

Une grosse séance à deux, mardi après-midi, a permis de poser le papier peint dans mon couloir, il en reste environ un quart à terminer, ainsi qu'un peu de peinture de ci de là.
Hier, j'ai passé une partie de la journée à récupérer de la fatigue de la veille, puis j'ai coupé la garde-robe de la future poupée Waldorf en tissu, à qui il ne manque que les cheveux, j'attends que le facteur me livre les pelotes commandées pour la perruque. Je crois que je vais attendre demain pour reprendre les travaux du bâtiment, mes articulations grincent encore trop ce matin. Donc après une nouvelle séance de repos (je me sens vraiment attirée par mon lit !), je vais coudre la garde-robe dans l'après-midi. Le facteur n'est pas encore passé, je pense qu'il y a encore des grèves ou je ne sais quoi, le courrier se fait désirer en ce moment, j'attends un paquet qui est parti il y a 10 jours, faut-il que je fasse une croix dessus ? C'était un cadeau pour mon Doud, dans l'incertitude de le recevoir un jour, j'en ai donc commandé un second... Sans pelotes de laine, toujours pas de cheveux pour la poupée !
Il neigeote ici, pas comme dans le Morvan, rien de bien méchant malgré des températures froides, je baisse le chauffage et j'allume l'insert, afin d'économiser un peu de fuel.
Ma merveille attend le Père Noël comme tous les enfants. Elle a garni le sapin avec sa mère, elle regarde par la fenêtre et prétend qu'elle voit l'homme en rouge (pourtant, après vérification de sa mère, il n'y en a aucun de pendu après une gouttière dans les environs) et de temps en temps elle dit : "maman, le Pé Noé, l'est venu". Alors Grande Fille lui réponds "ah non, c'est pas encore maintenant, va voir sous le sapin, tu verras qu'il n'y a pas encore de cadeaux". La voilà parti dans le salon et elle revient, l'air déconfit et s'exclame "Ben non, l'est pas venu!". Pauvre bout de chou, c'est torturant à cet âge-là de devoir attendre si longtemps ! Cela me ramène à mon enfance et je me souviens combien les jours me paraissaient longs (je crois que malgré la présence de mes deux sœurs et tous les jouets dont nous disposions, jusqu'à ce que je sache lire, je m'ennuyais)... Pourtant, le sapin n'était préparé que dans la nuit de Noël par mes parents, les vitrines ne se garnissaient de guirlandes dans mon quartier qu' assez tard. L'énervement commençait à monter dès que les vacances étaient là. Une année, la veille de Noël, pendant que ma mère était en train de préparer le repas de fête dans la cuisine (un minuscule boyau de quelques mètres de long sur deux de large), mes sœurs me poursuivaient en courant et criant dans le salon. Ma mère ayant un instant tourné les talons, je fis une incursion dans la cuisine et vlan, tous les saladiers en verre (vides heureusement) par terre ! Claques, larmes, etc...
Les pelotes sont arrivées ! Allez, vite au travail...