lundi 1 novembre 2010

La Toussaint ?

01 11 2010

Ce matin, dès 10h15, Mia et moi étions au supermarché, bien décidées à faire le plein de gâteaux et autres produits verts, comme j'en avais décidé la veille, ceci afin de rentabiliser la journée fort écornée par la sieste de la demoiselle. Peu de monde. Bon, ça me semblait normal, il était encore tôt. Pendant que je me battais avec les sacs plastiques du rayon fruits et légumes qui ne cessaient de craquer et de répandre leur contenu un peu partout, Mia, sans doute inspirée par l'environnement, a entonné de sa belle voix juste "savez-vous planter les choux, à la mode à la mode...". C'était partie, tout le CD de comptines y est passé et elle a bien sûr récolté des compliments...
De retour à la maison, ce n'est que vers midi, après avoir pensé que j'avais bien fait d'aller en course ce matin (car demain ce serait fermé), que je me suis rendue compte, en consultant le calendrier de la Poste afin de savoir si on était le 30 ou le 31, que c'était Toussaint ! C'est bien la peine de fréquenter un horloger, j'vous jure ! Je retardais de plus de 24 heures...
Après le digestif, nous avons eu droit à bien du passage devant mes fenêtres, ma maison se situant entre le reste du village et le cimetière. Plein de petits vieux accompagnés de la famille absente le reste de l'année, se rendaient sur les tombes. Puis, comme dimanche dernier, ce fut le concert sous mes fenêtres : le fils de Voisin, parisien en semaine, fend du bois pour huit jours. Voisin père, en plus d'être sourd et muet (ben oui, depuis 10 ans, il n'a jamais entendu que je lui disais bonjour, et ne m'a jamais répondu) doit avoir un souci de santé, car c'est la première année qu'on me la fait, cette séance hebdomadaire sur le trottoir alors qu'ils doivent avoir l'une des plus grandes propriétés si l'on excepte le quartier pavillonnaire. L'homme toute main de la mairie nettoiera bien le caniveau, surtout maintenant qu'on lui a retiré son aide à temps partiel à cause des contrats machins choses supprimés par notre état qui doit faire des économies...
Heureusement, il y a les bons mots de Mia et les parties de rigolades qu'ils entraînent. La miss embête le chat. Elle a déjà un (minuscule) pansement sur une griffure d'hier qui la pique quand elle met du jus de tomate dessus. Je l'ai prévenue, attention ! Soudain, cris : vite, produit pour désinfecter (et surtout lui démontrer qu'on est à ses pieds...) que je frotte sur une blessure imaginaire. Elle demande un nouveau pansement, il est déjà tout prêt depuis ce matin sur le bord du lavabo, j'essuie la lotion dont je l'ai enduite, afin que le pansement ait des chances de tenir plus de 30 secondes, je colle le mini sparadrap et lui demande si ça va mieux : "oui, t'es un bon doteu"...
Ce soir, "j'arrive pas à domi, peux jouer avec les boules ? (celles en bois qui parent les quatre poteaux des coins de mon bois de lit)". Oui, si tu veux. Dans le noir, éclairée par le seul écran de mon ordi, elle commence à naviguer. J'allume une lampe de chevet, afin d'éviter qu'elle ne se cogne. "Oh, c'est sale, vais nettoyer". Elle commence à frotter chaque boule avec son doudou. Puis au bout d'un moment : "j'enlève le caca". Hein, de quoi qu'elle cause ? Elle m'explique, en soulevant une boule et en me montrant le dessous de la boule : "là, la boule elle a une pépète et là (en me montrant le logement où se place l'objet en question), il y a du caca de pépète, c'est la boule qui a fait caca, alors je nettoie (toujours avec le doudou...)". Que veux-tu ma chérie, à part toi, dans cette maison, qui a l'idée d'aller voir ce qu'il y a sous ces boules...