samedi 28 février 2009

Quatrième et cinquième jour

28 02 2009

Les travaux de démolition se sont terminées hier et il reste quelques petites finitions intérieures, ainsi que les portes à poser. Le toit est pratiquement tout "latté", restera donc la semaine prochaine à le "tuiler".

Hier, les ouvriers terminant à la mi-journée (et j'en suis heureuse pour eux car vu le travail fourni, les 35 heures sont tout à fait suffisantes), j'ai pu enfin sortir de la chambre de Fifille à l'étage ! Après avoir ôté les diverses toiles et draps qui recouvraient les meubles, j'ai aspiré en gros et lessivé le sol, avant de réinstaller les meubles.

Je vois enfin l'avantage d'avoir la cuisine et le salon sans cloison :

  • je peux aller et venir entre les deux sans perdre le fil du programme télé
  • j'ai plus de lumière dans chacun des deux endroits
  • quand la factrice frappe à la fenêtre de la cuisine, alors que je suis dans le salon, je l'entends, ce qui m'évite d'attendre le lendemain pour aller chercher mon paquet au bureau de tabac désormais "Point Poste" à la place de la poste définitivement fermée

Évidemment, il faudra du temps et de la patience pour effacer les marques anciennes !

jeudi 26 février 2009

troisième jour en photos

26 02 2009

Promesses non tenues, les trois ouvertures ne sont pas terminées, car comme il faisait beau, une partie de l'équipe de choc s'est envolée (comme les grues qui passaient déjà hier au-dessus de mon jardin, très bas car c'était l'heure de la soupe, je ne les avais jamais vues de si près, elles ont dû se poser près du lac à deux collines de chez moi)... Oui et voilà ce qu'ont fait les maçons :

Quand tout le monde est parti, je me promène dans mon château où tout est nimbé d'un voile grisâtre, tel un brouillard intérieur, en rêvant de ce que je vais mettre ici et là.

mardi 24 février 2009

deuxième jour

24 02 2009

Pas de photos, juste quelques points :

la première ouverture est prête à recevoir la porte

une bonne nouvelle : l'escalier de trois marches prévu pour descendre de l'autre côté s'avère inutile, la dénivellation n'est que de cinq centimètres !

la deuxième ouverture est à moitié faite

l'abattage de la cloison entre la salle et la cuisine devrait commencer demain après-midi, ouillouillouille, à force de tourner comme d'autre, je vais me retrouver dans la cour à ce jeu des chaises musicales car la première pièce est encore occupée par l'équipe de choc (surtout l'apprenti, j'en parlerai un jour peut-être)...

l'échafaudage pour refaire le plus petit des toits est à moitié monté.

et une petite histoire :

La benne arrivée hier est déjà pleine. Mr l'artisan, parti sur un autre chantier, arrive et rentre dans la cour avec son camion sans benne en marche arrière. Je sors vite dans la véranda, comme le ferait un enfant de l'âge de Henri, afin de voir la manœuvre. Ah, c'est beau le progrès, un gros crochet et hop, la remorque bleue toute neuve s'élève comme une plume dans le vent, ses roues minuscules suivent au sol, trop bien ! Et la voilà partie. Je retourne dans la cuisine en me demandant où il va décharger, le lieu adéquat le plus proche se trouvant à huit kilomètres.

Environ sept minutes plus tard, que vois-je par la fenêtre ? Le camion ! Oui, avec sa benne vide !
Je m'écrie (sur le ton de Coluche, dans le sketch Omau lave plus blanc, pour le premier mot) : "QUOiiiiiiii ? Non mais s'pa possible, il a déchargé devant l'église (laquelle me fait bien suer car elle place ma "propriété" dans le périmètre d'un monument historique)". Paralysée de stupeur, je n'ai pas le temps d'aller voir la manœuvre dans l'autre sens, le camion est déjà reparti ...


Environ sept minutes plus tard, que vois-je par la fenêtre ? Le camion ! Oui, avec sa benne pleine !!!

Rôôô, le joli camion bleu, il a DEUX BENNES !!!

lundi 23 février 2009

Premier jour

23 02 2009


Il y a déjà un gros tas de pierres dans la benne...

Voilà, on voit de l'autre coté, enfin quand la poussière retombe ! Celle-ci a même réussi à déclencher l'alarme incendie...

dimanche 22 février 2009

les grandes manoeuvres...

22 02 2009

C'est demain que vont commencer les choses sérieuses. Mercredi dernier, le chantier ne m'a pas dérangé beaucoup, les ouvriers ont travaillé à l'étage où je ne vis pas encore.

Demain, les grandes manœuvres vont commencer et ça me serre le ventre, j'ai comme l'impression que la maison qui a, j'en suis persuadée, une âme, va connaître des épreuves comme elle n'en a pas subies depuis une vingtaine d'année quand l'ancienne propriétaire a créé des pièces à l'étage. Percer ses murs qui font plus de 60 centimètres d'épaisseur, à mon avis, ça va résonner dans tout le quartier et aussi dans mes oreilles...

Au moment où je vais enfin poser ma patte sur cette maison achetée en couple il y aura bientôt 10 ans, puis abandonnée et à nouveau réinvestie par moi seule en 2005, y imprimer ma façon de vivre en faisant communiquer ce qui a été pendant près d'un siècle deux maisons distinctes habitées par un frère et une sœur, je me prends à me demander si j'ai fait les bons choix, si les plans assez vagues (je ne sais rien faire de très fixé sur le papier, sauf la dentelle aux fuseaux...) que j'ai dans la tête vont tenir la route... Je vais enfin pouvoir passer d'un côté à l'autre sans être obligée soit de monter à l'étage pour redescendre au rez-de-chaussée de l'autre côté, soit de traverser la cour...

