jeudi 29 avril 2010

Ateliers

29 04 2010

Chez Grande Fille, l'atelier est entre cuisine et salon/séjour, la table est débarrassée juste avant le repas et que ce soit dimanche ou lundi, ma courageuse grande a toujours un truc à la main, bouton à coudre, coupe de morceaux de chaussons, réception des messages et commandes de ses clientes sur son ordi, etc. Finalement, à moins de franchir le seuil de sa maison, elle ne sort jamais de son atelier.

Si vous avez un cadeau à faire, vous trouverez dans sa boutique différentes choses (il n'y a pas que des chaussons) très jolies, pour bébés, enfants, hommes et femmes, garanties 100% Made in France (et même maison comme je vous l'ai expliqué ci-dessus...). Celles et ceux qui n'ont pas encore participé au concours pour le choix du nom d'un chausson, peuvent encore le faire. Voici le lien Mes p'tits chaussons et quelques exemples d'articles:

Chaussons pour femme


Chaussons pour enfants


Chaussons pour hommes



coffret naissance

pour tout le monde...


une broche en tissu

Vous avez également la possibilité de composer vous-même votre modèle, si ce n'est pas merveilleux, ça !

Quant à mon atelier à moi, il est en train de changer. J'ai plus de chance que Grande Fille, je peux lui réserver une pièce entière. Après le p'tit tour chez le Suédois, j'ai rapporté un bureau que j'ai fini de monter hier. Deux caissons avec chacun 5 tiroirs, 2 mètres de longueur : j'ai de quoi faire plusieurs choses en même temps et surtout je peux libérer les tables du salon et de la salle à manger... Hier soir, jusqu'à 1 heure du matin, j'ai trié des apprêts et rempli des petits casiers installés dans les tiroirs. Il y a encore du travail mais j'espère bien pouvoir très prochainement me remettre à créer. En attendant vous pouvez voir mes dernière réalisations ici : les échanges de Mamouchka.

Voici un petit échantillon :



En ce moment, je cours partout : il faut arroser, soigner des plantes en pots ou en pleine terre, désherber les plates-bandes et tondre, et dans les prochains jours, arranger la maison, libérer une pièce la-haut afin qu'elle ressemble à une chambre. Car, enfin, je vais avoir mes filles en mai, une semaine et même une nièce avec la petite-cousine de Mia, elles se verront à peine une journée mais ça ne fait rien, on maintient le souvenir... Fiifille remonte de Montpellier, maintenant qu'elle est pôleuse *, elle peut bouger un peu. Je ne l'ai pas embrassée depuis Noël !

(*)inscrite à pôle emploi...

dimanche 25 avril 2010

Vie de famille

25 04 2010

Hier, j'ai passé une bonne soirée avec les enfants, chez les cousins de la cousine de Mia... D'adorables garçons, l'un un peu plus vieux que Mia, très en "fusion" avec elle chaque fois qu'ils ont l'occasion de passer un moment ensemble. Beaucoup de petits gestes de tendresse entre eux. Et de l'empathie de la part de Mia : le voyant endormi dans les bras de sa mère qui le transporte du canapé à son lit, elle s'exclame "pov petit gasson ! ". Elle-même n'a pu trouver le sommeil et n'a commencé sa nuit qu'à deux heures du matin, dans la voiture du retour...

Au parc, le même jour, sur la passerelle du toboggan encombrée de plusieurs marmots dont deux petites princesses blondes surveillées par un papa (ou grand-papa ?), s'adressant à ce dernier : "bonjou, je m'appelle Mia, suis la maman du bébé (c'est ainsi qu'elle appelle sa poupée fétiche Marie)". Grande fille me dit que, depuis quelques jours, elle répète ces paroles, tout comme elle vérifie souvent qui est qui, le papa de papa, les sœurs, les grands-mères. Moi-même ai eu droit à quelques questions concernant le nom de mes grands-mères et puis ai-je des sœurs ? Il me faut bien sûr lui rappeler le nom de chacune de ses trois grand-tantes.

Le bain coule, Mia veut savoir si je le prendrai avec elle. Non, lui dis-je, je n'aime me baigner que dans la mer, elle me rétorque : " moi aussi, avec Zoé ma tit sœur". Je la reprends : "ce n'est pas ta sœur, c'est ta cousine", "non, c'est ma tit sœur". On n'insiste pas, Zoé est en Guadeloupe, elle ne l'a pas vue depuis l'été dernier et voilà que depuis peu, elle s'attriste à ce sujet, tout comme elle pleure quand les gens qu'elle aime s'en vont.

