la marguerite, avait aussi une passion pour les roses. Elle demandait et mon grand-père plantait. Il lui semait des reines-marguerites et il y avait toujours un pied de cœur de Marie. Les promenades printanières du dimanche s’organisaient autour de la cueillette des fleurs sauvages de saison, dans des coins très spécifiques : celui des jonquilles, violettes, coucous, marguerites, perce-neiges (il s’agissait en fait de nivéoles - Leucojum vernum). Une fois le bouquet confectionné, mon grand-père nous conduisait à la pâtisserie la plus proche pour déguster un bon gâteau...

Dans le dernier jardin de mon grand-père, alors que j’étais déjà adulte, il y avait une partie attenante à la maison uniquement réservée aux fleurs et le jardin du bas, de l’autre côté de la rue, où il cultivait les légumes. Les carottes y venaient bien, je me souviens de spécimen énormes, alors que les miennes, cultivées à la mode bio, restaient très chétives : « Mais ton grand-père, "i" met une tonne d’engrais » me dit ma mère. Voilà donc le secret des grosses carottes !

Lorsque l’on enterra mon grand-père un matin du mois d’août, mon père apporta une brassée de fleurs cueillies aux rosiers patiemment entretenus pour ma grand-mère par cet homme qui, à près de 80 ans, regardait toujours sa femme en espérant deviner ce qui lui ferait plaisir.

lundi 13 août 2007

à la Sainte Hyppolite, de sortir évite....

13 08 2007

Si tu ne veux pas te retrouver trempé comme ça :

(cette pauvre rose, dans sa vie de rose, elle n'aura pas reçu beaucoup de regards d'admiration, par contre elle n'aura pas connu la soif ! )

ou comme ça :

(ce bouton de Hosta naissant, d'un blanc nacré bientôt illuminera un coin sombre, si la pourriture ne lui barre le chemin vers la lumière)

Il y a aussi :

Ce pauvre caryopteris, dont la légèreté et la pureté bleue se trouvent transformées en perles de verre, de celles qui ornaient les couronnes mortuaires au siècle dernier.

Quel pessimisme, me direz-vous, mais non juste de la sagesse : trois jours de beaux sur trois mois, ça fait statistiquement un jour de beau par mois et comme on en a déjà eu un dimanche en huit, peu de chance pour que le soleil soit au rendez vous demain matin, enfin, aujourd'hui, plutôt, tout à l'heure, quand le jour va se lever.....et que je me serai enfin couchée ! Donc ne pas oublier, à la Ste Hyppolite......

samedi 4 août 2007

un beau soleil

04 08 2007

Mais oui, il est arrivé ici, regardez comme il est beau...

C'est un rudbékia.

Je fais cuire une ratatouille, la première de la saison, avec deux courgettes et deux poivrons du jardin, une aubergine achetée et des tomates... en boîte !

dimanche 8 juillet 2007

un dimanche à la campagne

08 07 2007

L'orage menaçant, je me dépêche de vous faire profiter d'une merveille avant d'aller faire une sieste...

vendredi 29 juin 2007

allons voir si le soleil brille un peu plus bas

29 06 2007

Je pars en "week-end" tout à l'heure, en Bresse, où il semblerait que le temps soit moins gris qu'ici. Tant mieux. Au programme, la brocante de la grange rouge dimanche. Et lecture, tricot, repos...

J'ai des roses superbes dans mon jardin. Il s'agit du rosier d'une amie que j'ai bouturé, je ne sais pas son nom. Il est encore bas car il n'a que deux ans et en plus je l'ai changé de place l'automne dernier. Mais il promet...Les roses tiennent près d'une semaine en bouquet, alors que d'autres comme rose de Rescht, ne tiennent qu'une journée. Celles-ci, je ne les cueille plus mais par contre, elles conviennent très bien pour faire une gelée ou un sirop de rose.

Si quelqu'un sait identifier mon rosier, je le remercie !

Je vais faire un beau bouquet pour porter à mon Doud' car la pluie va les abîmer et de toute façon, il n'y aura personne ici pendant trois jours pour les admirer.