mercredi 30 avril 2008

Voyager zen...

30 04 2008

Voyage sous la pluie, le vent, entre les camions qui roulent à 100 et se doublent malgré les intempéries... Je ne conduisais pas, la tête dans mon carnet de sudoku (expert !). C'est une activité que je réserve aux longs voyages pendant lesquels je suis passagère. Ce carnet de sudoku, offert il y a au moins trois ans par Grande Fille, propose des grilles difficiles : je n'ai pas vu passer les cinq heures de voiture et mis à part quelques coups de frein qui m'ont fait lever la tête et m'apercevoir que le danger était le plus souvent occasionné par un poids lourd, je suis donc restée très calme.

Afin de me dérouiller un peu, j'ai profité d'être à la "grande ville" chez mon doud', pour aller dévaliser un magasin de tissus. Chez moi, ils ont tous fermé boutique. Nous avons donc beaucoup marché, voilà, la voiture m'a donné mal au dos et à la nuque, la marche aux chevilles et aux mollets. Au retour de cette ballade, nous franchissions l'entrée alors que la pluie et une pointe de sciatique arrivaient...

Ce petit séjour dans le sud a été mitigé au point de vue météo : deux jours de soleil très ventés, le reste gris. Tourisme dans le minervois, bain de pieds hier avec un vent d'Espagne qui nous a fait nous replier dans la voiture rapidement, j'ai du sable partout, même dans mon sac pourtant resté dans la voiture...

Demain, repos, avant de reprendre la voiture vendredi pour rentrer à ma maison.

mercredi 23 avril 2008

Entre deux valises

23 04 2008

Rentrée en milieu de journée, je repars demain dans la direction opposée.

J'ai fait le plein de câlins avec ma petite-fille, qui a beaucoup changé depuis quatre semaines que je ne l'avais pas vue. Elle est mignonne comme tout, bien sûr, c'est la plus belle et la plus intelligente, vous n'en doutez pas... Elle se montre cependant moins en avance que sa mère qui marchait à quatre pattes à six mois. Non, elle n'y arrive pas encore. Pour le moment, elle se déplace en roulant sur elle-même ou bien en positon couchée sur le ventre : elle lève les fesses, monte sur la pointe de ses pied et se projette en avant... Son langage évolue, nous avons droit à toute une gamme de sons en "a" : tatatata, dadadadada, yayayayayayaya et nous la voyons faire des essais tout bas, avec un sourire malicieux. Nous la soupçonnons de savoir déjà dire des mots mais de nous le cacher. De temps en temps, un "papa" ou un "maman" lui échappe, ce qui prouve indubitablement que cette petite sait prononcer autre chose que des vocalises en "a".

Le jardin a changé, on sent qu'il a profité d'une température un peu plus douce. Malheureusement, j'ai l'impression que la glycine a gelé (enfin, la première floraison, qui était si belle les deux années précédentes). En regardant mon magnolia stellata, je me suis demandée si je n'avais pas la berlue : il porte 3 ou 4 fleurs roses, différentes des autres, sur une branche où il y avait encore une fleur fanée en forme d'étoile. Ces nouvelles fleurs ont une forme de tulipes. Bizarre, j'ai vu sur un site que des fleurs de couleurs différentes pouvaient apparaître sur une même branche, mais de formes différentes, je ne trouve rien. Je vais essayer de trouver un site plus spécialisé.

J'ai eu le temps de laver la voiture et de faire quelques courses : le plein de croquettes et de pâtée à chats... Quand j'ai voulu ressortir après dîner pour arracher les gros pissenlits avant qu'ils n'essèment, la pluie m'a stoppée dans mon élan ! Tant pis, j'aurais plein de petits pissenlits dans quelques semaines....

samedi 19 avril 2008

dans tous les sens

19 04 2008

Certains ont pu remarquer que j'avais ajouté hier plein de vieux billets en provenance de mon ancien blog (archives mai 2007), le transfert n’étant pas possible de mon ancien à mon nouveau blog ouvert en janvier dernier. Réalisant que cela ferait bientôt un an que j’avais commencé à raconter ma vie, j’ai réalisé qu’il serait temps de faire ce travail un peu rébarbatif. Donc je trie un peu et la présentation sera moins attrayante, car j’ai moins de place pour les photos sur mon domaine personnel. Mais comme ça, les nouveaux lecteurs qui ne comprennent pas tout s’y retrouveront mieux, je l’espère.

Puisque tout le monde part en vacances, j’ai décidé de prendre le large moi aussi. Je fais d’abord un saut chez mon amie puis je monte voir Grande fille et Mia, enfin je reviens ici en milieu de semaine prochaine pour repartir vers le Sud avec mon Doud’. Pour ceux qui partent aujourd’hui et demain, bonne route…

jeudi 17 avril 2008

Touche pas à ma famille

17 04 2008

J'apprends, à quelques jours du vote du décret, que la majoration pour enfant de plus de 11 ans va être reportée à 14 ans.

