mer 5 jan 2011
ô 2011, tiens toi tranquille !
05 01 2011J'ai l'impression que cette nouvelle année ne m'apporte que des sources d'agacement ! Des petits et d'autres, plus douloureux...
D'abord le colis du père Noël de la fameuse Fenaque, il se promène toujours, il paraît qu'il est revenu au relais mais non, rien quand je m'y suis présentée cet après-midi.
Ensuite des problèmes de ligne électrique entre deux va-et-vient, qui ont demandé des heures de recherche et de boulot à mon homme-toute-main. L'ancien propriétaire de ma maison était artisan électricien et comme vous le savez, le cordonnier est le plus mal chaussé donc chez lui, il devait utiliser tous les vieux bouts de fil qui restaient de chez ses clients, de n'importe quelle couleur... Alors déjà, quand on démonte un truc, il faut tenir compte du changement de couleur survenu au fil des années. Mais en fait, on se rend vite compte que non, les couleurs utilisées ne correspondent à rien et ne sont pas identiques sur tous les montages ! Pendant ce temps-là, le reste des tâches à faire n'avance pas !
Et le même jour, le plombier qui s'en mêle. Chargé de vérifier la chaudière qu'il m'a installée il y a un peu plus d'un an, il m'annonce qu'il y a trop de condensation dedans (gloups, dans mon jeune âge, j'ai déjà, pour le même problème, perdu une chaudière à bois allemande réputée super solide, de seulement quatre ans d'âge, la rouille provoquée par la condensation en ayant percé la paroi ...). Donc il faut modifier un truc sur l'installation, il m'assure que ça ne va pas me coûter trop cher. Et ce soir, en rentrant la voiture dans le garage, la chaudière fumait ! En regardant de plus près, j'ai vu que c'était de la vapeur d'eau qui en sortait. C'est normal, Docteur, vous avez déjà modifié un truc pour que la vapeur ne reste pas dedans ??? Suite au prochain numéro...
Et des sous qu'on me doit qui n'arrivent pas, des gros chèques qui se perdent, ce qui m'obligent à sortir mes maigres économies pour régler la grosse échéance annuelle de l'assurance ainsi que du fuel au prix fort avec un mois d'avance par rapport à l'année passée. On brûle vite le contenu de la cuve en ce moment, à chauffer deux étages quand il fait si froid dans la journée. Déjà que mes ressources vont baisser de 12% parce que je deviens imposable à raison de 5% de mes revenus, ce qui va faire une diminution de 17% à laquelle nous ajouterons toutes les augmentations : pas de quoi se réjouir ni d'envisager d'aider mes jeunes qui ne s'en sortent pas !
Tous ces petites soucis pour en cacher de plus gros. Et de la rancœur, sentiment d'autant plus difficile à supporter quand on ne peut la diriger contre quelqu'un en particulier. Sur le moment, quand le rhumatologue, après trois consultations étalées sur douze mois, m'a annoncé son diagnostic, j'ai été soulagée d'apprendre que celui que je contestais depuis 10 ans était effectivement erroné. Puisque les anti-inflammatoires me soulagent en partie, oser affirmer que, malgré la vitesse de sédimentation à peine au-dessus de la normale, je devais bien avoir une maladie inflammatoire, fastoche, pas besoin d'être médecin ! Heureusement qu'il y a internet, pour suivre les nouvelles en rhumato, écouter des médecins qui font des conférences, oser prendre rendez-vous avec eux... Voilà, donc je souffre en fait d'un vrai rhumatisme, et non pas d'une soit-disant fibromyalgie, avec des vraies tendinites. Tendinites qui, si rien n'en vient à bout, affectent mes articulations. Comme celle de mon pied devenue une cause de chute quand ce dernier ne suit pas mon cerveau, celles de mes sacro-iliaques, qui me font tant souffrir et me rendent la marche difficile. Tendinites qui exigent un repos complet... Et c'est ça qui me donne de l'amertume. Pendant dix ans, je n'ai pas eu beaucoup de choix, vis-à-vis de mes proches ou du monde médical. Suivre le sacro-saint conseil "bouger" ou perdre ma dignité. J'ai fait alternativement les deux, continuer vaille que vaille à travailler pendant sept ans, me gavant de médocs pour bouger. Finir par arrêter d'avaler des anti-inflammatoires, ne plus pouvoir bouger ni travailler, rester coucher, avoir envie de crier "laisser-moi tranquille, je ne peux plus bouger", me réfugier dans la compulsion alimentaire, perdre ma dignité en faisant semblant de ne pas entendre les jugements : "quand on veut, on peut" arrêter de se gaver, maigrir, marcher, faire semblant d'être comme tout le monde et que la vie est belle, s'occuper de l'autre... Stop, c'est fini, tout ça. Qui s'occupe de moi ? Qui me fait du bien ? J'ai mal, je ne fais plus. Je reste au lit s'il le faut, je ne marche que si ça va, je maigris si je peux, je respecte mes articulations, je me respecte.
Et la Guadeloupe sous les eaux et je suis sans nouvelles de mes vacanciers. J'espère que tout va bien pour eux, la petite était si belle sur la plage.

Tu vois les voeux ne servent à rien. J'espère simplement que tu vas sortir de ce marasme douloureux pour le corps et le porte monnaie. Elle revient bientôt ta petite? C'est le meilleur médicament.
les rhumatismes ,cette saloperie qui empoisonne la vie et fait souffrir ,je connais!!!!!!Mab a raison,quand Mia sera rentrée ,cela ira mieux.courage
C'est terrible quand les médecins se trompent, ne veulent pas le reconnaître. Fais ce qui est le mieux pour toi, tu es le meilleur juge.
La nouvelle année ne t'épargne pas. Je t'embrasse, courage...
Ton paragraphe sur les rhumatismes aurait pu être écrit par mon homme! D'ailleurs je le lui ai lu!
Courage à toi!
Allez courage Saperli faut garder le moral, tu as raison de faire les choses à ton rythme, j'espère que tes soucis vont vite rentrer dans l'ordre.. Bises
Des nouvelles en provenance de l'ile ?...