vendredi 17 juin 2011
encore une semaine de passée !
17 06 2011Vendredi déjà ! Je viens de faire le parcours du marathon derrière l'aspirateur, tout surpris de sortir de son placard ! La serpillère entre deux, histoire de se reposer les reins qui soufrent moins dans cette deuxième tâche, puis changer la literie, ranger, redonner un aspect à peu près correct à la maison qui se lâche entre deux visites de mon Doud'...
Là, c'est repos au lit devant l'ordi, histoire de récupérer avant de se diriger vers le deuxième sac de cerises (trois ou quatre kilos) et de faire en sorte qu'il se transforme en confiture et en un clafoutis (ça fait toujours environ une livre et demi de fruits que je n'aurai pas à dénoyauter). Ce matin, j'ai déjà aligné huit beaux pots de la tournée d'hier après m'être creusée un moment la tête : où les mettre sachant que le placard aux confitures est condamné à disparaître, qu'il n'y a plus aucune place de libre dans les meubles divers et variés qui se promènent un peu n'importe où dans la maison pendant les travaux de transformations de la cuisine. Finalement, les pots sont alignés sur le meuble à chaussures dans le couloir, un endroit abrité de la lumière et pas trop exposé à la poussière.
Une semaine encore bien vite bouclée. Le dimanche de Pentecôte, c'est vide-grenier dans le village voisin. Ma nièce ayant fait du vide dans ses affaires en vue de son prochain déménagement en septembre, je lui ai emboîté le pas avec un tas de machin qui trainait. Et nous voilà attendant le chaland, bien installées au soleil. Mazette ! C'est pourtant habituellement un vide-grenier très couru, mais là, les acheteurs se sont fait rares. Il faut dire que Pentecôte était si tardive, que la manifestation tombait en même temps qu'une autre à six kilomètres organisée tous les deuxièmes dimanches de juin, et encore deux ou trois autres pas très loin. Il y avait pourtant bien des passants, occupés à manger (frites, barbapapas, crêpes, pommes rouge en sucre...) ou à boire (bière, canette de coca : j'en ai retrouvé une presque pleine, avec sa paille, posée à côté de mon étalage...). Je ne sais pas ce qui m'a pris, vers le milieu de la journée, j'ai été prise d'une angoisse, en voyant la tête des gens, à avoir envie de me sauver et de rentrer bien vite dans mon antre. Je me suis rendue compte que si je me cachais derrière mes murs et mes haies fleuries ce n'était pas tant pour échapper aux regards des autres, mais surtout pour ne pas voir des hordes de personnes aussi gracieuses que des gargouilles. Fort heureusement, les vilains doivent faire la sieste car les heures suivantes furent égayées par de jolies petites familles avec poussettes et occupants tout sourire, des petites filles en jolies robes, petits garçons se cramponnant au dernier tracteur trouvé sur un stand, jeunes papas s'occupant de leurs petits, etc... J'ai eu droit à bien des sourires, des signes de la main depuis les poussettes, je ne savais pas que dans les crèches et maternelles de la région, j'étais si connue, je lisais dans leurs yeux : "bonjour la célèbre Mamouchka, on est très content de te voir"... Non, non, je ne m'étais pas déguisée en clown, donc c'est là la seule explication !
Après toutes ces péripéties, lundi : lit.
Mardi, course à l'échalote pour trouver tout de suite maintenant une hotte de cuisine 600 m3 à poser l'après-midi : ouf, je n'ai dû faire que deux magasins. L'après-midi : lit.
Mercredi : opération cueillette de cerises près de chez mon ami JM. Ensuite, je l'ai promené dans les différentes jardinerie de la région, on est deux dingos des plantes, mais là franchement, j'avais plutôt envie de rentrer...
Jeudi : clafoutis pour le thé avec JM, préparation de la confiture avec la moitié des cerises, marche à pied pour faire plaisir à JM, j'ai cru caner au milieu de la promenade tellement je souffrais des reins et de mon pied. Je suis rentrée inquiète : une nouvelle crise ou bien s'agit-il des résidus de fatigue du dimanche ? Difficile de faire comprendre aux autres que non, vous ne vous écoutez pas trop, que si vous faites du lit, c'est que ma fois, c'est encore là que vous êtes le mieux... Même si vous aimeriez bien finir de cueillir les framboises, aller attacher vos rosiers, donner un coup de serpillère sur le nouveau carrelage de la cuisine et en faire les joints, aller admirer vos roses trémières et enlever les fleurs fanées...
la hotte, posée... il n'y a que ça pour le moment.
la cuisine vu du salon
le salon, vu de la cuisine...