Pourtant, c'est bien à partir de 11 ans qu'un enfant commence à coûter plus cher. L'entrée en sixième demande un budget "culture" plus important, des fournitures scolaires et un vestiaire qu'il faut changer souvent compte tenu de la croissance accélérée à partir de cet âge-là. Les familles pour beaucoup modestes, vont perdre 600 euros pendant trois ans, soit 1800 euros par enfant concerné. Ce n'est pas une mesure qui va remonter la consommation des ménages. Cette mesure, dont je n'avais pas entendu parler avant le vote du décret, me choque une fois de plus. L'économie qu'elle va entraîner n'est qu'une goutte d'eau par rapport aux cadeaux fiscaux consentis l'année dernière aux plus nantis.

Cet argent sera consacré à la petite enfance pour la garde par une assistante maternelle : il y a déjà des aides conséquentes à ce sujet. Et je crains que toutes les mesures votées depuis un an fassent chuter la natalité en 2009...

Je ne comprends pas bien cet acharnement contre les familles modestes. S’il faut trouver de l’argent pour la petite enfance, pourquoi tout simplement ne pas mettre un barème dégressif afin que les plus riches n'aient plus du tout d'allocations familiales ? Car on va retirer 1800 euros à des familles modestes mais continuer de donner chaque mois entre 119, 13 euros et (119.13 euros + 153.63 euros multipliés par le nombre d'enfant au-delà du deuxième) et ce, pendant une vingtaine d'année, à des couples dont les revenus sont sans commune mesure avec le SMIC, le minimum que perçoit un parent invalide ou une personne handicapé, une allocation de parent isolé, un RMI, à d’autres familles aussi qui ont un salaire moyen et bien des difficultés à joindre les deux bouts compte tenu du coût de l’immobilier, que ce soit en location ou acquisition.

Je me fais du souci pour tous ces enfants mais aussi pour notre pays, car la consommation des familles est quand même une consommation de masse.

Je me fends donc d’une nouvelle bafouille au président.

Chic des cliques d'avril : silhouette

17 04 2008

Voici ma participation à "Chic des clics" d'avril.

Il vous reste encore quelques jour pour participer...

mercredi 16 avril 2008

Vite, vite...

16 04 2008

Le soleil est là, sans aucun nuage à l’horizon, la jardinière va donc entrer en action dans quelques minutes, le temps d’écrire ce billet….

Le spleen d’hier a disparu, j’ai pu à la troisième tentative, échapper à la pluie et passer une heure à nettoyer une plate-bande, semer des grimpantes (pois de senteur et volubilis) et quelques pavots, reine-marguerite et zinnias dans une grande jardinière. J’ai aussi commencé d’éplucher un mur centimètre par centimètre, du bout des doigts : il s’agit d’ôter la troisième couche de papier, très fin, qui doit dater des années 1900. Admirez le style !

Je ne sais pas à quoi je vais m’attaquer aujourd’hui, il y a tant à faire !

première couche : s'arrache en deux fois....

deuxième couche : pas de difficultés particulières, une fois mouillée

troisième couche : il faut mouiller puis laisser un peu sécher car sinon ça colle aux doigts puis peler en frottant avec l'index pour soulever un angle, puis finir avec le pouce pour ôter les minuscules débris... Pas la peine de me dire d'utiliser d'utres techniques, j'ai tout essayer, la vapeur, la colle à papier peint. Il n'y a que l'huile de coude qui marche. Et ma chambre est TRES grande (20 mètre carré environ...).

mardi 15 avril 2008

Spleen du jour

15 04 2008

Si vous êtes comme moi, un peu tristounet de nature, fermez vos volets et la télé. Mettez des guirlandes électriques un peu partout, clignotantes si possible, de la musique très gaie (Carlos par exemple), avalez un euphorisant (ce que vous voulez, pourvu que ça vous rende joyeux) et chantez à tue-tête, en serrant très fort contre vous votre chat bien-aimé (ou qui vous voulez…).

Je veux du soleil, du vrai, du qui chauffe, qui sèche le jardin, qui brille dans le ciel bleu, rôôôôôô mais ce n’est pas possible, je vais me noyer dans toute l’eau du ciel, dans tous les malheurs du monde.

Voilà, pas la peine de vous plaindre qu’on attaque notre sécu, puisque d’autres se battent pour ne pas mourir de faim. La planète est en crise, les profiteurs affament les populations, et on découvre ça tout à coup…

A quoi ça a servi que les spécialistes aient sonné l’alarme depuis déjà un bon moment, prévenant que l’utilisation des sols pour fournir des bio carburants étaient dangereux pour la faim dans le monde, que le développement et le passage à une économie plus libérale de pays comme la Chine, allait provoquer un déséquilibre alimentaire fatal à d’autres populations ?

A rien.

On dirait que c’est comme la pluie, ça vient un jour, puis ça ne s’arrête pas, alors on s’en émeut tout à coup…

Alors vaut mieux ne pas y penser et faire la fête, tout seul dans son coin. Oui, comme ça, pas besoin de justifier sa joie, enfin son faire semblant, artifice de déni face à la mélancolie…