vendredi 14 novembre 2008

Premier brouillard

14 11 2008

Je ne l'ai pas vu tout de suite. Lorsque j'ai ouvert mes volets, un doux soleil inondait la rue. C'est en faisant sortir les chats, ou plutôt en poussant Chat 2 le siamois dehors (car il faisait mine de vouloir gagner ma chambre alors qu'il était enfermé depuis plus de 12 heures...) par le vasistas qu'en levant les yeux, j'ai vu que le sommet de la colline était gris cotonneux.
A l'heure qu'il est, la brume s'est dissipée, elle reste peut-être encore suspendue en voiles légers au-dessus de la vallée. Ici, le brouillard n'est jamais un problème qui dure. Dans ma région d'origine, la plaine de la Saône, cet évènement climatique durait parfois trois ou quatre jours. Et son épaisseur apportait une impression d'enfermement, d'étouffement, très angoissante. Je me souviens sur quel ton ma mère annonçait à tous, après l'ouverture des volets "Y'a du brouillard ! ". Une chape de plomb nous tombait sur les épaules ! J'ai vu deux fois, en voiture, le passager devoir ouvrir la portière pour dire au conducteur s'il était toujours sur la route ou plutôt dans l'herbe. La deuxième fois, c'est moi qui conduisait ! Une route sans ligne peinte, dans la Bresse, il n'y avait pas de fossé heureusement...
Ce soleil est si doux, je n'ai aucune excuse pour retarder encore la sortie vers la civilisation, afin de mettre quelques provisions dans un panier, mon doud' arrivant demain.