mardi 29 décembre 2009

l'après Noël

29 12 2009

Moi je vous le dis, ça passe trop vite ! Surtout quand il y a plusieurs mois que vous n'avez pas eu l'occasion de voir vos deux filles réunies, votre petite famille reformée.

Il y en a une qui était contente, de ses cadeaux de Noël oui bien sûr, mais aussi d'avoir une tata et une mamouchka pour aller jouer avec elle dans sa chambre. Toute les cinq minutes : " mamouta, iens, iens", ou "tata Toline, iens, iens". Ensuite, pas question de s'asseoir dans le fauteuil, non, pour jouer avec les play-mobils, il faut se mettre par terre à côté d'elle, sinon Mademoiselle donnait ses ordres afin me sortir de ma position confortable le derrière au chaud : "allez allez, debout !".

J'ai été bien gâtée par le père Noël. Des petits cadeaux où mes filles ont mis tout leur cœur, elles me connaissent si bien !

Maintenant c'est à mon tour de recevoir Grande fille, Gendre adoré et Mia. Mais là, à peine arrivés hier après-midi, ils sont déjà repartis pour vingt quatre heures chez mon ex... Le temps pour moi de peaufiner le ménage et (peut-être, si je suis courageuse), de faire un peu de cuisine !

jeudi 24 décembre 2009

Mes bidouilles

24 12 2009

Je l'ai vu alors que je prenais de l'essence au supermarché du coin, ils étaient disposés à côté des pompes. Ça me semblait tôt, la caissière (pas encore remplacée par l'appareil à cartes bleues...) m'a répondue qu'elle n'en recevrait pas d'autres. Lorsque j'ai tenté de le soulever, il m'a paru peser comme un âne mort. L'employée m'a aidée à le mettre dans la voiture, bien qu'elle n'ait pas le droit de "porter", m'a-t-elle précisé, mais entre femmes, il faut bien s'entraider. J'ai pensé que je ne pourrais pas fermer le coffre, mais si, en le pliant un peu, ça tenait.
Arrivée chez moi, je l'ai enfermé dans le garage, puis quand la neige est arrivée, je l'ai transféré dans la véranda, des fois qu'il y ait un mètre de neige entre ma porte d'entrée et le garage.
Aujourd'hui, comme le précisait la liste établie en ces lieux hier, je n'ai pas pu reculer et j'ai dû le transporter au salon, après avoir passé plusieurs heures à déménager des meubles afin de lui faire une place. Ensuite, je suis montée au grenier chercher le trépied métallique à lui destiné et le carton de décorations. Le tronc s'est vite révélé trop gros pour rentrer dans l'accessoire prévu. Je l'ai d'abord attaqué avec ma super grosse scie égoïne qui s'est montrée récalcitrante, ayant été achetée pour tailler les carreaux de béton cellulaire. Je l'ai achevé à la scie sauteuse, puis au sécateur quand j'ai remarqué que je ne pourrai placer la déco spéciale sur sa flèche, cette dernière touchant le plafond... Une fois redressé, il s'est mis à tanguer, est tombé une fois sur moi, puis sur le store de droite, ensuite sur celui de gauche. A nouveau, on s'est retrouvé lui et moi assis et couché par terre, à se battre pour qu'il rentre dans le pied. Je me suis alors rendue compte que les trois parties du pied se comportaient comme de la guimauve ! Un trou muni d'une cheville se trouvant miraculeusement juste derrière lui, j'ai vissé un crochet et je l'ai ficelé, ce que de toute façon j'aurais fait car les sapins qui piquent (il n'y avait plus de Normann) tombant sur les enfants de deux ans quand les chats grimpent dedans, je ne trouve pas ça très sympa... Bon, après avoir redressé au moins vingt fois chacun des trois pieds du trépied, j'ai abandonné, il était droit, il n'allait pas s'envoler ! On est passé à la partie décoration.
Dans la soirée, installée dans mon canapé, mon regard s'est trouvé attiré plusieurs fois par le bas du sapin. Vu l'angle qu'il y a entre le tronc et le haut du trépied, je ne pense pas qu'il sera encore debout quand je rentrerai dimanche...
Dès vendredi je me mets en quête de solde sur un sapin artificiel de taille modeste.

En attendant, joyeux Noël à tous !


mardi 22 décembre 2009

J - 1 déco de Noël ...

22 12 2009

Heureusement que je ne passe pas Noël ici, ça me donne un peu de répit pour préparer la maison à accueillir du monde...

