dimanche 30 novembre 2008
Fausses idées
30 11 2008ou qui croire, le ciel ou le thermomètre ?
vendredi 28 novembre 2008
Rentrée chez moi hier vers 17 heures, je m'aperçois ce soir que ma valise encore pleine attend, béante sur une chaise et que ma chambre est parsemée de choses et d'autres ramenées de mes pérégrinations, panier, sacs, dont un d'échantillons de tissu trouvés dans les poubelles d'une école près de chez ma fille. Des papiers sur la table du salon, sur le buffet, attendent d'être classés. Bien des occupations pour les jours à venir. Mais on ne peut pas tout faire à la fois, n'est-ce pas ? Aujourd'hui, je surveillais le feu dans la cheminée et le thermomètre dehors... Moi, je suis glacée d'effroi quand je vois le mercure à 0°, non, ce n'est pas possible, il gèle !!! J'ai toujours l'impression que je vais faire comme les capucines encore si belles avant que je ne parte, m'étioler d'un seul coup et finir en déconfiture dès que la gangue de glace aura fondu !
Pour me réchauffer un peu le cœur (le ventre, c'est déjà fait, j'ai Chat2 le siamois sur l'estomac, la tête sur ma main gauche, très pratique pour taper sur le clavier...), je vais voir les indications que je peux trouver sur le rosier dont je ne savais pas le nom avant-hier : étoile de Hollande grimpant.
Bon, ça a l'air plutôt bien, il dure longtemps, au moins 25 ans, est très parfumé et il est bien rouge foncé malgré ma première impression en voyant les photos des grands "rosiéristes", qui le vendent entre 14 et 17 euros alors que j'ai dû le payer 9. C'est ici que j'en vois les meilleures images.
Heureusement qu'il y a encore plein de rêves de couleurs et de fleurs dans ma tête pour oublier la saison. Tant de personnes ont si peu d'espoir. Des gens sont dehors, des gens meurent dans la rue, d'autres ont froid chez eux. Et dans toute une partie du globe, les températures descendent si bas que de savoir que leurs populations y survivent, représente pour moi comme de la science fiction !
lundi 24 novembre 2008
Les deux derniers arrivés dans l'équipe de direction avaient été délégués pour me recevoir mercredi dernier, au sujet de mon licenciement. Je ne les connaissais pas, deux garçons charmants, un peu intimidés par leur tâche. Je pense que pour moi, c'était nettement plus simple d'échanger avec eux sur ma situation qu'avec des personnes que j'ai côtoyées et envers lesquelles je pouvais avoir des ressentiments. Voilà, j'ai pu dire que j'avais souffert dans mon boulot parce que je n'avais pas eu de soutien sur le plan technique (la fameuse analyse de la pratique) et que le stress engendré par une organisation inappropriée avait influé sur mon état de santé. Sur ce dernier point, on m'a carrément posé la question. Normal, mon entreprise est chargée de la prévention à ce sujet et même plus, mais elle ne sait pas s'appliquer à elle-même ce qu'elle conseille aux autres. Elle n'a pas eu le temps encore de comprendre comment fonctionnaient tous ses cadres.
Après avoir bien réfléchi, je suis allée seule à cet entretien parce que je ne voulais pas de témoin susceptible de transformer ensuite mes paroles concernant justement cet encadrement direct. Cependant, les failles accumulées au fil des ans dans le fonctionnement de ma responsable n'ont pu donner ce résultat que parce que ma propre personnalité et notre histoire commune, depuis 25 ans que nous occupions nos rôles respectifs, n'ont pas été "visitées" par quelqu'un de l'extérieur. A deux reprises j'ai quitté mon équipe de travail pour aller voir ailleurs, à deux reprises j'ai échoué et l'on m'a renvoyée d'où je venais. Si mes deux "loupés professionnels" ne lui sont pas directement imputables, si j'en suis responsable, c'est tout de même parce qu'elle a pris une place qui ne lui revenait pas, en mélangeant le pro et l'affectif, l'équipe et sa petite famille...
