vendredi 31 juillet 2009

Déjà parties...

31 07 2009

Voilà, la semaine des filles est terminée. L'aînée et sa coquine de Mia sont parties hier et les valises sont en cours de préparation car demain, elles repartent en Guadeloupe. J'ai conduit la cadette ce matin à la gare, elle est dans le train corail (parce que c'est moins cher...) en direction de Montpellier. Moi et les quatre chats, on ne sait plus très bien où on en est, il faut se réhabituer au calme.


Un petit bilan des progrès de Mia (23 mois) :

elle parle, en langage "respect des voyelles et uniformisation de toutes les consonnes en 3 ou 4 sons bébé" (te pour ke, disparition des re, fe, le, etc., exemple tata Toto pour tata Coco, Ahohé pour Aloé, Mouta pour Mamouchka.

elle chante très juste et connaît l'air de toutes les comptines de ses différents doudous et autres jouets musicaux

elle met seul sa socquette au pied gauche, et échoue invariablement pour l'autre pied

elle mange seule et proprement si on la surveille, sinon, elle met les mains dans l'assiette et se fait un plaisir à malaxer ses aliments et plus ça colle, plus elle est ravie ...

elle comprend tout ce qu'on dit et sait très bien comment nous contrarier. Exemple : je lui donne un petit suisse au fameux cacao naiss couic. Je n'entends rien, nous sommes trois à nous exclamer "qu'est-ce qu'on dit", on insiste, pas de réponse. Sa mère se met à vanter le goût du produit, qu'elle n'achète jamais mais qu'elle pique à sa fille ici, moi aussi d'ailleurs. Mia confirme "hummm, hé bon", le nez dans le pot et elle relève la tête sur le côté en me regardant et en souriant "aci, Mouta !" (traduction pour ceux qui ne suivent pas : merci Mamouchka). Mieux vaut tard que jamais !

Mia, qui sert de secrétaire à sa mère (la preuve ici), écoute très bien ce que dit l'ordinateur rose car elle prend un livre sans image et lit " a, b, debevé, i, " et hier, elle lisait la plaque d'immatriculation de la voiture à maman ! Qu'elle sache qu'au-delà de un, c'est deux invariablement pour toute quantité, passe, mais qu'elle se mette à essayer de lire avant deux ans, ça devient problématique, encore une qui va s'ennuyer à l'école !

Cette petite-fille modèle, pour le moment, aime bien aller sur les toilettes mais juste pour avoir une feuille (une seule !) de papier toilette et la mettre ensuite dans la cuvette... Elle enlève ses couches seule, mais il faut lui remettre quand elle a envie de faire "tata". Pas grave, on patiente...

Bref, elle me manque et sa mère aussi, déjà, enfin je pense que ce sont les premières 24 heures de séparation les plus difficiles... Et de savoir que pendant un mois, je ne pourrai pas décider de sauter dans ma voiture pour aller les voir, elles seront si loin !

mardi 28 juillet 2009

Les joies de l'été...

28 07 2009

un jour sur deux.

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lundi 20 juillet 2009

la jolie colonie de vacances....

20 07 2009

Ma fille cadette (surnommée Fifille ici) est depuis deux semaines et pour une semaine encore, animatrice stagiaire, en vue d'obtenir son BAFA, dans un centre de vacances qui dépend d'une association promouvant l'accès à tous de la nature. C'est sa première expérience. Elle a été recrutée par la directrice, après avoir mis son CV sur Internet.

Travaillant en juin, Fifille n'a pu rencontrer la directrice, elle s'est juste entretenue avec elle par téléphone avant de lui faire parvenir les pièces de son dossier. Une amie lui raconte que la seule mauvaise expérience qu'elle a connue s'est produite justement dans ces circonstances. Quelle rabat-joie, cette copine...