Alors aujourd'hui vers 15 heures, après avoir mis la dernière main au papier peint, j'ai pu m'échapper sur les routes déneigées vers un temple de la consommation pendant qu'on me ponçait le plancher. Après avoir fait trois fois la queue uniquement pour acquérir le cadeau (un caméscope numérique) que me fait mon Doud' qui ne passera pas cette fête avec moi, j'ai abandonné mon chariot dans un coin quand j'ai vu le monde qu'il y avait aux caisses. Oh, il y avait très peu de produits frais, juste une barquette et un feuilleté, c'était le plein de trucs lourds et encombrants pour la semaine prochaine afin de m'avancer un peu, mal m'en a pris ! Mes pauvres pieds en ressentent encore ce soir les effets ! Après la tendinite calcifiée au tendon d'Achille à droite, voilà que depuis mon dernier séjour à Montpellier, s'est installée une seconde bursite juste au dessus des orteils du pied gauche... Bon, il faut s'y faire, les pieds ne seront plus mon mode de déplacement si ça continue comme ça. Il y avait aussi dans le chariot des papillotes et des chocolats pour les enfants, tant pis, même demain je n'aurai pas le courage d'aller au plus près, j'ai fait trop de trucs ces derniers jours. En partant chez Grande-Fille après-demain, je ferai une escale chocolat entre midi et deux, il y aura moins de monde... Le principal est d'avoir le caméscope pour filmer ma bichette devant son troisième (déjà !) sapin.

Quand je suis rentrée, quel plaisir de voir mon plancher débarrassé de sa vieille moquette, poncé, tout fini, plus qu'à bouger un meuble pour dégager un peu le salon afin de pouvoir mettre le sapin en bonne place. Et voilà donc la photo du couloir avant/après, comme dans les magazines ! J'attends des commentaires sur la déco des murs...





Pour récapituler, il reste donc tout le ménage à faire, changer les draps d'un grand lit et d'un lit de bébé, les courses, installer toute la déco de Noël, finir ma valise, rentrer l'adresse dans le GPS qui, j'espère, ne m'abandonnera pas comme à Montpellier et intégrer les rudiments du maniement d'un caméscope qui charge sa batterie (que j'ai réussi à lui faire avaler) pendant que je blogue. Et tout ça et ce que j'oublie, dans la journée de demain + la fin du dimanche quand je serai rentrée de chez Grande-fille + le début du lundi. Après ils arrivent. Dur dur de tout gérer seule...

samedi 19 décembre 2009

Blanc de blanc...

19 12 2009



C'est l'hiver, il y a de la neige, c'est dans l'ordre des choses. Ce qui l'est moins, c'est d'être seule pour l'affronter quand on n'a pas les moyens physiques de pelleter la couche blanche et poudreuse, légère semble-t-il, alors c'est sans doute ma pelle qui est trop lourde. Et ici, on peut en avoir autant et même plus chaque mois de l'hiver jusqu'en mars. Oui, ça roule, encore faut-il que je puisse sortir ma voiture. Hier, j'ai déneigé le seuil de ma porte ainsi que derrière le portail, et puis commencé à balayer un chemin entre garage et rue (le balai est plus facile à manier), j'ai calé au milieu. Çà en fera un peu plus à enlever quand la deuxième chute annoncée d'abord pour dimanche puis pour lundi et mardi, arrivera. Donc pas question de balayer aussi le trottoir, de toute façon il ne mène qu'au cimetière... Bien que mes chers soient de retour après plus d'un mois d'absence, ça ne change rien, ils toujours aussi causants !

J'ai appris une chose en écoutant un reportage concernant une infirmière à domicile confrontée aux difficultés de déplacements : elle emmène avec elle des couvertures pour se sortir des situations où la voiture patine ! Ce qui m'angoisse le plus, c'est de rester coincée pour Noël, ou que ma fille ait des problèmes avec le TGV, enfin, je n'ai jamais aimé l'hiver alors la situation actuelle me perturbe un peu. Pas de facteur ni hier ni aujourd'hui, les poubelles sont toujours sur le trottoir, ma fois, je les laisse, elles finiront bien par être vidées... Il reste heureusement le téléphone et internet.. La télé se remet à ne plus avoir de signal, heureusement j'ai ma radio du père Noël qui marche impec, et ma chaudière aussi, la vie est belle !

