mer 29 avr 2009

J'ai fait un rêve

29 04 2009

J’ai fait un rêve.

Je rendais visite à mon mie d’enfance, que je n’ai pas revu depuis 29 ans environ, puisque devenue adulte, nous n’avions plus beaucoup de points communs autres que d’avoir été obligées par nos familles respectives, de douloureusement traverser l’enfance ensemble.

Je vous passe les péripéties de ce rêve, très alambiqué comme d’habitude. Juste un détail, mon amie était devenue une femme sereine dégageant de bonnes ondes, contrairement à l’enfant et l’adolescente perturbée par de mauvais traitements physiques et psychologiques que j’ai dû accompagner jusqu’à l’âge adulte.

Depuis cette nuit, une certaine nostalgie m’accompagne, je ne sais pas même si c’est bien de ça dont il s’agit. Je la revois comme dans mon rêve, j’ai envie de connaître cette personne-là, à tout instant mes pensées reviennent vers elle.

Est-ce d’elle que je suis nostalgique, ou d’une vie ou les amies et amis entreraient souvent chez moi. Est-ce ma solitude au milieu de nulle part, dans un endroit où je n’ai aucune racine, où même de la voisine j’ignore le prénom, qui me ramène à cette rencontre nocturne ?

J’aime les maisons ouvertes sur la rue, les gens qui passent dire un petit bonjour sans être pour autant envahissant, l’âpreté des villageois d'ici me pèse finalement.

6 commentaires à J'ai fait un rêve

29 04 2009
mirovinben :

Les rêves sont souvent comme une forme de ré-équilibrage du mental. Ils fournissent, en bien ou en mal, ce qui manquent dans la "vraie" vie.

Et j'ai remarqué que, alors que ma vie est actuellement plutôt paisible et apaisée, mes rêves sont plus tordus qu'avant.

Mais, pour ce qui t'arrive avec ton ex-amies... si je me souviens bien d'un billet précédent, elle avait été un sacré boulet dans ta jeunesse. Malgré elle. Peut-être souhaites-tu la voir changée pour solder cette tranche de ta vie ?

29 04 2009
mirovinben :

Oups... je ne doute pas que tu as plusieurs amies mais dans mon commentaire précédent ("avec ton ex-amies"), le pluriel était de trop.

29 04 2009
Catherine :

Il est vrai qu'il est difficile de tisser des liens avec eux. Si on n'est pas du village on reste des étrangers. Mais quand je vois les relations qu'entretiennent certains des autochtones j'aime autant ne pas y être mêlée ;-D

29 04 2009
mab :

Ton village me semble bien fermé quand même...

29 04 2009
Anthom :

Je me souviens que je rêvais d'une maison ouverte en permanence à qui voulait bien en pousser la porte ...génération soixante-huitarde oblige! "C'est une maison bleue..." chantait Le Forestier...Je ne sais pas s'il existe beaucoup de maisons où les gens passent spontanément ainsi, le français, autant en ville que dans les villages, reste bien sur son quant-à-soi, a besoin de cérémonial...Dans la région lyonnaise où j'habite, lorsqu'on appelle quelqu'un qu'on n'a pas vu depuis longtemps pour l'inviter parce qu'on passerait bien un moment avec lui, la réponse immédiate est:"Mais...n'est-ce pas à vous de venir? c'est nous qui sommes venus la dernière fois..." Du coup on a l'impression de forcer l'autre à inviter (ce qu'il n'a peut-être pas trop envie de faire...) ce qui est très désagréable...Bonjour la simplicité des relations!

29 04 2009
heure-bleue :

A Paris, tu ne connais même plus tes voisins, je me souviens dans mon enfance, on connaissait tout le monde et les quartiers de Paris étaient des villages, ce temps là est terminé...