Demain, pendant sa sieste, je partirai avec Grande fille faire un tour chez le suédois où je compte acheter un bureau double pour mon "atelier". Mia sait que je ne l'emmènerai pas dans ma maison mais je préfère ne pas la voir pleurer. Je reprendrai donc directement la route vers le Sud où mes deux chats guettent mon retour.

vendredi 23 avril 2010

le rempotage

23 04 2010

Une tâche toujours difficile pour moi car il faut soulever des pots, tirer des plantes qui ne veulent pas quitter leur récipient devenu trop petit, se baisser, aller à l'évier vingt fois pour récurer des soucoupes, etc. Afin de me soutenir dans ce travail, le salon de jardin est réquisitionné ! Les pots vides et une vieille cuvette servant à faire les mélanges de terre sur la table, une caisse de compost sur une chaise, sur une autre un seau servant de poubelle et roule ma poule ! Chaque potée remontée de la cave est inspectée, dépouillée de ses feuilles fanées, taillée. Pour chaque plante, la jardinière doit prendre la bonne décision, un simple grattage au pied avec un apport de compost, un changement complet de la terre, un transfert dans une plus grande jardinière, un séjour dans la véranda pour les plus chétives ?

Après avoir en deux jours réglé le sort à une quinzaine de pots, j'ai ce soir tout rangé et le karcher qui avait servi à laver la voiture est entré en action afin de réparer les dégâts occasionnés et par l'hiver et par cette activité ô combien salissante !

Vers 20 heures, je suis rentrée éreintée et très humide mais quel plaisir, lorsque je jette un coup d'œil par la fenêtre, de voir la table et deux chaises propres prêtes à m'accueillir !

Quelques petits secrets :
- Mamouchka la jardinière, quand elle en a fini avec une plante, se met à lui parler "alors voilà, ça va mieux, tu va pousser maintenant ? "
- La même prend un malin plaisir à mettre ses mains dans la cuvette, sans gants, afin de triturer la terre, d'enlever les feuilles et les cailloux, les débris de tuiles tombés du toit l'automne dernier qui pourraient blesser les racines.
- il paraît qu'elle abandonne son jardin demain et s'en va voir sa petite-fille, petit prodige qui, sur les traces de sa grand-mère et de sa mère, enfile des petites perles avec une vraie aiguille...


(photo empruntée à ma fille)

mercredi 21 avril 2010

La vie reprend

21 04 2010



Le soleil s'est installé depuis samedi et comme le dit mon titre, tout change !

Un peu de marche à pied samedi et désherbage du jardin, tout doucement, je souffre trop. Dimanche deux vide-greniers entrecoupés d'un bon repas dans un restaurant charmant. J'ai ramené une tasse anglaise, sans la soucoupe, dommage. Et depuis, une heure par-ci, une heure par-là, le désherbage avance coûte que coûte...

Hier, est-ce l'entrainement ou bien un effet des nouvelles pilules que j'avale depuis ma dernière consultation à Paris, j'ai pu jardiner 4 heures de suite. Il faut dire que les positions étaient un peu plus variées, le désherbage alternant avec des déplacements de vivaces, de la plantation de dahlias et de pieds d'asters et lysimaques, ces dernières ayant passé l'hiver en pots en attendant que je leur trouve une nouvelle place.

Aujourd'hui encore, le soleil est là, je vais bientôt retourner à la tâche, au programme : toujours le désherbage et le déplacement d'un ou deux rosiers. Il y a une semaine, je ne pensais pas que je reprendrais avec autant d'entrain l'entretien de mon paradis vert, un certain désintérêt semblait s'être installé pendant ces longs mois d'hiver. Et puis le retour du soleil a suffit à ramener mon âme de jardinière...

