mercredi 17 octobre 2007

Bonjour voisin

17 10 2007


J'habite au bout d'un village où les gens natifs du pays ne disent pas bonjour. S'ils vous aperçoivent dans votre jardin en passant et qu'ils ont quelque chose à vous dire, ils s'arrêtent et commencent directement par le sujet qu'ils souhaitent aborder ("elles sont pas bien jolies, vos tomates" ou "vot' chat, y va s'faire écraser"), comme s'ils avaient passé la moitié de la journée avec vous...

J'ai fini par m'habituer à cette particularité, le plus difficile restant avec mes voisins les plus proches, ceux d'en face. Leur maison donne pourtant dans une autre rue, avec un beau jardin bien fleuri. Mais le coeur de leurs activités tourne autour d'un ancien garage transformé, je suppose, en arrière-cuisine. On y rentre le bois, les courses, etc., les "communs", quoi ! De plus, malgré la taille de leur "propriété", ils n'ont pas reconstruit d'autre garage et ont l'habitude de garer leurs voitures de ce côté-ci, à cheval sur leur trottoir.

C'est sur "leurs communs" que donnent les deux fenêtres de mon salon et celle de ma cuisine.

Les premières années, chaque fois que j'ouvrais mes fenêtres et qu'ils étaient occupés à une activité sur leur trottoir, je disais "bonjour Monsieur " ou "bonjour Madame". En deux ou trois ans, je n'ai jamais obtenu une seule réponse ! Vous devez vous dire que j'étais bête de continuer à les saluer.... C'est plus fort que moi, j'ai été éduquée ainsi, on dit bonjour ! Chaque fois que je veux sortir ma voiture, je suis gênée par les leurs car, si je m'arrête sous mes fenêtres le temps de fermer le portail, plus personne ne peut passer alors qu'il s'agit de la rue principale. Mes charmants voisins ont deux autres rues où ils pourraient mettre leurs véhicules, bien plus tranquilles et moins dangereuses mais non, c'est là, sous mes fenêtres.... Je rêve que l'un des nombreux camions qui rentre dans le village à toute beurzingue s'empile d'un coup leurs trois voitures....

J'ai eu une petite victoire bien innocente ce matin. Levée à une heure peu chrétienne (10h30), j'ouvre mes volets de cuisine et tombe sur un dos de Monsieur en pull-over mauve vif (très seyant), taillant les arbustes au-dessus du mur, activité qui en général est assez longue, pour preuve, ils se sont procurés une remorque... De dépit, je décide de ne pas ouvrir les volets du salon, marre de voir des gens qui font comme si je n'existais pas !

Je petit-déjeune quand soudain, j'entends le doux bruit de la pluie sur la vitre... Je regarde derrière mes rideaux : le pull violet côté face, essaye de s'abriter sous la poutre qui coiffe la porte du garage. Ah ah, y'a bon, pourvu que ça ne s'arrête pas tout de suite !

Dix minutes après, j'ai pu ouvrir mes volets en toute discrétion, ne restait plus que la remorque le long du trottoir...

mardi 16 octobre 2007

les dernières framboises

16 10 2007

Je viens de déguster de délicieuses framboises pour mon dessert, avec un yaourt nature "bulgare" dont la date de péremption était dépassée de trois semaines... La fraîcheur des fruits cueillis juste cinq minutes avant de les manger additionnée à l' "ancienneté" du yaourt constituent une bonne moyenne et tout devrait bien passer... Ce seront très certainement les dernières framboises pour cette année. Le froid est annoncé pour la fin de la semaine, dommage car j'ai des fleurs comme je n'en ai pas eues de tout l'été, la mousson n'étant pas favorable aux espèces que j'avais plantées.

samedi 13 octobre 2007

journée automnale

13 10 2007

Un temps humide et brumeux, un ciel gris plombé, une odeur de fumée, m'ont accueillie ce matin à l'ouverture de mes volets. L'automne est là, comme l'atteste cette image, de ma treille où les raisins sont à la disposition des oiseaux.

Le jardin attend que je sois assez courageuse pour m'en occuper, je vais aller tout à l'heure cueillir un bouquet que je porterai demain à Grande Fille. Il y a encore de magnifiques roses, comme celle-ci.

