mardi 30 mars 2010

Arc-en-ciel

30 03 2010


Après une semaine d'errance de-ci de-là, j'ai eu plaisir à découvrir un peu plus de fleurs dans mon jardin. Je n'ai malheureusement pas pu en profiter aujourd'hui, j'avais rendez-vous chez le dentiste et puis après, il n'a pas cessé de pleuvoir. On a eu encore un vent formidable après un orage hier soir, et voilà un bel arc-en-ciel au-dessus de mon jardin, ce soir vers 19h30.

J'avais deux lettres à poster, je les ai mis dans la boîte. En rentrant chez moi, je me suis rendue compte que j'avais oublié l'une des deux missives sur le buffet... Je me demande bien ce que j'ai mis dans la boîte avec l'autre pli, un papier qui traînait dans mon sac, mais quel papier ?

mardi 23 mars 2010

en promenade

23 03 2010

Me voici depuis hier partie de chez moi pour un périple d'une semaine.

Première étape : le train qui était à l'heure jusqu'à Paris, le RER très rapide, finalement c'est Grande Fille que j'ai dû attendre 20 minutes à la gare... Je m'amuse un peu avec Mia, je cause avec Grande-fille, je me prélasse sur le canapé, le portable sur les genoux à jouer à des trucs idiots. Avec Gendre adoré et Mia dans sa poussette, nous avons fait une longue promenade le long de la Marne, puis la demoiselle a fait son tour de manège. Un goûter, puis la voilà repartie chez le docteur, tout sourire, oui car le "meusseu" va lui faire une piqûre dans les fesses, alors elle va "peurer", nous dit-elle, mais après elle va avoir un bonbon, et ça la fait rire ! Nous avec donc, on ne va pas se tracasser pour une enfant qui va se faire piquer de si bonne humeur.

Deuxième étape : demain matin, RER pour retourner sur Paris où j'ai une consultation médicale, puis plage libre jusqu'à 19 heures, j'en profite pour rencontrer une blogueuse qu'on voit beaucoup dans mes commentaires...

Troisième étape : de 19h à 21 h et quelque chose, le TGV me conduira chez mon doud, juste pour une nuit...

Quatrième étape : le lendemain matin (pour ceux qui ne suivent pas, on sera donc jeudi), départ en voiture avec mon Doud' pour Strasbourg où nous passerons quelques jours dans sa famille et notamment, son anniversaire.

Cinquième et dernière étape : mardi 30 mars, mon doud' me ramène dans ma maison, ouf, vite vite, j'ai rendez-vous chez le dentiste qui doit faire des empreintes pour ma couronne...

Pour avoir un minimum de bagage, mon Doud' est parti il y a deux semaines avec ma valise. Cherchez l'erreur... Je n'ai mis dedans que des vêtements d'hiver !

J'espère que les grèves seront terminées demain, car sinon, vraiment je me sentirai bannie par la Senecefe et la Ratepe, qui organisent ce genre de trucs dès qu'il me prend l'idée, une fois tous les deux ou trois ans, d'utiliser leur service. Oui, je sais, les pauv' travailleurs d'Ile de France sont plus à plaindre que moi, mais avouez quand même... J'ai constaté en plus que vraiment, ces moyens de déplacement sont à déconseiller aux personnes qui ont des difficultés à se déplacer. J'ai beau me cramponner à la rampe, les escaliers sont très mauvais, l'un de mes genoux a failli me lâcher, quant à mes hanches et mes pieds, je n'en parle même pas !

mardi 16 mars 2010

Que la montagne est belle !

16 03 2010

Oui, ma petite montagne à moi, que j'aperçois de ma fenêtre, enfin c'est plutôt une colline mais la chanson est dans ma tête. Le poète s'en est allé, je ne suivrai pas la retransmission de ses obsèques qu'il voulait discrets.

Non, cet après-midi, je me rue sur les magasins de produits pour le jardinage, avec mon ami J.M. Il s'agit de changer un rosier grimpant planté il y a 10 ans, un Papy Delbard que je n'ai jamais aimé, ses roses trop grosses sentent le sapin et après avoir étudié hier son tronc pour savoir ce que j'allais lui enlever pour essayer de la garder une année de plus, j'ai capitulé. Mon homme toute main, occupé à re-mastiquer les vitres de la véranda, va se transformer bientôt en jardinier et l'attaquer à la tronçonneuse s'il lui résiste trop. Je sais déjà qu'il y aura à la place un Pierre de Ronsard grimpant, ça fera le troisième que je planterai, j'en ai abandonné deux dans d'autres jardins. Et puis un autre à côté, que j'aimerais rose vif, car le mur est large et le Pierre de Ronsard aura, je pense, du mal à le recouvrir totalement.

Hier, le premier jour de douceur et de soleil un peu voilé, comme aujourd'hui, a été accueilli avec allégresse. Non Mab, je n'ai pas de courbatures, simplement des douleurs dans le bas du dos car j'ai porté des charges : j'ai vidé tous les encombrants de la cour et du garage qui attendaient depuis 6 mois de partir à la décharge. Puis j'ai fait un grand feu dans mon gros bidon et nettoyé la plate-bande où se trouve le Papy Delbard. Une sauge sanguinéum va connaître le même sort que le rosier si elle ne repart pas, le tronc est très gros, je ne sais pas si les coupes que je lui ai fait subir lui permettront de repartir, le bois est vieux, mais il semble qu'il y ait des branches qui se soient enracinées. Par précaution, j'en ai mis deux en pot. C'est un peu comme les lavandes, quand elles sont trop vieilles, il faut prévoir des boutures afin de les remplacer.