Avant de partir, Fifille reprend contact avec la directrice pour régler les problèmes matériels et connaître un peu les conditions de travail. Petit centre, vingt à vingt cinq enfants, qui restent en général une semaine donc sur 3 semaines, elle verra passer trois groupes d'enfants. Pour ce qui est du lieu d'accueil, il est loué par une communauté religieuse, la directrice n'a vu que l'extérieur et n'a pu visiter, elle précise simplement que "ça a l'air vieillot". Et cerise sur la gâteau : pas d'animateur garçon (alors que ce sont majoritairement des garçons qui sont inscrits, l'âge allant de 8 à 16 ans), pas de surveillant de baignade pour aller au lac et compte tenu du peu d'inscriptions, pas de cuisinier, la directrice est chargée de se débrouiller pour les courses et la cuisine.

Malaise de ma future détentrice du Bafa, elle sent que l'expérience risque d'être cuisante, en effet. Bon, advienne que pourra, la voilà partie. Premier appel avant l'arrivée des enfants : le centre est pourri, la literie est immonde et le bâtiment au milieu des bois est entouré d'une clairière dont l'herbe n'a pas été tondue et est parsemée de déjections de moutons. Donc en plus d'assurer le ménage d'un local fermé depuis avril, les "monos", au nombre de trois, doivent nettoyer les abords...

Premier SMS : "gros bisous d'une animatrice qui fait ce qu'elle peut face à un centre pourri, une directrice inexistante, pas de matériel, un dortoir de 26 garçons pour 6 filles. État de fatigue déjà bien avancé, mais aussi de beaux moments avec les enfants."

Ahhhh, la mère inquiète pour son bébé de 23 ans, se dépêche de lui proposer de lui envoyer des colis car si la directrice est nulle, en plus du reste on a peut-être faim dans cette colo. Réponse : "ça va on mange bien, t'inquiète pas. On a péché des têtards ce matin. Je commence à être fatiguée mais ça se passe bien." Bon, la friture de têtards, après tout, oui, pourquoi pas ....

Le lendemain, je me dis qu'en colo, on s'ennuie de sa maman et comme en m'amusant avec mon téléphone portable, je viens de découvrir que je pouvais tourner des vidéos et les envoyer, je me filme en train de lui dire que je l'aime et que je lui fais de gros bisous. Sa réponse : "merci pour la vidéo. Je me sens bien comme animatrice mais on a un groupe de grands chiants. Je préfère les petits."

Suivent quelques sms pour se dire bonsoir et pour que je commande un billet de train pour son retour.

Dimanche dernier, coup de fil de Fifille. Elle est a X, ayant reçu l'ordre de convoyer deux enfants. Normalement, ça se passe le samedi. N'ayant pas de consignes pour les deux intéressés, la directrice a pensé que les parents venaient les chercher au centre. Finalement, non, elle a été prévenue tard le samedi par l'association : on avait oublié de la prévenir que la mono qui allait jusqu'à Y, devait continuer jusqu'à X avec ces deux enfants. Fifille, outre qu'elle est partie à 5 heures du matin pour se taper trois trains après le trajet jusqu'à la gare en minibus sur une route de montagne qu'elle ne connaît pas, est malade, et ne rentrera à la colo que vers 22 heures après s'être tapée de nouveau la route de montagne. Alors elle me déballe tout : trois monos qui n'ont pas eu leur journée de congé mais seulement une matinée durant laquelle elles ont dû assumer la cuisine, les enfants encadrés dans des conditions hors loi surtout lors des sorties, groupe de 25 avec elle seule en ville pendant que l'autre mono allait je ne sais où, la directrice qui emmène plus de passagers que ne doit en contenir le mini-bus. De plus, elle a refusé de venir à la réunion la veille au soir car elle avait son homme qui la pelotait dans la cuisine avec vue sur le préau où était réuni le groupe d'enfants pour le bilan quotidien (enfin, alors qu'elle sortait pour aller "pisser", Fifille l'a coincée et l'a traînée par les cheveux et a réussi à la faire venir pour fixer les emplois du temps).