Ah, après tout, cette maison c'est ma vie, mon territoire, l'endroit où je passe la majorité de mon temps ! Pourquoi ne pas profiter de tous les mètres carrés qu'elle représente ? Actuellement, j'ai des cartons partout à défaut de lieux où ranger dans de bonnes conditions. Oui, toutes mes petites passions tiennent de la place, les placards n'en peuvent plus, il est temps que je pousse les murs !

Mon Doud' et moi, on est flapi ce soir, on a traîné des meubles et monté un sommier au premier étage par une fenêtre, en le tirant par une corde trois fois, car la première fois, il passait pas, Doud l'a fait redescendre et il a décidé ensuite d'essayer une seconde fois, il a alors cassé un carreau (d'une vieille fenêtre, pas d'une neuve ! )... Allez hop, en bas de nouveau le temps de retirer les fenêtres. Et on remonte et moi qui disais : "non, non, laisse, tu vas tomber avec par la fenêtre, c'est un vieux truc, ça vaut pas le coup d'avoir un accident, j'en achèterai un autre en deux parties ! " et qui fermais les yeux (oui, j'ai peur du vide et encore plus quand ce sont les autres qui se penchent...) tout en tenant la corde, afin de ne pas le voir descendre avec le sommier... Mais tout est bien qui finit bien. On va dormir dessus ce soir, dans la chambre de Fifille, on a viré son lit pas du tout confortable et trop petit.. Finalement, nous avons déplacé trois lits !

Ce soir, mon pied n'en peut mais, mon tendon d'Achille est proche de la rupture et une sciatique s'en mêle. Je vous promets de me reposer pendant que d'autres taperont dans mes murs, après un petit tour à la pharmacie, histoire de renouveler mon stock de bouchons d'oreilles... !

mercredi 18 février 2009

Pour une future chute...

18 02 2009

Voici à quoi j'en suis réduite pour monter dans ma chambre :




Que de risque de chutes pour les prochains jours !!! Et c'est tout à fait imprévisible... En effet, le menuisier a envoyé aujourd'hui ses ouvriers afin de changer des huisseries, comme prévu. Ayant lui-même un chantier pas loin, en fin de journée, il est passé voir où ils en étaient. Lorsque je lui ai annoncé que le maçon venait lundi et qu'il faudrait donc qu'il prévoit son intervention, puisque c'est lui qui doit déplacer l'escalier de trois marches de ma chambre (car j'ai la lubie de faire déplacer la porte - ben oui, j'en ai assez que les gens, pas très nombreux certes, zéro même à part les invités - traversent ma chambre pour aller aux wawas, surtout quand je suis couchée...), il a dit : "Ah mais il faut démonter l'escalier avant que le maçon ne rebouche le mur".
Ben ouiche, moi je n'y avais pas pensé...

Sitôt dit, sitôt fait ! Hum hum, je n'avais prévu de changer de chambre que ce week-end et je dois toujours passer par là pour aller aux toilettes en attendant que le maçon ne me chasse du rez-de-chaussée.

Alors entre chute et pipi-tulotte car là-haut c'est loin et pas chauffé, il faut choisir....

mardi 17 février 2009

chute de chute !!!

17 02 2009

Moi ça va, j'ai été vite remise de ma chute avec l'échelle à part quelques courbatures et un peu de vague à l'âme : oui, pas gai de constater que plus ça va, moins ça va du côté de la souplesse, de la légèreté et des facultés à entreprendre des travaux de nettoyage qui ne peuvent pas se faire uniquement avec de l'eau et une serpillère, puisqu'il faut quand même que je change les 20 cm de papier peint au dessus du carrelage...
Par contre, mon ordi portable tout neuf, lui, ne va pas bien. Une autre de mes maladresses et hop, il s'est trouvé hier soir projeté sur le carrelage. Le chargeur ne veut plus rien savoir, j'espère que ce n'est que le chargeur... On attend le docteur Doud' pour un diagnostic...

Je sais qu'on n'est qu'en févier, mais ils serait temps que mes articulations puissent se réchauffer au soleil. Je suis particulièrement rouillée en ce moment et le froid apporte tous les jours son lot de nouveaux blocage. Si j'étais un robot, on me mettrait un peu d'huile et je repartirais ...


Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mon bébé, Fifille, qui a 23 ans ! Non je n'arrive pas à y croire, 22 c'était bien, 23 ça passe pas... J'aimerais bien la serrer contre mon cœur, je suis un peu tristounette, loin, si loin d'elle dans ces moments-là.

Demain est un grand jour aussi, Grande fille retravaille. Hier soir, en me parlant de sa fille et de ses "caprices" pour dormir, elle m'a dit "le monstre", je devine combien elle est contente de reprendre 3 jours par semaine une activité à l'extérieur...

Et ici, les travaux vont débuter, le menuisier commence par changer trois fenêtres et une porte, heureusement pas dans les pièces où je vis pour l'instant... Je pourrai ensuite déménager ma chambre pour laisser la place au maçon qui doit s'attaquer aux murs, d'ailleurs je vais aller le sonner, il ne me donne pas de nouvelles alors que je voudrais déjà qu'il ait fini....