jeudi 24 juin 2010

oh le vilain mail !

24 06 2010

Voici le copier-coller d'un message reçu dans ma boîte mail il y a deux jours :

''Objet : Caisse d’épargne : erreur de prélèvement bancaire

Expéditeur : Rappel

Bonjour Client(e) de Caisse d'Epargne, Votre Compte est bloquer , Car Nous avons remarquer un probleme sur votre Carte bancaire. Pour supprimer cette sanction et vous connecter automatiquement, cliquez sur ce lien . et suivez la régle tracer pour Mettre a jour de votre Carte Credit Ce lien n'est valide qu'une seule fois. Note: Si ce n'est pas compléter, nous serons constraints de supprimer votre carte indfiniment, car il peut tres utiliser pour illégal. Nous vous remercions de votre cooperation dans le cadre de ce dossier. Merci, Support Clients Service. En cas de problème, veuillez contacter notre Service Clients, par e-mail sur serviceclients@caisse.fr ou par téléphone au 09.69.36.00.46 (numéro non surtaxé).''

Je ne vous dis pas combien j'ai eu peur ! Surtout en voyant le terme "rappel" dans la colonne "expéditeur". Ce qui m'a d'abord frappée, c'est que l'Écureuil, outre qu'il connaisse mon adresse mail, ne se souvienne pas de mon nom... Ensuite, les fautes de français et d'orthographe m'ont fait frissonner. Si cet animal a et des pertes de mémoire et de graves lacunes dans sa propre langue, il est à craindre que l'argent à lui confié, fonde comme neige au soleil.
Passées ces premières émotions, je me suis souvenue que je n'avais pas de carte bancaire dans cet établissement, puis qu'il ne me restait plus aucun compte chez lui, ayant fait transférer depuis longtemps tous mes avoirs à un autre endroit. Non, pas transféré d'ailleurs, car l'Écureuil me demandait au moins 40 euros par compte transféré ! Conseillé par le gentil employé de la P., je suis allée chercher tous les sousous qui restaient sur mon livret A (le peu que je n'avais pu virer sur mon compte bancaire avant de me faire un chèque pour celui de la P.) et ensuite, j'ai demandé la fermeture de mes comptes (ça au moins, c'était gratuit) avant de rouvrir un livret A à la P.

Sentant l'arnaque, j'ai illico presto signalé ce vilain message à signal-spam, bien sûr. On ne le répètera jamais assez, personne n'a à vous demander par mail ou n'importe quel autre moyen d'ailleurs, les numéros et codes de vos cartes bancaires. C'est secret, c'est entre vous et cotre carte !

mercredi 23 juin 2010

Mauvaise rencontre

23 06 2010

Le soleil, ici, c'est comme la coupe du monde ! On nous promet monts et merveilles et puis à l'arrivée, le paquet cadeau est vide. Depuis lundi, arrivée prévue de l'été par météo France, la chaleur accompagnée de vent a eu du mal à faire monter le thermomètre jusqu'à 20°. Ce matin, c'est plus chaud mais le vent est toujours là. Et afin de paraître plus crédible, on nous annonce déjà un retour aux orages pour la fin de la semaine.

Hier après-midi, mon jardinier-homme toute main a débroussaillé et aspergé de désherbant un endroit un peu abandonné de mon "domaine", en projet d'aménagement. En redescendant du coutat, il s'est trouvé nez à nez avec cette belle brune :



(source : batraciens et reptiles du monde)

Je me doutais de leur présence par ici mais en dix ans, je n'en avais encore jamais croisées.

dimanche 20 juin 2010

Mon dernier jour de soleil

20 06 2010

C'était le 11 juin. Avec mon ami J.M, nous nous sommes promenés dans les vergers qui entourent son charmant village. Nous avons cueilli des cerises, déjà très abîmées par les pluies qui avaient précédé.
Aujourd'hui, les producteurs ne cueillent plus, c'est invendable. Qui sait si les tardives de juillet pourront être commercialisées ?



A mon retour, j'ai eu l'heureuse idée de tirer quelques portraits à mon jardin... Hier, toutes ces splendeurs, au bout de mon sécateurs, n'étaient plus que vilains tas gris de moisissures. Et pour changer, ce matin, toujours du gris, du gris et de l'humidité !



jeudi 17 juin 2010

Gants ou flambée ?