Pauvre doud' est rentré chez lui avec un tour de rein, chopé en remontant les gros pots de lauriers rose entreposés à la cave...

jeudi 15 avril 2010

un air de printemps

15 04 2010

Je ne vous dis pas à quelle heure je me suis levée, j’ai honte. Pour ma défense, il faut préciser que mon insomnie m’a conduite à déjeuner avant de me coucher, oui, 6 heures sonnaient au clocher et dans les premières lueurs du jour, je lâchais les chats dehors…

A mon premier réveil, les quat’pattes sont rentrés. Mes titubations* m’ont conduite à me recoucher et quand je suis revenue à la vie, c’était le printemps, un peu frais encore mais un vrai printemps, j’ai enfin coupé le chauffage et ouvert toutes les fenêtres ! Armée de mon appareil numérique, au milieu des fleurs du jardin, j’ai photographié les trois dernières collections de bijoux fraichement terminées, je vous les mettrai en ligne après une séance musclée de désherbage.

(*)Non, ce n’est pas le très bon vin de Coulanges la Vineuse but raisonnablement hier soir qui me faisait tituber, mais le manque de sommeil…

où comment retrouver le moral...

15 04 2010

Un coup de fil en guise de réveil, mon ami J.M qui demande des nouvelles. Pas bien réveillée, je lui promets une tarte à l'heure du thé. J’ai un stock de mûres dans le congel, qu’il faut évacuer avant la prochaine récolte. Je comptais en faire des glaces et finalement, j’ai inventé une recette à ma façon vite faite et qui passe mieux qu’une glace par les temps froids : une pâte sablée (achetée toute faite dans mon cas mais j'ai vérifié cette fois-ci : sans huile de palme), une couche de baies encore congelées (j’ai fait aussi framboise et cassis mais avec plus de sucre dans ce dernier cas) et je bouche les trous avec un mélange battu composé de 3 œufs, environ 3 cuillerées à soupe bombées de sucre, un peu de crème fleurette, de la poudre d’amande (au jugé) et si c’est trop épais, un peu de lait. Voilà, ça va plus vite que d’éplucher des pommes.

Dix sept heures, toujours personne, j’en profite pour enfiler des perles et terminer quelques nouveaux colliers.

Dix sept heures trente, coup de fil : « Allo, c’est J.M, ça fait une demi-heure que je cherche mes clés de voiture, je ne les retrouve plus et je n’arrive pas à faire démarrer avec mon double qui est déchargé (?). Je renonce à venir. » Bon allez, je suis bonne, je mets la tarte dans la voiture et c’est moi qui vais. Et qui l’emmène ensuite faire son loto et chercher des sous et quelques courses (des fois que cette histoire de clés se prolonge…). Et puis après le thé et la tarte, finalement, on est allé en ville se faire un p’tit resto, un nouveau. C’était bof, devant le manque d’originalité de la carte, je me suis réfugiée vers du "non cuisiné" avec un tartare de bœuf… Et la tarte au citron promise par le menu n’étant plus "en stock", la vengeance est venue sous la forme d'une montagne de glace au chocolat recouverte d’un impressionnant dôme de Chantilly (un chocolat liégeois, quoi...).

mercredi 14 avril 2010

La Toussaint après Pâques !

14 04 2010

Non je ne suis pas contente du temps ! Après la bise glacée, la pluie et depuis hier, le brouillard ! Je reste enfermée et je ne vous montrerai pas de photos des touffes de primevères et de pensées qui égayent le jardin, pour qui ? Les oiseaux seuls en profitent. Il n'y a même pas de cohorte de touristes qui passent sous mes fenêtres comme habituellement durant les congés scolaires (enfin, cohorte, pour quelqu'un comme moi qui ne voit guère de monde en temps ordinaire...) en faisant des réflexions à hautes voix comme si le monde paysan était sourd... Les mauvaises herbes en profitent pour coloniser les plates-bandes et mon homme-toutes-mains me fait faux-bond. Le malheureux est tombé d'une échelle en coupant un arbre et souffre d'une fracture de clavicule. C'est un accident du travail qui n'est pas survenu chez moi et heureusement (enquête sur les conditions de sécurité, majoration des cotisations accident du travail et j'en passe...). Deux mois d'arrêt pour commencer. Et quand il va reprendre, je vais bien sûr être très vigilante sur les travaux qu'il ne pourra pas faire, adieu faux-plafond dans ma pièce principale, il va falloir que je trouve quelqu'un d'autre.

Pour illuminer un peu mon moral, mon Doud' m'emmène en voyage le mois prochain, une semaine en Sicile. Je sens que je vais regretter que ça ne dure qu'une semaine, j'ai tellement envie de chaleur que j'abandonnerais bien tout ici pour changer de vie et aller me réfugier dans une cabane sur une plage bordant une eau à 25 °...

Une petite image de mon rêve...