mardi 6 octobre 2009
Changement d'habitudes
06 10 2009Antalia - tour de l'horloge
Est-ce dû au décalage horaire d'une heure la semaine dernière ? Depuis mon retour, je me réveille tôt, avant même la sonnerie du réveil sensée me tirer du lit pour ouvrir les portes à mon équipe de choc et sortir ma voiture pour libérer le joli joujou rouge dès 8H20.
C'est chat2 qui est content, son assiette de pâté lui arrive sans qu'il ait besoin de la réclamer à grands coups de pattes dans ma figure, suivis d'un piétinement dans les règles de l'art, juché sur mes deux joues, si je tarde trop à manifester que je suis éveillée (là généralement, je pousse un rugissement et je bondis en direction de la fenêtre, le chat sous le bras et zou, dehors, l'animal !).
Hier, décontenancée par l'impossibilité de ne rien pouvoir faire dehors vu le temps pluvieux, j'ai pris ma voiture pour filer vers les divers temples de la consommation afin de trouver différentes choses pour décorer mon home. Dans la liste : des descentes de lit, une tringle à rideaux, deux rouleaux de papiers peints "à la mode" avec des motifs un peu gros, afin de réveiller deux endroits habillés de couleurs neutres.
Pour la tringle à rideau, pas de soucis : je voulais un truc discret de deux mètres de long, j'ai trouvé tout de suite.
Par contre, impossible de trouver des descentes de lit me convenant, j'ai couru partout sans résultat.
Quant aux papiers peints, j'ai fini chez un spécialiste de la chose où j'ai consulté au moins quarante cinq albums après avoir bien spécifié à un employé qu'il me prévienne quand il fermerait car je me voyais déjà prisonnière vu le peu d'activité de la boutique, qui est d'ailleurs plus un entrepôt pour artisans. J'avais les jambes douloureuses et usées jusqu'au bassin (c'est l'impression que ça me fait : des pieds au bassin, tout est tellement douloureux que j'ai l'impression de n'avoir plus qu'une seule "pièce") quand j'ai enfin trouvé ce qui me convenait, d'ailleurs l'heure de fermeture sonnait. Il me restait encore à faire quelques courses alimentaires car c'est fini, les vacances...
A mon retour, j'ai cru que je n'allais pas pouvoir pénétrer dans ma maison et ranger mes courses, tellement il y avait de choses dans ma cour, entre le joujou rouge, la plateforme métallique que le joujou soulève jusqu'au toit, les échafaudages de ci de là, les échelles et poutres diverses posées au sol, les trucs que je ne sais pas à quoi ça peut servir, les cages en bois (genre palette très grand format avec des parois) contenant les tuiles. Mes pots de fleurs ont été sagement rangés sous la table de jardin. Une chaise longue est tellement près de la porte du garage que je la croyais écrasée entre cette dernière et le joujou, mais non, l'équipe de choc a laissé quelques centimètres entre l'engin et le siège, comme elle m'a ménagé un étroit sentier accédant à mes deux portes d'entrée. Par contre, au garage, si je peux aller à peu près normalement jusqu'au sèche-linge, il devient de plus en plus compliqué d'escalader les matériaux et boîtes à outils pour brancher la rallonge systématiquement ôtée tous les jours pour mettre la leur à la place.
Capharnaüm
Entre joujou rouge et jardinière, un petit sentier pour rentrer dans ma maison...
Après toutes ces "aventures", à 22 heures, je m'endormais, ce qui explique peut-être mon réveil au chant du coq... Je suis dans ma chambre, volets fermés, pour ne pas recevoir une tuile dans les vitres, et je me dis que même si c'est fatigant, je vais peut-être bien aller tantôt à nouveau en chasse, cette fois-ci dans un entrepôt de brocante à la recherche de meubles à prix raisonnables qui occuperont les espaces vides de ma chambre.