17 06 2010

En ce beau jour de presque été, la brume est venue relayée la pluie quand nous sommes allés, mon Doud, mon ami J.M et moi, faire notre promenade de santé dans les collines entourant le village. Pendant ce temps, mon jardinier rangeait mon immense garage envahi de planches, reste de matériaux de construction, meubles et autres cartons. S'il continue à pleuvoir chaque fois qu'il vient travailler, il reste à déblayer un étage au-dessus du garage ...
A notre retour, la tâche était terminée et je me retrouve enfin avec de la place, un établi immense et je n'aurais aucune excuse à laisser traîner tout ce que je dois repeindre : vieille table en fer, chaises de jardin en bois et meubles que je veux transformer en coin ordi.

Ce soir, j'hésite : je mets des gants, je fais une flambée, je me réfugie au lit avec l'ordi portable ? Impossible de me réchauffer depuis que j'ai cueillie les fraises avant le dîner. Pleines d'eau bien sûr, les pauvres, il était temps de les ramasser. Les rosiers n'ont jamais été si beaux et si éplorés ! Désolation ...

Depuis samedi matin, moment où je suis montée en voiture pour partir chez ma fille, je n'ai pas vu le soleil, il paraît qu'il faisait beau ici dimanche, sur Paris, c'était bien gris.
Par bonheur, Mia m'a enchantée par sa conversation, sa gaité et son joyeux défilé. Elle avait tout bien fait lors de la "générale", commencée bien tard le temps que tout soit en place. Inutile de vous dire qu'au moment du défilé, voyant son papy et sa mamouchka dans la salle, elle avait plus envie de batifoler que de tenir la main de sa maminou pour marcher bien sagement et joyeusement à ses côtés... Et puis elle avait faim, on interrompait son goûter. Moi, je n'ai rien vu car je filmais et je n'ai pas encore regardé mes images. Mais aux dires de Grande Fille, je découvrirais qu'elle a défilé en mangeant son gâteau, sa mère n'ayant trouvé que cette solution-là pour éviter le clache. Et lors de son dernier passage, elle criait : "je veux mon papy !"

dimanche 13 juin 2010

Défilé de mode

13 06 2010

Cet après-midi, je vais assister à un défilé de mode et devinez qui va présenter une partie de la gamme de vêtements ? Mia !

Elle le fera en compagnie de son autre grand-mère, sa Maminou, et de plein d'autres enfants et mamans. Moi, je filmerai l'évènement...

Ce défilé de mode est organisé par Les P’tites Kanailles du groupe PPA, au profit de l’ASSOCIATION SOS ENFANTS en solidarité pour Haïti.

C'est donc à 14h30, 10 rue St Claude à Paris. On me dit qu'on part alors je vous raconterai demain...

dimanche 6 juin 2010

la belle vie

06 06 2010

Depuis trois jours, quel plaisir ! Se lever, ouvrir les fenêtres afin de laisser entrer le soleil dans la maison, véritable glacière...
Installer l'activité du jour sous le parasol en pleine chaleur. Quand ça me toque, aller cueillir les fraises et les quelques cerises dans le coutat. Faire des projets avec mon jardinier enfin remis de son accident. Rester dehors jusqu'à 21 heures avant de se replier à l'intérieur car l'air est encore frais dès que le soir arrive. Rien de bien particulier mais le soleil change tout !
Il paraît que c'est déjà fini : les orages sont ce matin sur Paris, et annoncés ici dans l'après-midi. Tant pis, on fait comme si on n'avait pas entendu... Je me prépare pour aller avec mon ami J-M à un vide-grenier, plus pour la promenade que pour les achats à cette heure-ci. Les nuages nous tomberont-ils sur la tête ?

jeudi 3 juin 2010

De la couture, une affaire familiale...et des trocs

03 06 2010

Avant d'entrer dans le vif du sujet, un grand merci à mes lecteurs pour leurs vœux d'anniversaire.
Par ailleurs et suite à la résolution que j'ai prise, je vais essayer d'ajouter une sorte de petit compteur à droite de la page, afin que vous puissiez suivre mes progrès ou au contraire mes relâchements. Et je compte sur vous pour me rappeler à l'ordre, afin que je le mette à jour et que vous puissiez réagir en conséquence.

