dimanche 8 mars 2009

N° 8 de "Tout sur moi"

08 03 2009

La semaine dernière, j'ai entendu dans une émission de radio que, généralement, les gens ne parviennent pas à se souvenir d'évènements plus vieux que leur quatrième année.

Mon plus vieux souvenir remonte à l'âge de deux ans, lorsque j'ai rencontré pour l'unique fois de ma vie, mon arrière grand-mère espagnole. Je vois encore où elle se tenait, sur le perron dominant les quatre ou cinq marches de l'escalier qui menait à la maison de mes grands-parents. Fugitif souvenir certe, mais bien présent et ce n'est pas un souvenir raconté car je n'en ai pas d'autres de ce séjour dans la famille de mon père . Il correspond, je pense, au moment où j'ai été surprise en entendant parler une langue qui m'était inconnue. Nous arrivions de la gare, mes parents et leurs "presque triplées" qui attiraient l'attention et les cris d'admiration. Mon arrière grand-mère avait dû, comme bien d'autres, s'exclamer en espagnol à notre arrivée. C'est surtout un souvenir de sensation, une vision.
J'ai un autre souvenir qui m'étonne depuis longtemps et qui est vraiment très personnel, il ne peut pas avoir été suscité par quelque chose que l'on m'a raconté. C'est le moment où j'ai différencié l'objet de l'image de l'objet. Impossible de dater, bien sûr, je suppose que cet évènement survient généralement entre 18 mois et deux ans, probablement plus tôt chez les enfants d'aujourd'hui, entourés d'images. Dans les années 50, les premiers livres s'offraient vers 4 ans. Les photos de famille étaient soigneusement rangés dans une boîte. Je ne sais plus s'il s'agissait d'une image de gâteau ou de friandise, j'étais déjà gourmande... J'ai voulu manger ce que je voyais, mes doigts glissaient sur la surface cartonnée et lisse...

Et vous, quel est votre plus vieux souvenirs ??? (allez c'est le départ d'une nouvelle chaîne et je tague Akinou, Leelolene et Heure Bleue...).

N° 7 de "tout sur moi"

08 03 2009

Lorsque j'essuie les poussières avec un chiffon sec et que je remarque une tache (genre coulure de café ou autre) qui ne part pas simplement en frottant, je crache sur mon chiffon ...

Que ceux et celles qui en font autant pour enlever d'un coin de mouchoir ou même du doigt, un peu de chocolat séché sur la commissure des lèvres de leur enfant, avant de le lâcher dans la cour de l'école, se rassurent : je l'ai fait, ma fille, ma mère et ma grand-mère aussi...