Chat 1 est rentré ce matin sur trois pattes, une tache de sang sur le poitrail, impossible de l'approcher : il rugit comme un lion et menace de me mordre. Sur le coup, j'ai pensé qu'une voiture l'avait buté, puis j'ai regardé de plus près et je pense qu'il s'est une fois de plus fait agresser par un autre chat (Chat 2 est soupçonné). Je n'ai jamais compris pourquoi le gros Chat 1 prenait des raclées mémorables quand le plus chétif, j'ai nommé Chat 2, faisait fuir ses congénères, j'ai fini par conclure que les blessures du premier pourraient bien être dues à l'agressivité du second... Je le laisse tranquille, il est réfugié sous mon lit, Chat 2 est en pénitence dehors afin de ne pas l'importuner. J'aviserai dans la journée si l'état de chat 1 justifie de me rendre au cabinet vétérinaire.

mercredi 10 octobre 2007

Servilité et séduction

10 10 2007

Les femmes sont elles serviles vis-à-vis des hommes ?

Elles ont appris à l’être et à le demeurer, puis mai 68 et le féminisme sont passés par là et petit à petit, elles ont eu l’impression de se dégager de cet asservissement. Qu’en est-il réellement ?

J’ai l’impression que la liberté s’éloigne des femmes. En effet, aujourd’hui, de moins en moins d’hommes s’engagent dans une relation suivie. Or, pour échapper à la solitude, que ne feraient-elles pas, pour garder un compagnon à la maison ? Quand je lis vos blogs, Mesdames des générations qui me suivent, je ne vois pas ce sujet évoluer. Oui bien sûr, les pères s’occupent des enfants et assument certaines tâches, comme le faisait mon ex il y a trente ans déjà… Mais la responsabilité des jeunes mères est tout autre et elles me montrent quotidiennement qu’elles doivent penser et faire mille choses à la fois, entre le goûter à produire à chaque récré et la vaccination du chat prévue ce mois-ci, la lessive à enfourner avec de la poudre bien sûr, car du linge simplement mouillé, même secoué et essoré, n’est guère propre à la sortie de la machine, et j’en passe….Tout ceci, bien souvent en parallèle à une activité professionnelle avec un investissement en temps important car elles ne sont plus simplement " employée", mais exercent un véritable métier, soumis aux lois actuelles "travailler plus, toujours plus, sans heures sup rétribuées"…

Que dire de la servilité envers son chef ou son patron, quand ce n’est pas simplement envers un collègue un peu plus haut dans la hiérarchie ? Il y a trop de cas de harcèlement moral et sexuel malheureusement non dénoncés. Nos filles ne sont pas préparées à rencontrer ces situations et leur réaction ne sera pas toujours bien adaptée, surtout quand elles ont passé des mois sans emploi et qu’elles ont enfin été embauchées ! De plus, oserais-je parler de la prérogative accordée aux hommes qui sont souvent embauchées de préférence à une femme, à diplôme égal ? Sauf par les boîtes qui ne veulent pas payer le prix : alors là, une femme est bien bonne pour occuper le poste, sous-payée par rapport à sa qualification…

La servilité serait-elle devenue synonyme de séduction ?

mardi 2 octobre 2007

Saint Antoine de Padoue, grand voleur grand filou, rendez moi ce qui n'est pas à vous...

02 10 2007

Bien réveillée ce matin, un peu courageuse pour une fois et surtout pressée de voir se terminer mon placard car je vis dans un chantier perpétuel avec le contenu de trois armoires éparpillé dans mon salon et ma chambre, j'ai commencé vers 10 h à réunir les matériaux pour poser quelques étagères (les outils n'ayant pas été rangés hier, au moins, ils étaient prêts à l'emploi...). Diantre, non, ce n'est pas l'épluche légume qu'il me faut, mais un sac plastique à l'enseigne de Bric$*machin, contenant une douzaine d'équerres. Il était dans la voiture, il a été déposé dans le garage, et mystère et boule de gomme, il n'est plus nulle part !!! J'ai parcouru la maison en long et en large, bernique ! Voilà comment décourager les bonnes volontés, je suis contrariée et je crois que je vais retourner me coucher.....