lundi 15 septembre 2008

Rouge de rage

15 09 2008

Aujourd'hui, un an déjà que je suis grand-mère. Quelle émotion de me remémorer tous ces moments de joie !

Une mauvaise lettre aujourd'hui... Il paraît que je ne suis pas en conformité avec le règlement intérieur de ma boîte. Dixit son directeur. Problème, le règlement intérieur, personne ne l'a jamais vu dans mon service et quand on se rend sur le site internet de la boîte pour le consulter (ce que je ne peux pas faire de chez moi, bien sûr car c'est crypté...), on apprend qu'il est en construction (merci, collègues chéries de me donner ces renseignements)... On me demande de justifier mon absence alors que j'ai fait tout ce que le service du personnel m'a demandé de faire. De toute façon, on ne me paye plus, alors !!! Je me suis fendue d'une lettre de deux pages, il va être content le directeur. Je voulais en envoyer un double aux représentants du personnel, mais finalement, n'envenimons pas plus les choses, attendons un peu de voir comment ça va tourner. L'avantage pour moi dans cette affaire est d'avoir des écrits, j'ai informé de ma situation en temps et en heure. Je n'ai jamais eu de réponses sous la même forme, que des appels téléphoniques et des post-it ... Je ne pense pas que la personne qui s'occupe de mon dossier ait fait des copies de ces derniers !

Je fais encore des cauchemars régulièrement, deux ou trois fois par semaine, pendant lesquelles mon ancienne boss me hurle dessus, ou bien essaie de me manipuler. Je ne pense pas que cela va s'arranger, dommage, depuis quelques semaines, j'avais commencé à réduire les doses des pilules, les roses et les blanches que je prends pour m'assommer et arrêter la machine à penser, pour ne plus sentir les douleurs lancinantes et permanentes qui finissent par m'user, par me faire douter de l'utilité de continuer. Je dors quelques heures avant d'être réveillée par les ankyloses qui me tirent du lit.

J'ai mis un petit peu de rouge en photo, rouge de la rage que j'ai en moi et que je ne peux pas déverser, que je retiens car il n'y a que moi pour la prendre en pleine gueule, rage qui se retournerait donc contre moi.