Je tire un trait sur tout ça, il me reste la maladie à affronter et ça me suffit bien, les cauchemars vont sans doute s'estomper maintenant que mon psy m'a aidé à remettre chacun dans le bon tiroir, ma chef avec les vivants à oublier et ma mère bien morte avec les souvenirs à raconter. La semaine de délai est passée, le grand manitou devait prendre sa décision aujourd'hui et voilà, je suis libre maintenant d'aller bosser où je veux si jamais la santé me revenait, et non pas là où mon grand-père rêvait que je travaille dans une profession désignée par mon père.
Comme prévu, j'ai enfin pu aller voir ma fille et nous avons passé trois bonnes journées, entre un peu de tourisme et du repos. La mer était belle, ensoleillée, mais c'était tout de même l'hiver, avec quand même 5 à 6 degrés de plus qu'en Bourgogne le matin et une bonne dizaine l'après-midi. J'ai revu les Saintes Marie de la Mer, j'aurais mieux fait d'en garder l'image de ma visite de 1982 quand le sable léchait la ville qui paraissait poser sur la plage. Maintenant, des digues de rochers perpendiculaires au front de mer se succèdent, des bâtiments masquent la vue directe et cassent le bel effet de mon souvenir. Un petit tour à Aigues-Mortes, puis un chemin détourné afin de faire quelques photos, heureusement que les taureaux sont gardés par une double barrière électrique et de bois, car Fifille qui a peur des limaces semblait fermement décidée à en gratter un entre les deux yeux, il faut dire qu'il était splendide.
Aujourd'hui, je suis remontée jusque chez mon Doud' où je fais une escale de deux jours. La température a déjà baissé. Oui, c'est bien l'hiver qui s'installe.
lundi 17 novembre 2008
Chez Akinou aujourd'hui, nous avons une leçon pour transformer des photos en utilisant différents filtres. Elle fait ça très bien et son résultat est excellent. Je l'en remercie car je suis un peu paresseuse pour consulter les aides de mes différents programmes de retouche photos et j'apprends enfin à faire un truc que j'essaie depuis longtemps sans succès...
Alors j'ai fait un petit essai, oh juste en vitesse car je dois aller balayer la cour avant que mon Doud' lave sa voiture...
C'est drôle, je trouve, je vais pouvoir bien m'amuser et inventer un tas de création !
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dimanche 16 novembre 2008
Un dimanche calme avec cependant une petite sortie ce matin, dans un village voisin qui organisait une "bourse toutes collections". Il y avait principalement des papiers : livres, cartes, timbres. Malgré le nombre peu important d'exposants, la salle des fêtes étant à la taille de la commune qui doit compter 2000 habitants, mon Doud' et moi sommes revenus comblés... Un appareil photo pour lui, d'une marque italienne, il avait cependant bien l'impression d'avoir fait un achat sans valeur, jusqu'à ce que le net lui révèle que non, c'est apparemment une rareté.
Pour moi, deux livres illustrés, "portraits d'oiseaux" de Jacques Delamain avec de jolies aquarelles de Roger Reboussin et "souvenirs champêtres de Beningfield" (auteur : un peintre anglais, Hachette n'en dit pas plus) pareillement agrémentés : pour moi qui ai des difficultés à lire depuis quelques années, après avoir été une dévoreuse de tout ce qui est écrit, les images soutiennent un peu l'attention qui se perd quand je lis : je peux parcourir quatre pages de façon automatique sans prêter attention à ce que je lis, en pensant à autre chose... D'autres personnes connaissent-elles ce phénomène qui finit par me préoccuper ? Outre que si je veux comprendre je dois rebrousser chemin et revenir en arrière, la plupart du temps le lendemain je ne me souviens pas de ce que j'ai lu et je dois revenir sur les passages de la veille... C'est sans fin !
Voici deux extraits de ces illustrations.