En mère inquiète, je hausse le ton : "en rentrant, tu exiges de voir le médecin et pour le reste de la semaine, tu refuses les missions hors loi car en cas d'accident ta responsabilité sera aussi engagée. Et tu vois avec les deux autres pour une action commune comme informer dès demain cette directrice que vous n'assurerez pas la troisième semaine dans ces conditions et que sans changement, vous partirez samedi avec les enfants." Je lui remonte le moral comme je peux, elle me prévient le soir par SMS qu'elle est bien rentrée. Puis le lundi, qu'elle a pu parler avec la directrice et qu'elle va mieux "psychologiquement" (elle sait trouver le mot qui me rassure...). Elle a vu le médecin, elle est simplement enrhumée, les enfants ne lui ont pas refilé un truc comme la grippe A...

La semaine dernière, aucune réponse à mes petits bonsoirs, bon, elle est très occupée, c'est normal. Vendredi je commence à m'inquiéter, je me fais plus insistante dans mon sms. Samedi matin, enfin un petit mot, sans fioriture : "Vive les enfants, j'ai attrapé des poux". Ça alors, c'est le pompon... Envoi de quelques conseils d'hygiène (avec une inquiétude pour son budget de jeune fille au chômage non indemnisée qui travaille de temps en temps 25 heures par semaine et fait une colo payée au lance-pierre) : un nouveau sms me rassure, la dirlo va acheter tout le nécessaire y compris pour la literie...

Appel ce matin de Grande fille, qui me prévient que notre organisation (que j'aille chercher Mia jeudi pour trois jours de vacances seule avec moi et que sa maman vienne la rejoindre lundi en ramenant Fifille de la gare TGV) risque d'être chamboulée car son grand-père paternel est en train de mourir. Donc elle devra probablement venir avec Mia avant jeudi afin d'assister aux obsèques et repartir car elle a un truc prévu samedi. Elle reviendra ensuite lundi avec sa sœur , qu'elle a eu au téléphone vendredi. Je m'enquière donc de nouvelles plus fournies que sur les sms : les trois monos ont décidé de rester, la directrice annonçant un groupe de 15. Mais finalement, l'asso a rappelé, ce sont 25 enfants qui séjourneront cette troisième semaine... J'avais vu effectivement sur le site de ce vendeur de séjours, qu'il soldait pour des départs à la dernière minute...

Surtout, que les parents d'enfants partis en colo qui me lisent ne s'inquiètent pas : même si les organisations pêchent, il y a toujours des monos qui assument, surtout quand ils n'ont aucune expérience...

INFOS de dernière minute suite à un appel de Fifille :

- compte tenu du prix des produits anti-poux, la directrice s'est contentée d'acheter, pour toute la colo, un peigne fin...

- une maman accompagnant son enfant, vu l'état du dortoir, s'est mise à pleurer. Elle ne voulait pas le laisser mais sans doute en l'absence de mode de garde, elle n'a pu faire autrement mais elle est revenue le lendemain pour lui apporter une paire de drap neuf. Aujourd'hui, elle a ameuté l'asso, la DDASS, jeunesse et sports ainsi que la mairie du lieu de séjour. Tout ce petit monde viendra faire une inspection dans la semaine, sachant que Jeunesse et sport, qui connaît parfaitement l'endroit, était déjà passée il y a deux semaines ce qui ne sert à rien puisqu'elle a simplement donné un avis défavorable pour le lieu de séjour mais n'a pas demandé la fermeture du centre... Il me semblait qu'il y avait des demandes d'agrément avant le séjour, je m'en vais vérifier la législation... En tout cas, je remercie cette maman, car ça me démangeait d'en faire autant...

