ven 1 jan 2010

La formule consacrée...

01 01 2010

BONNE ANNÉE, BONNE SANTE !

Enfant, à partir de trois ans et demi, mes parents et grand-parents me faisaient répéter plusieurs jours à l'avance la formule consacrée, que je devrais débiter tout au long de la semaine du nouvel an, voire plus, car la famille était nombreuse et élargie. Il n'était pas question d'oublier un cousin issu de germain ou la vieille marraine d'un autre cousin, qui faisait partie de la famille sans en être...
A l'époque, j'habitais un quartier excentré de la ville et mes parents se déplaçaient chacun en solex. Avec quatre filles (deux de quatre ans et demi, une de trois ans et demi et la petite dernière de trois mois), impossible de faire la tournée du nouvel an. Mon père visitait donc les personnes qui ne pouvaient se déplacer afin de leur présenter les vœux de toute sa troupe. Quant aux autres, ils se faisaient une joie de venir nous voir dans le courant du mois, tous subjugués par cette famille de trois filles presque triplées. Si mes sœurs n'avaient pas leur langue dans leur poche dans le cercle restreint que nous constituions, elles devenaient muettes et vertes de trouille dès qu'une personne peu fréquentée passait le seuil de notre porte. Il relevait du défi de leur faire réciter la formule apprise "bonne année, bonne santé", en embrassant de vieilles joues ridées principalement féminines, car c'était l'époque où les femmes survivaient vraiment longtemps à leurs hommes éreintés par des travaux durs ou par des séjours dans un camp de prisonnier en Allemagne. Des larmes, des angoisses, des cris, pas de claques ce jour-là, on n'osait pas trop devant la famille éloignée.
Quand mon tour venait de dire la phrase, j'avais la boule dans la gorge d'avoir vu l'énervement de mon père et la résistance de mes sœurs à lui obéir. Alors je m'exécutais d'une voie encore plus rauque qu'à l'habitude, et j'étais emplie de honte. Oui, car la bonne année, je comprenais, puisqu'on changeait d'année, mais que venait faire le mot santé, dont je ne comprenais pas le sens, là-dedans ? Mystère ... Je crois que ce mot mystérieux me faisait peur. On avait dû me parler de maladie. Et mes sœurs et moi étions si souvent malades, des vrais maladies multipliées par trois avec médicaments, parfois piqûres, alitement, complications pour ma mère qui ne savait plus où donner de la tête, entre la prise de médicaments et les menus spéciaux qu'on imposait alors en plus des antibiotiques.. Ce mois de la galette n'était pas une bonne période pour moi. D'abord je n'aimais pas beaucoup la galette, en plus il fallait débiter à toute occasion cette phrase, non, je n'aimais pas, même si de temps à autre, un paquet de Noël arrivait avec les retardataires.
Mais j'ai grandi, et maintenant, je sais que le plus important c'est souvent la santé, alors à tous et à chacun qui me lisez, je souhaite une

BONNE ANNÉE, BONNE SANTE

10 commentaires à La formule consacrée...

01 01 2010
mirovinben :

Bonne année. Bonne sans T, forcément... nécessairement... évidemment... et surtout.

01 01 2010
Fauvette :

Très bonne année Saperli !

01 01 2010
Anthom :

Bonne et belle année à toi et aux tiens!

01 01 2010
Gilsoub :

héhéhé, nous avons tous dans nos placard à souvenir, une ou deux tantes à moustaches, somme toutes très gentils mais qui nous faisais plus ou moins peur ;-) En attendant, je te souhaite tout plein de bonnes choses pour 2010 et cette nouvelle décennie qui commence!

01 01 2010
heure-bleue :

Très bonne année Saperli, arrivons nous à nous rencontrer en 2010...

01 01 2010
Catherine :

Une très bonne année en bonne santé pour toi et les tiens.

01 01 2010
samantdi :

Bonne année Saperli, dans ta maison bien réaménagée, au milieu de tes chats ! Outre la santé, je souhaite la prospérité de tes filles, surtout celle qui fait de si jolis chaussons, et bien des joies avec Mia !

02 01 2010
Flo :

bonne année à toi et à tes proches !

02 01 2010
Elyane :

Chez moi aussi on me demandait de souhaiter la bonne année aux oncles ,tantes et assimilés;J 'avais l'impression que cela ne s'arrêterait jamais ,la famille étant grande et il ne fallait pas oublier les amis,les voisins,les commerçants....et le plus stressant était d'embrasser tous ces gens.C'est pourquoi je n'ai jamais obligé mes enfants à faire la bise,il me suffisait qu'ils disent bonjour!!!!!

03 01 2010
mab :

Ah toi aussi tu craignais les vielles tantes moustachues. je te souhaite de voir Mia le plus possible. et aussi de te rencontrer si tu passes par la Seine et marne