Le temps qu'il fait, il n'y a pas à dire, ça change tout !

mardi 9 mars 2010

Vent frais, vent du matin...

09 03 2010

Ma nuit n'ayant commencé que vers 5 heures 30 ce matin, j'ai mis le réveil sur midi, jour de mon homme toute-main oblige... Réveillée en sursaut, un coup d'œil en direction de ma table de nuit m'a fait sauter du lit, midi ou 1h20 ? Je n'ai pas encore mes lunettes ni les yeux en face des trous. Après avoir coursé le chat qui, par je ne sais quelle sorcellerie, a réussi à ouvrir la porte et se trouve donc du mauvais côté de la maison (celui où il reste des choses en bon état à mettre en charpie...), je m'installe au salon avec mon bol de lait au café. Un œil s'évade du côté de la pendule : 9h20. Bon, ça ne doit, pas être la sonnerie qui m'a tirée du sommeil.

Dehors, soleil et grand vent. Petite pause somnolente assise devant mon bol vide puis retour dans mon lit. Ah mais là, ça devient sérieux dehors. Si la tempête n'a pas causé de dégâts ici il y a 10 jours, ce matin, elle a déjà fait envoler le couvercle du bac à sable, j'espère qu'il ne va pas aller plus loin, je n'ose sortir le remettre en place de peur de recevoir un truc sur la tête. Quant à l'arche qui supporte le chèvrefeuille au-dessus de l'escalier de la cave, elle est à angle droit. Toute démantibulée, les différentes pièces en métal mou made in China qui la composent sont retenues par les branchages et les chevilles solidement ancrées dans le mur. Il faudra donc inventer un autre système après avoir démonté ce mikado de ferraille ! Un autre bruit suspect me fait craindre une nouvelle mauvaise surprise, je vais voir.

Pas de nouveau constat de visu, j'espère qu'il ne s'est rien passé au-dessus de ma tête, là où je ne peux regarder ... Il y a bien toujours cinq noyers qui s'agitent en haut du coûtat*, au-dessus du garage. Je croise les doigts pour qu'ils continuent encore longtemps d'en faire autant !

On dirait que cette tempête (locale ?) se calme, je vais essayer de me rendormir un peu... Non finalement, ça recommence, je vais reporter les heures de mon homme toute-main, je n'ai pas envie qu'il soit victime d'un accident de trajet (il reste des arbres sur la Nationale qu'il emprunte...) ou du travail dans ma cour





(les photos sont de qualité médiocre car prises à travers les vitres très poussiéreuses de ma véranda en cours de travaux. Les vitres des pièces qui ne sont pas en travaux sont presque toutes aussi poussiéreuses...)

*désigne le jardin dans la côte, mot utilisé par l'ancienne propriétaire, dont je ne trouve trace qu'ici

samedi 6 mars 2010

L'hiver qui n'en finit plus

06 03 2010

Mia est partie mardi en me disant "A tout à l'heure", alors que je passais ma tête par la portière de la voiture afin de lui dire au revoir une dernière fois. Petit bout de chou adorable, elle me mannnnnnque ! D'autant plus cette fois-ci que le langage en a fait une véritable interlocutrice... C'est une bavarde, comme sa mère, et elle raconte tout à ses poupées, des choses vraies et d'autres qu'elle invente. Elle doit leur apprendre à parler car elle leur répète plusieurs fois des mots et leur donne des nouvelles de la famille restée dans "ma maison, l'est patie" :
- Ma mère, maman. Mon père, papa. (5 ou 6 fois en prononçant bien les R, sa mère ne les disait pas encore à 4 ans...)
- Papa l'es pati joué au foot, avec Oman et Ehémy, l'a mis ses chaussures. (Après vérification auprès de ma fille, il va courir avec Oman...).

Mademoiselle commence également à me contredire. Un bruit de moteur sous les fenêtres, Mia "oh, j'ai peur", moi qui regardait ailleurs : "c'est rien, c'est une voiture qui passe", Mia "non, une moto"...

Oui, Mab, la maison est bien trop grande quand je m'y retrouve seule. Pas pour longtemps puisque mon Doud' est là depuis hier.

Je ne sais pas chez vous mais ici, le niveau de fuel dans la cuve a encore chuté. Chauffer plus de surface par un hiver pareil va s'avérer un véritable gouffre, tant pis, je veux avoir chaud partout au rez-de-chaussée de façon à pourvoir circuler sans m'envelopper dans un tas de pelures. J'ai toujours un pull de laine et quand je suis seule, le thermostat est réglé sur 18. Depuis deux jours, la glace est de retour dans les différents récipients remplis d'eau qui trainent dehors autour de la fontaine. Malgré cette température très hivernale, les oiseaux chantent et les vols de grues et oies sauvages se succèdent depuis bientôt deux semaines tous les jours. Ce matin, les chats n'étaient pas gracieux car j'avais remis de la neige en gros flocons (oui, c'est moi qu'ils engueulent quand ils voient ce temps-là, sans doute parce qu'ils imaginent que j'en suis responsable...) et ils sont rentrés trempés après leur petite promenade digestive. Enfin, maintenant la brume a remplacé les nuages de neige et le soleil semble bien vouloir percé. Nous irons donc nous balader, il est question de brocante aujourd'hui et d'un salon du livre pour demain.