Ma grand-mère maternelle a travaillé quelques années dans un atelier de couture. Elle a commencé vers l'âge de 11 ans et déjà dans ces années-là (1914), c'était contraire à la loi et elle avait ordre de se cacher dans le placard dès qu'un étranger (potentiel contrôleur du travail) était annoncé. Pour les filles des milieux populaires, dont la scolarité n'allait bien souvent pas au-delà de l'école primaire, c'était la voie tracée, la couture.
J'ai déjà raconté ici, pourquoi ma mère avait échoué chez un tailleur pour faire un apprentissage de "culottière", alors qu'elle rêvait de sténo dactylo et comptabilité.
Lorsque moi-même j'ai dû choisir une profession, il n'y avait plus de fatalité et la couture est devenue pour moi un passe-temps. Les bases étaient acquises dès la maternelle - lacets à enfiler dans des trous, premières leçons de tricot en grande section, canevas et point de croix puis échantillon des différentes coutures et de tous les points de broderie.
Tout naturellement, la layette de grande-fille a été tricotée par la famille et moi-même, puis je lui ai fait nombre de robes et manteaux. De me voir souvent derrière la machine ou l'aiguille à la main, elle a commencé à bidouiller très tôt des habits pour ses poupées et elle savait tricoter dès l'âge de 4 ans. Devenues styliste, elle a créé sa petite entreprise il y a un an. Elle continue à m'enchanter par les jolies choses qu'elle réalise de A à Z.

Fifille, sa cadette (à partir de ce moment présent, je ne l'appellerai plus par ce surnom ici car je dois me résoudre : elle a 24 ans, elle est grande ! Ce sera désormais Seconde fille !), n'a jamais démontré beaucoup de goût pour les activités manuelles. Toutefois, il lui est arrivé de réaliser quelques objets et j'ai alors constaté qu'elle avait beaucoup de goût. Elle se montre plus sobre que sa sœur dans le choix des couleurs et motifs, comme elle l'est d'ailleurs dans sa personnalité, et elle effectue un travail soigné. Il y a quelques années, elle a voulu pour Noël une machine à coudre, que je lui ai choisie la plus simple possible. Lors de son dernier séjour, Seconde fille nous a montré sa dernière réalisation, ce porte-cartes :


Elle n'était pas contente d'elle. La doublure orange se voyait à l'extérieur. Oui, certes, ce n'était pas un modèle de perfection mais je trouvais pour ma part que le petit liseré orange d'un seul côté donnait du charme à cet objet. Sa sœur lui a expliqué qu'elle s'y était mal prise et elle l'a refait avec elle afin de lui montrer comment s'y prendre. Satisfaite de cette démonstration, Seconde fille, plus riche d'un porte-cartes modèle, a voulu jeter le sien. "Non , donne-le moi", me suis-je écriée. Pour une fois qu'elle avait fait un truc en couture, on n'allait pas le mettre à la poubelle ! Ce loupé m'émouvait, un peu comme le premier collier de nouilles...

Ces derniers mois, consacrant beaucoup de temps à ma nouvelle passion, j'ai un peu délaissé la couture. Il y a longtemps que je voulais un sac en tissu. Ayant eu l'occasion d 'échanger déjà un collier contre une housse de téléphone portable (muni d'une grande lanière afin de me le passer autour du cou lorsque je monte sur mon échelle) avec Tisanette, j'ai apprécié ses talents de couturière. Lorsqu'elle m'a demandé de faire un nouveau troc, j'ai tilté sur un sac qu'elle avait réalisé. Après lui avoir indiqué à peu près les couleurs qui me convenaient, je l'ai laissée libre du choix du tissu. Le paquet de Tisanette est arrivé le lendemain de l'histoire du porte-carte, le voici en recto-verso :


Outre le concours de circonstance dans le choix du tissu, je vous laisse admirer combien il est beau. Et pratique : je ne me lasse pas de tous ses avantages. Il est léger, on peut y mettre ce qu'on veut, le bourrer de tout pour l'avion ou le prendre juste pour porter la bouteille d'eau et les mouchoirs, y mettre les bouquins et la serviette de plage, je ne le quitte plus.

Mes filles sont reparties juste avant mon décollage pour la Sicile. Le soir, en rangeant un peu ma chambre, j'ai aperçu un paquet sur mon bureau avec un petit mot de Seconde Fille "Pour la fête des mamans". Il ne m'est pas venu à l'idée d'attendre le jour fatidique avant de l'ouvrir... Et voici ce qu'il contenait (sortez vos mouchoirs...) :



Un porte-chéquier ! Elle l'avait confectionné juste après le porte-cartes loupé, chez elle, tirant seule toutes les leçons de son échec... Je ne vous dis pas comment ça tombait bien, le mien étant en lambeau et combien on m'envie aux caisses des magasins. Et aussi combien je suis fière d'elle !