jeudi 17 décembre 2009

après la peinture, la tapisserie

17 12 2009



Une grosse séance à deux, mardi après-midi, a permis de poser le papier peint dans mon couloir, il en reste environ un quart à terminer, ainsi qu'un peu de peinture de ci de là.
Hier, j'ai passé une partie de la journée à récupérer de la fatigue de la veille, puis j'ai coupé la garde-robe de la future poupée Waldorf en tissu, à qui il ne manque que les cheveux, j'attends que le facteur me livre les pelotes commandées pour la perruque. Je crois que je vais attendre demain pour reprendre les travaux du bâtiment, mes articulations grincent encore trop ce matin. Donc après une nouvelle séance de repos (je me sens vraiment attirée par mon lit !), je vais coudre la garde-robe dans l'après-midi. Le facteur n'est pas encore passé, je pense qu'il y a encore des grèves ou je ne sais quoi, le courrier se fait désirer en ce moment, j'attends un paquet qui est parti il y a 10 jours, faut-il que je fasse une croix dessus ? C'était un cadeau pour mon Doud, dans l'incertitude de le recevoir un jour, j'en ai donc commandé un second... Sans pelotes de laine, toujours pas de cheveux pour la poupée !
Il neigeote ici, pas comme dans le Morvan, rien de bien méchant malgré des températures froides, je baisse le chauffage et j'allume l'insert, afin d'économiser un peu de fuel.

Ma merveille attend le Père Noël comme tous les enfants. Elle a garni le sapin avec sa mère, elle regarde par la fenêtre et prétend qu'elle voit l'homme en rouge (pourtant, après vérification de sa mère, il n'y en a aucun de pendu après une gouttière dans les environs) et de temps en temps elle dit : "maman, le Pé Noé, l'est venu". Alors Grande Fille lui réponds "ah non, c'est pas encore maintenant, va voir sous le sapin, tu verras qu'il n'y a pas encore de cadeaux". La voilà parti dans le salon et elle revient, l'air déconfit et s'exclame "Ben non, l'est pas venu!". Pauvre bout de chou, c'est torturant à cet âge-là de devoir attendre si longtemps ! Cela me ramène à mon enfance et je me souviens combien les jours me paraissaient longs (je crois que malgré la présence de mes deux sœurs et tous les jouets dont nous disposions, jusqu'à ce que je sache lire, je m'ennuyais)... Pourtant, le sapin n'était préparé que dans la nuit de Noël par mes parents, les vitrines ne se garnissaient de guirlandes dans mon quartier qu' assez tard. L'énervement commençait à monter dès que les vacances étaient là. Une année, la veille de Noël, pendant que ma mère était en train de préparer le repas de fête dans la cuisine (un minuscule boyau de quelques mètres de long sur deux de large), mes sœurs me poursuivaient en courant et criant dans le salon. Ma mère ayant un instant tourné les talons, je fis une incursion dans la cuisine et vlan, tous les saladiers en verre (vides heureusement) par terre ! Claques, larmes, etc...

Les pelotes sont arrivées ! Allez, vite au travail...

vendredi 11 décembre 2009

Leçon de peinture

11 12 2009

Hier, après quelques heures de travail, j'étais en mesure de faire les conclusions suivantes :

- travailler au rouleau, oui, ça va plus vite, encore que... Ça donne des ampoules et c'est beaucoup plus physique que le pinceau, mes bras endoloris ont préféré terminer au pinceau quand ils ont déclaré forfaits.

- la peinture à l'huile (glycéro), c'est pas plus difficile comme le prétend la chanson, que la peinture à l'eau (acrylique) et en plus, contrairement à il y a une vingtaine d'années, ça pue moins ! La preuve ? Quand à court de peinture glycéro, j'ai ouvert la peinture à l'eau, l'odeur a réveillé les mouches qui hibernaient derrière le vasistas des toilettes (entre la vitre extérieure et la moustiquaire) et elles se sont mises à m'envahir, puis à ...tomber comme des mouches en tourbillonnant, pas comme des flocons de neige, plutôt comme de mini hélicoptères. Elles se sont collés un peu partout avec une prédilection pour mon rouleau. Voilà, s'il y a des bosses sous le papier peint, il faudra se souvenir que ce sont des mouches collées dans le badigeon...

- contrairement à ce que peuvent penser les mauvaises langues, je n'ai pas renversé hier le pot de peinture, vu que je l'avais déjà fait la veille sur la vieille moquette conservée pour protéger le parquet qu'elle recouvrait depuis des décennies. Donc pas deux jours de suite, non. J'avais ramassé la peinture accumulée sur la moquette avec la pelle et elle attendait dans une cuvette. Bien sûr, alors que je lessivais la porte avant de lui appliquer une première couche, j'ai voulu rincer mon éponge et je me suis trompée de cuvette, me retrouvant la main entièrement enduite de peinture essayant de l'essorer! Heureusement c'était de la peinture à l'eau !

