dimanche 30 septembre 2007

Soleil à la Saint Jérôme, protège tes arums...

30 09 2007

Le soleil est là. Pour une fois réveillée aux aurores (8h30...), j'ai pu respirer l'air du matin en ouvrant mes volets. Si le thermomètre extérieur affichait 10°, le mien me dit qu'il y a du gel pas loin...Dès que le jardin sera un peu sec, peut-être dans l'après-midi, je vais essayer de me pousser jusque là afin de commencer à nettoyer un peu. Pieds de tomates pourries à arracher, arbustes et glycine à tailler, un tas de "déchets verts" secs à brûler, des bulbes à planter, les bruyères et autres plantes achetées la semaine dernière à planter.... Les pots de pétunias à vider, les géraniums et plantes méditerranéennes à rentrer, les rosiers à tailler... Oh là là, que de choses à faire, je vais plutôt me cantonner au fur et à mesure à noter les choses faites, c'est plus satisfaisant ...

Pour ce matin par exemple, lessive sous toutes ses formes et nouveau tricot pour ma petite-nièce Anaïs, mis en route après avoir terminé hier soir, une petite veste taille 6 mois pour Mia. Là, maintenant, je vais voir du côté du papier peint et de la peinture de mon placard presque terminé.


Mon gros problème, c'est quand même qu'au bout de 30 minutes d'activité d'intensité légère (oui, pianissimo....), je suis épuisée et si je poursuis pendant une heure ou deux, je suis bonne à coucher avec parfois besoin de deux jours pour me remettre... Mais qui va lentement va sûrement, alors je ne me démoralise pas !

mercredi 26 septembre 2007

délivrance

26 09 2007

Les grilles furent ouvertes vers 19h30, alors que nous descendions rechercher nos bagages pour passer une seconde nuit chez Grande-fille. Ni une, ni deux, nous coinçâmes la cellule photoélectrique avec mon parapluie puis remontâmes en vitesse chercher notre sac et refaire nos adieux pour la seconde fois, au plus grand désintéressement de Mia, profondément plongée dans ses pensées ''je rote, je pleure, ça va faire prout, attention fusée jaune, beurk, je recrache, le hoquet reprends...." Sortie de la région parisienne sous une pluie battante, les camions qui en profitent pour vous doubler alors que vous roulez à 90 sur une portion limitée justement à 90 !!! Madame GPS (Gertrude pour les intimes) qui fait la folle, elle nous trompe et nous abuse, à deux reprises, par des renseignements non adaptés à la situation, enfin bref voyage difficile et arrivée à la maison tard, les yeux irrités et larmoyants...Mais contente de ramener des photos de ma petite puce, et des mini vidéos...Heureuse de mieux faire sa connaissance et de voir combien elle a déjà poussé en dix jours. Les photos pour demain.....

mardi 25 septembre 2007

Prisonnière....

25 09 2007

Genre de situation qui m'exaspère au plus haut point, je suis enfermée ! Coincée chez ma fille, ma voiture bloquée sur son parking, la barrière refuse de se lever et la société de maintenance de la barrière d'envoyer quelqu'un, soit disant que ça va se débloquer tout seul. Quand ? On ne sait pas. Mon gendre me dit que je vais pouvoir profiter un peu plus de ma petite fille, non, car je suis trop énervée !

Fifille voulait rentrer pour laver et sécher son linge avant de repartir en quête d'un logement, car d'après son université, on ne sait toujours pas qui est admis en Master 2 puisque les dates de soutenance du mémoire ne sont pas encore fixées, bien que la rentrée ait lieu lundi prochain (quelle merda, l'administration française, marche pas mieux que le privé !). Mais d'après son directeur de mémoire, elle peut venir faire la rentrée et chercher un logement, car pour elle, pas de problème...

lundi 24 septembre 2007

activités dominicales...