"Belle dame"

20 07 2009

Cynthia cardui (Linnaeus, 1758)

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dimanche 19 juillet 2009

Fin d'un chantier

19 07 2009

Vendredi soir, les spécialistes du chauffage ont remballé leur matériel et sont partis définitivement. Enfin presque, il reste à mettre en route, en septembre, car l'artisan n'a pas eu le temps, il devait libérer ses apprentis. Il doit m'apporter la facture, j'espère qu'il se souviendra alors qu'il a commandé une vitre afin de remplacer celle cassée dans la véranda... Mis à part ces quelques aléas, je n'ai qu'à me féliciter d'avoir choisi ce chauffagiste, qui est très sérieux et n'a pas laissé trop traîné le chantier. Pendant qu'ils vérifiaient partout si la mise en eau entraînait des fuites, je me suis réfugiée dans la couture, et j'ai mis une dernière main aux deux robes des jumelles (petites-cousines de Mia), que Grande Fille emportera en Guadeloupe le 1er août.



Et maintenant, je retourne à mes placards ! Il y a des tonnes de poussière dedans, les tuyaux de chauffage choisissant le plus court chemin donc les traversant systématiquement ! Et comme je n'avais pas pu les vider entièrement, j'ai simplement protégé le contenu avec des draps. Eh bien il faut maintenant tout vider, dépoussiérer, faire des lessives, et j'en passe...

mercredi 15 juillet 2009

Après la pluie...

15 07 2009

Je pensais que l'automne était déjà arrivée, ayant dû ressortir couette, chaussettes de laine et pyjama à manches pour dormir... Je n'avais pas vu le soleil depuis près d'une semaine et on annonçait à la météo une baisse des températures... La gelée peut-être aussi ? Non, miracle, ce matin, beau soleil ! Mes pauvres plombiers qui ont fait le pont du 14 juillet, font grise mine, surtout que le week-end prochain serait re-pluvieux.

Leur premier travail ce matin : chercher l'origine d'une odeur suspecte dans la cuisine depuis leur départ jeudi dernier, ressemblant aux effluves d' huiles de vidange qui se dégagent dans l'atelier d'un garagiste et ce, depuis qu'ils ont posé le radiateur... Finalement, après re-déménagement de l'électroménager, c'est une fuite de fuel, provenant du tuyau qui alimentait l'ancienne chaudière... Nettoyage, épandage de sciure que j'avais soigneusement gardée dans un bocal pour de futures réparations de boiserie, on dirait que ça va mieux déjà.

J'ai filé au jardin afin de voir ce qui s'y passe armée de mon appareil photo. Quelques insectes, peu d'abeilles et pas du tout de papillon cette année. Je ne comprends pas, je n'ai pourtant fait aucun traitement cette année, les rosiers n'ont vu que mes doigts pour écraser les quelques pucerons dont ils étaient pourvus, je n'ai même pas mis de bouillie bordelaise, juste un peu de souffre en poudre sur quatre pieds de courgettes et je ne pense pas que cela ait une action quelconque sur les insectes... Le désert ! Je me pose quand même des questions, voyant une partie de mes végétaux blanchir chaque année d'une drôle de façon, je pense parfois qu'ils manquent de fer mais non, ce n'est pas ça, certaines fleurs pâlissent également par endroit. Quelle énigme, il faut que j'en trouve l'origine ! Pas de voisin pour empoisonner mon air, juste le service municipal qui épand de temps en temps du désherbant. Je me demande quand même ce qu'ils mettent dans leurs vignes et voilà deux jours, j'ai découvert que l'eau de la commune était non seulement trop chargée en nitrate mais aussi atteinte de turpitudes !

Les abricots ne sont pas mûrs, sauf celui tombé au pied de l'arbre, qui était délicieux !

Un aperçu des quelques petites bêtes qui ne boudent pas mon jardin...



jeudi 9 juillet 2009

Demain peut-être...

09 07 2009

Depuis quelques jours, je pensais aller passer le week-end chez mon Doud', qui est là depuis lundi, tout simplement pour aller respirer un autre air que celui de mon chantier permanent. Outre les désagréments de la poussière, se dégage dans ma cuisine un parfum d'huile de vidange (ou assimilé) depuis que le radiateur a été posé ... Mon Doud' m'aurait emmené demain puis nous serions remontés mardi.
Puis finalement, j'ai renoncé, car le chantier a besoin de moi, et puis surtout, je surveille ça, et j'espère bien m'en gaver très bientôt :