Quand vous décidez que c'est fini alors qu'il en reste un petit bout pas fait, mais vous allez vous écrouler et il n'y a personne pour vous faire un massage cardiaque, vous rangez, il vous reste juste le nettoyage des mains (et cheveux et visage...), vous passez dans le salon et allumez la télé et l'ordi car vous allez revenir tout de suite, eh bien s'il était 8h10, non, ne vous imaginez pas que vous verrez la fin des infos ! D'abord un coup d'eau et de spontex pour éliminer le plus gros de la peinture à l'eau, suivi d'un savonnage, puis séchage et il est temps d'ouvrir la bouteille de white spirit. L'élimination de la peinture à l'huile va vous prendre une éternité, elle a eu le temps de sécher depuis le début de l'après-midi. Vous attaquez aussi les mini postillons du visage gracieusement disséminés par le rouleau, au white spirit, tant pis, non on va quand même pas terminer au décapant... Heureusement, il n'y avait presque rien dans les cheveux alors que j'avais oublié de les ceindre d'un joli torchon devenu chiffon. Non ne me conseillez pas de mettre des gants, j'en avais plus et de toute façon, la plupart du temps, je les garde dix minutes avant que mes doigts ne transpercent les extrémités, les rendant totalement inefficaces et gênant...

La prochaine fois que vous vous lancerez dans la peinture, je suis certaine que vous penserez à moi...

jeudi 10 décembre 2009

Léthargie

10 12 2009



Depuis deux semaines que je suis rentrée, j'ai été prise d'une crise de flemmingite aigüe léthargie dont je suis enfin sortie hier, enfin j'espère que cela va durer quelques jours, car j'ai pris un certain retard et je viens de me rendre compte, grâce à Mab, que Noël est dans deux semaines.

Pourquoi cette crise ? Elle couvait déjà depuis un petit moment... Mauvais été avec deux mois d'intenses douleurs m'ayant conduite à me désintéresser même de mon jardin. Évènements touchant des proches (décès de la mère d'un ami, rupture de la relation entre mon père et sa compagne) qui font que tout d'un coup, ils reviennent dans mon cercle de vie et pfttt, à nouveau, ils en ressortent (l'ami n'arrivant pas à quitter la maison de sa mère, mon père retrouvant une compagne à l'autre bout de la France et me la présentant dans l'appartement où il vivait avec ma mère...). Visite de l'une de mes sœurs qui me fait prendre conscience de combien je m'ennuie de ma ville de naissance et de ma fratrie. Fatigue, fatigue, fatigue, accentuée par un voyage éclair à Montpellier dans l'énervement. Incertitude sur les fêtes de Noël : la mère poule arriverait-elle à rassembler sa couvée, ou faudrait-il qu'elle retourne à Montpellier pour que le bébé poussin ne soit pas seul ce jour-là ?

Je ne suis cependant pas restée à ne rien faire, pendant ces quinze jours. J'ai appris, grâce au miracle du net, à dompter le modelage de la pâte polymère et fait un peu de couture. Rien de plus toutefois. J'attendais toutes les semaines mon "homme toute main" pour avancer les travaux du couloir, lieu stratégique de la maison puisqu'il permet de communiquer entre les pièces principales. Et puis mardi, j'ai pris conscience qu'il faudrait que je mette un peu la main à la pâte si je veux que ce soit terminé pour les fêtes. Oui, car finalement, ayé, je sais !

La chef de la librairie de Fifille, poussée par ses vendeuses, a distribué samedi dernier les emplois du temps de la semaine de Noël. Et miracle (ou merci chef de ta bonne volonté envers les expatriées), mon poussin aura son jeudi à partir de 14 heures et surtout, son samedi et son dimanche. On espérait juste le jeudi après-midi pour qu'elle puisse éventuellement prendre le TGV et venir pour moins de vingt-quatre heures chez sa sœur comme l'année passée et encore, sans être assuréqu'elle accepterait de faire cet effort, et on la comprend. Mais là, trois jours et demi, quelle aubaine !

Voilà, donc on aura notre Noël ensemble chez Grande fille, qui n'a pas ses beaux-parents cette année, ceux-ci venant de s'envoler pour la Guadeloupe afin de passer les fêtes avec leurs deuxièmes fils et petite-fille. Retour le dimanche avec les jeunes moins Fifille qui regagnera le sud de la France.

Vous comprenez donc l'urgence qu'il y avait à ce que je sorte de mon endormissement et depuis hier, j'ai repris un peu du poil de la bête. Opération ponçage des plâtres faite, aujourd'hui je passe au badigeon des murs et à la peinture du plafond. Et mon Doud' vient demain soir, il faudra donc que je redonne un peu de vie à cette maison voilée de poussière et en plein désordre (oui, j'avoue, depuis deux semaines, ma valise est toujours dans un coin de ma chambre, pas défaite..).