24 09 2007

Hier, j'ai exhumé quelques carton du grenier... Dedans, tout le matériel pour fabriquer et cuire des émaux sur cuivre. Ce matériel est remisé depuis 1994, année où j'ai eu pour la première fois à créer puis entretenir un jardin conséquent, ce qui pris la place des diverses occupations artistiques que je pratiquais depuis 5 ou 6 ans.

Depuis, le temps a passé et ma vie a bien changé. Le mari et les enfants partis, le chien aussi, j'ai navigué un peu en France, transportant avec moi des pots pour récréer d'autres jardins. Les cartons ont suivi. Dans un coin de ma tête, je savais qu'un jour peut-être....

Eh bien, c'était hier, pour mon Doud' , qui a besoin de refaire une pièce émaillée pour ses activités personnelles : j'ai donc organisé un semblant d'atelier dans la cuisine et nous avons tenté de ranimer le feu, avec succès. Le four a rougi sans problème jusqu'à environ 1000 ° et nous avons cuit quelques plaques après que Doud se soit exercé à disposer dessus la pâte composée d'émail en poudre et d'eau.

Cet après-midi a ravivé plein de sentiments en moi... J'ai retrouvé les gestes et le coup de main pour retirer la pièce rouge vif du four ...

Je crois que je vais réinstaller un atelier dans une partie de ma maison qui sera bientôt accessible depuis les pièces que j'habite actuellement : nous allons entreprendre en novembre des travaux pour percer une porte. Encore des projets à inclure dans une vie déjà trop remplie...

samedi 22 septembre 2007

aujourd'hui, rien de bien saillant....

22 09 2007

...c'est une phrase qu'écrivait souvent Sido à sa fille Colette, quand il n'y avait pas grand-chose de nouveau à raconter . Ce qui ne l'empêchait pas de remplir plusieurs pages.

C'est ce que je pourrais dire en ce samedi.

Le soleil s'est vite voilé.

Un peu de tricot et de cuisine ce matin, petite promenade cet après-midi dans une brocante. J'ai vu de belles choses, plaisir des yeux...La pluie sur nos têtes avant la fin.
Quelques courses, de beaux légumes et fruits frais.

Un arrêt dans un salon des arts créatifs, j'ai acheté des boutons de nacre de toutes formes et toutes couleurs, pour agrémenter mes layettes.

En rentrant, j'ai transformé une partie des légumes en dés pour une bonne soupe , que nous avons dégustée avec un peu de tome de Savoie.



Puis j'ai appelé Grande Fille pour avoir des nouvelles de Mia. Eh bien, le bébé que j'entendais dans le téléphone, ce n'était même pas elle ....Criait pas assez fort ! Ma petite-fille avait déjà la visite de copains-copines, des jumeaux de quelques semaines...et je n'ai pas entendu le son de sa splendide voix car elle tétouillait.

Voilà, le récit d'un samedi ordinaire avec "rien de bien saillant".

mercredi 19 septembre 2007

un mercredi de septembre

19 09 2007

Fifille m'a sorti de mon lit en milieu d'après-midi. Je suis sous la couette avec un mal de gorge carabiné depuis dimanche soir. Devenir grand-mère m'a laissée sans voix.... Elle : "j'en ai marre d'aller dans les magasins toute seule, allez viens, je vais chez C*** essayer de trouver un cadeau d'anniversaire pour Astrid. - heuuu, fait froid.....je peux rester habillé avec ce vieux tee-shirt ? - oui, ferme quand même ton gilet qu'on voit pas que t'as pas de soutien-gorge. - Nan, je vais mettre mon blouson et le fermer. Zut, le tee-shirt dépasse, attends j'en mets un autre. " Je défais mon écharpe d'Alpaga pour mettre un truc plus de saison, mierda, les foulards sont dans le grenier, carton "hiver", cette écharpe a échappé au rangement, cachée sous un vêtement au porte-manteau. Je la renoue soigneusement sur mon bobo au cou... Moi, montant dans la voiture, côté passager : "C'est pas vrai, sortir avec une écharpe fin septembre. Bon, enfin, j' suis malade". Coup d'oeil à Fifille qui arbore un superbe châle sous son blouson de velours, enroulé au moins trois fois... Enfin, elle est spéciale, cette petiote, elle a tout le temps les mains gelées et en hiver, elle me fait des engelures aux pieds depuis qu'elle est gamine (ce qui a toujours laissé ma mère dubitative, elle croyait que les engelures, c'étaient que pendant la guerre parce qu'on avait alors des galoches en bois...) . Fifille, contente de m'avoir sortie du lit : "bon, tu veux que je t'emmène où après C*** ? - ben à B******que, je veux des bruyères pour mettre dans le jardin." Voilà, et j'ai pris aussi deux penstemons et un eucalyptus ! Et au retour, Fifille nous a fait des "mefine", enfin moi je prononce mufins.....

