samedi 23 janvier 2010

La St Vincent au village

23 01 2010

Est-ce parce qu'il y a 25 ans, j'ai fait partie d'un comité de St Vincent durant trois années, que j'évite maintenant ce genre de manifestation ? Dans mon village, je n'en vois que peu de choses : quelques jours avant le début des festivités, les sapins de Noël répartis tous les 30 mètres de chaque côté de la rue principale, sont déshabillés de leurs décorations brillantes, remplacées immédiatement par des fleurs en crépon uniformément jaune. Par contre, mes oreilles ont commencé hier après-midi à entendre les répétitions de musique, la salle des fêtes se situant à 200 mètres de ma maison... Heureusement, une fois les fenêtres fermées, je n'entends que le caisson de basses. Et cela va durer encore deux jours. Il va y avoir de la viande soule des excès et certains villageois auront bien du mal à retrouver leur maison...

Depuis mon retour, je reste bien gentiment au chaud et je me repose des fatigues de mon voyage parisien. Il n'y a pas eu de neige, même pas de pluie mardi et jeudi lorsque j'ai fait les trajets. Je m'étais munie de mon parapluie car la météo annonçait les grandes eaux sur toute la France pour mercredi. RER et métro m'ont menés à bon port et j'ai eu les explications nécessaires pour trouver rapidement le bon bâtiment pour ma consultation. Accueil agréable, un peu d'attente car en plus des deux personnes avant moi, on a dû faire passer une personne qui avait besoin d'un traducteur en langue des signes, ce dernier employé par l'hôpital ne pouvait s'attarder étant attendu ailleurs.

Le chef de clinique rhumatologue m'a bien sûr vite confirmé que je n'avais pas la maladie qu'on s'évertue à me coller depuis x années ! Et il a trouvé drôle qu'un soit-disant médecin qui fait des consultations anti-douleur m'ait déclaré qu'il ne pouvait rien faire pour moi, car il y a toujours une solution, même s'il faut envisager de donner de la morphine lors des grosses crises. J'étais bien contente d'être enfin entendue, car cela fait un moment justement que je répète que je n'ai pas les symptômes de la fibromyalgie, maladie que je connais assez bien pour avoir accompagné pendant longtemps dans mon travail, plusieurs malades qui en étaient atteints. Pour le moment, le diagnostic n'est pas tout à fait établi, je dois prendre un traitement anti-inflammatoire et selon ma réaction, il sera possible de dire si oui ou non, j'ai une spondylarthropathie. Et mettre des semelles orthopédiques dans mes chaussures pour éviter d'aggraver mes problèmes de pieds. Bilan dans deux mois.

Le plus drôle, c'est ma sœur qui me dit hier soir qu'elle a vu un rhumato et qu'il lui a dit qu'elle souffrait d'une ... fibromyalgie. Vu les symptômes qu'elle présente, il y aurait une erreur de diagnostic que ça ne m'étonnerait pas !

J'ai profité durant ces deux jours de ma petite-fille, de plus en plus bavarde et rigolote, elle m'a bien fait rire. On a joué toutes les deux dans sa chambre, elle par terre, moi souvent dans le fauteuil. Et quand elle m'a trouvée un peu collante car je voulais lui mettre de la crème sur sa dent, après qu'elle se soit écriée : "j'ai mal, j'ai mal", deux doigts plongés dans le fond de sa bouche, elle m'a regardée et dit : "va dans ton fauteuil".... Mia était fort enrhumée quand je suis partie, éternuant à qui mieux-mieux et le nez coulant comme une fontaine. La nuit suivante a été agitée. Fièvre et douleur cette fois-ci à une oreille l'ont bien sûr conduite chez le médecin qui a trouvé une "myringite bulleuse". Cette petite, elle a toujours des trucs au nom bizarre, elle ne sait pas faire une simple otite comme les autres enfants... J'espère qu'elle sera vite guérie, ma petitoune.