
En cette presque avant-veille de jour J, je repense à ma liste au Père-Noël.
A Grande-Fille, j'ai demandé des livres. Je ne me souviens plus des titres, des choses récentes avec des prix. Comme elle m'a remis ses cadeaux au cas où je passerai Noël à Montpellier, j'ai tâté un peu : il y en a au moins trois et Gendre a rajouté quelque chose, assez gros... Bon maintenant, il faut que je remonte les paquets chez elle puisque finalement, je n'aurai pas besoin d'aller si loin pour fêter ce jour avec Fifille.
A cette dernière, j'avais demandé un paillasson mais devant sa mine déconfite, et après avoir vu chez Carouf les DVd Dr House, je lui ai commandée la première saison...
Mon Doud, lui, a déjà fait le Père Noël puisqu'il vole, en ce moment même, au-dessus de l'Allemagne en direction de l'Amérique d'où il rejoindra ensuite Hawaï. En plus de ce gros cadeau, il y avait bien sûr une recharge de Coco de Chanel pour le beau vaporisateur noir offert il y a plusieurs années. Il est mon fournisseur attitré...
Je n'ai rien demandé à mon père, qui fait "Noël en famille" mais pas la sienne, il a cependant décidé après avoir fait ses comptes d'envoyer de l'argent à ses filles. Outre qu'il précise qu'il ne faut pas toucher le chèque avant le 5 janvier, l'une de mes sœurs n'a rien reçu, alors j'ai un goût amer dans la gorge et j'attends encore un peu avant de lui renvoyer son chèque pour lui rappeler qu'il a quatre filles et non pas trois et que s'il fait une donation à l'une, il doit faire la même chose avec les autres...
Moi, j'avais décidé de m'offrir une montre, elle m'avait tapé dans l'œil. Quand elle est arrivée, j'ai pu constater qu'effectivement, elle était aussi belle que sur l'image, qu'elle me plaisait beaucoup mais que malheureusement, elle était trop petite et son bracelet "inallongeable"... Je l'ai donc renvoyée et remplacée par une machine à coudre.
Voilà, c'est beaucoup.
Pas de nouvelles de ma meilleure amie depuis la dernière fois où je l'ai invitée à déjeuner en octobre. Moi qui depuis plusieurs années l'invitait systématiquement aux fêtes familiales afin qu'elle ne soit pas seule, je constate que depuis qu'elle a fait la connaissance de son demi-frère il y a juste un an, je n'ai pas de nouvelles si je n'en prends pas. On ne se sera vu que deux fois en 2008 alors que vingt kilomètres seulement nous séparent. Je m'étais trompée, je n'étais pas son amie mais sa famille de substitution, rejetée comme une vieille chaussette maintenant qu'elle a intégré une famille de demi-sang fort nombreuse. Donc il n'est plus question de cadeaux : lors de notre dernière rencontre, elle a eu l'air gêné lorsque je lui ai donné son cadeau d'anniversaire certes en retard, le mien encore plus ancien n'avait été marqué que d'une carte, seule correspondance émanant d'elle cette année. Pas grave. Je n'ai plus d'amie.
J'ai aussi un ami, qui se fait de plus en plus rare, épuisé par les soins qu'il donne à sa vieille mère démente depuis une douzaine d'année, lui-même malade, en but avec sa fratrie qui voudrait placer la vieille maman et qui boude Noël en famille. Il ne manque cependant jamais d'envoyer une carte, je vais en faire de même aujourd'hui envers lui.
Pour mes sœurs et mes nièces ainsi que mes deux tantes maternelles, l'usage est devenu l'échange de vœux par mail et je les gâte tout au long de l'année de nouvelles et de photos, elles en font autant et ça roule, on n'est pas des filles compliquées. On se voit de temps à autre, ça nous suffit.
Pour le reste de la famille, tantes et oncles paternels, cousines et cousins germains et "issus de germains", à qui j'ai pendant près de trente ans envoyé mes vœux toujours moi la première, et qui me répondaient poliment, j'ai décidé il y a quelques années de ne plus le faire qu'à destination des plus âgés : les plus jeunes m'ont illico oubliée. Qu'est-ce que je devais les barber, avec mes vœux ! Finalement, l'année dernière, j'ai décidé de m'alléger de cette convenance et je n'écris plus à personne...
Demain, je ferai une autre liste...