vendredi 20 mars 2009

N° 19 de "Tout sur moi"

20 03 2009



Lorsque les premiers signes du printemps arrivent, je fais le tour du propriétaire du côté des bulbeuses et plantations de vivaces et l'inventaire commence.

Je suis toujours surprise de constater combien les primevères peuvent tout d'un coup s'étaler. Elles ont souvent commencé à faire quelques fleurs depuis décembre, rachitiques et flétries par les différentes gelées nocturnes. Puis tout à coup, alors que les perce-neige terminent leur floraison et que les crocus explosent de toute part, les primevères se font bouquets compacts et le jardin prend des couleurs tendres. Les feuilles des iris de Hollande pointent très haut et les jonquilles et tulipes vont bon train derrière les primevères.

Dans mon cœur de jardinière, du côté des vivaces, c'est la désolation cette année. Comme d'habitude, j'ai pris soin de laisser la végétation sèche tout l'hiver afin de protéger les plants en place. Pour les nouveaux introduits à l'automne, une couverture de feuilles se révèle cette année insuffisante. Des deux hortensias achetés en octobre, l'un me semble si chétif et mal en point que je m'attends à le perdre. L'autre sera peut-être sauvé.
L'anémone du japon rose (il me semble que j'en ai mis deux de coloris différents...) est retrouvée grâce à l'étiquette (je n'en vois qu'une...) et, bien que je sache que cette plante disparaisse presque complètement en hiver, je m'inquiète car la blanche, en place depuis au moins huit ans, a commencé de montrer quelques soupçons de feuilles vertes tout au pied.
Du côté des plantes de bruyère, c'est la cata ! Le camélia, si beau les années précédentes avec sa floraison entre décembre et mars , perd la plupart de ses boutons noircis par le gel. Un espoir du côté du magnolia stellata ? Pas sûr... Les bruyères sont chétives, les azalées en retard, le rhodo n'a pas de fleurs pour la deuxième année consécutive.
C'est promis, jamais plus je ne plante des vivaces avant l'hiver...

Et si l'été est sec et chaud, à l'automne, vous lirez que jamais plus je ne plantes des vivaces au printemps....

N° 18 de "Tout sur moi"

20 03 2009

Je suis une insomniaque invétérée et dès que je suis seule, je mène, comme diraient certains, une vie de patachon...
La fatigue n'est jamais assez forte pour m'emporter dans le sommeil. Les heures qui passent et me rapprochent du matin me narguent, souvent en bas à droite de l'écran de mon ordinateur, et je finis par fermer l'ordi et me plonger quelques minutes dans un livre, quand je ne me suis pas endormie affalée sur une pile d'oreiller, moitié assise, le portable devant moi. Deux heures, trois heures, parfois quatre heures du matin...

Lorsque je me réveille après 10 heures, j'ai honte d'ouvrir mes volets si tard et je guette les bruits de la rue afin de ne pas tomber sur la voisine devant sa porte ou le facteur en train de distribuer mon courrier, ma boîte aux lettres se trouvant jute sous une fenêtre, dans mon salon (ce qui est très pratique quand il pleut !).

Je me demande parfois si c'est un héritage de mes habitudes d'ado, les heures de la nuit étaient alors les seules pendant lesquelles je pouvais avoir un peu d'intimité et de solitude, lorsque ma sœur dormait. Je lisais, je fumais, j'écrivais, je pleurais, sans témoin.

N°17 de "Tout sur moi"

20 03 2009

Avec l'âge, je tourne en rond.

Oui, quand une tâche est devant moi, c'est encore possible de l'attaquer directement. Mais dès qu'il y en a plusieurs, je ne sais par quel bout commencer et je tourne en rond.

Est-ce l'ampleur du travail à faire qui m'abat ou mon esprit qui n'est plus assez jeune pour analyser objectivement la situation et qui se met alors à manquer de logique ?

Dans ces moments-là, je me souviens que l'on m'a déjà recommandé de prendre les choses les unes après les autres, j'essaie d'appliquer ce conseil tout en n'étant pas persuadée que je vais voir le bout de tout ce que j'ai à faire. Et après avoir commencé un travail, je me surprends à nouveau à voleter de-ci de-là...