mardi 18 septembre 2007

Se souvenir de l'expulsion des sans-papiers...(2)

18 09 2007

Enfant né en 1956, j’entendais les récits de mes parents concernant leur traversée de la guerre. Quand elle éclata en 1939, ils étaient eux-mêmes très jeunes, âgés de 8 et 9 ans. Mon père avait été particulièrement mis à contribution pour assurer le ravitaillement de sa famille durant l’internement de son propre père dans un camp pyrénéen ; ce dernier se trouvait dans le midi de la France comme travailleur saisonnier à l’occasion des vendanges. Espagnol non naturalisé, il fut donc arrêté. Ma mère avait elle aussi souffert de privations alimentaires et nous donnait beaucoup de détails sur la composition des repas et les efforts de mon grand-père pour trouver des produits fermiers. Vers la fin de la guerre, elle avait également vécu, à distance de 3 ou 4 kms, l’explosion d’un train de munitions, cible d'avions anglais. Malgré les sirènes d’alerte, plus personne ne descendait à la cave, de peur de manquer les évènements pouvant survenir, en ces temps de rumeurs concernant de prochaines opérations de libération. Aussi, avec sa sœur, elles montèrent dans leur chambre pour voir par la fenêtre à quel endroit les avions " bombarderaient ". En ce 25 août 1944, l’explosion ébranla toute la ville et même au-delà ! Celle des deux sœurs qui avait atteint la fenêtre, fut projetée en arrière et la cloison s’écroula dans l’escalier ! Jeunes adolescentes à l’époque, ma tante et ma mère en gardaient plus le souvenir d’une franche rigolade que de blessures et traumatisme ! Mais il y eut des morts en ville et énormément de dégâts.

Ces histoires me remplissaient de crainte. Je me souviens, lorsque j’avais environ cinq ans, avoir entendu ma mère demander à mon père : « ça y’est, c’est la grève ? » et mon père d’acquiescer. Pour moi, grève et guerre, ça sonnait pareil. De plus, ma mère, nantie de 4 jeunes enfants, se montrait très inquiète de la durée de cette cessation d’activité et de ses conséquences sur le budget familial. Il ne m’en fallait pas plus, en l’absence d’explication sur ce terme "grève" pour déborder d’une anxiété dont je me serais bien gardée d’en avouer le motif, si un adulte s’était alors penché sur la cause de mes nombreuses somatisations.

En grandissant, l’arrivée de la télévision dans notre foyer vers ma septième année, les leçons d’histoire et les récits des missionnaires qui venaient parfois nous rendre visite au catéchisme, continuèrent d’alimenter ma crainte d’évènements catastrophiques telles que guerre, famine, révolte, etc.

Et puis, il y avait ce grand-père espagnol, venu très jeune comme travailleur saisonnier en France et qui décida à l’age de 11 ans de ne pas regagner son pays, afin d’échapper à la misère et à la faim.

Je me suis toujours imaginée, si ce genre d'évènements arrivait en France, fuire pour tenter de gagner un pays plus clément. Alors, je comprends ce qui a poussé toutes ces personnes vers notre pays et souffre avec elles de l’impossibilité qu’elles ont de vivre dignes et en sécurité, là où elles sont nées.