samedi 2 août 2008

un samedi tranquille

02 08 2008

Je viens de me promener de blog en blog, peu de nouveaux billets en ce début de mois d'août. J'ai laissé quelques mots de ci, de là et cette tournée des popotes ouvre une journée que la douleur de ma hanche gauche m’annonce obligatoirement calme… « Il va falloir, ma fille, que tu deviennes raisonnables, que tu ailles passer tes radios prescrites depuis plus de deux mois et que tu arrêtes d’en faire plus que tu ne peux… » me dis-je avec le plus grand sérieux. Un sac de haricots verts à éplucher, pour le repas de midi, mon Doud’ arrivant tout à l’heure, un lit à changer, un peu de rangements sont au programme de la fin de la matinée.

Le retour de Roissy s’est effectué hier sans anicroche, pas le moindre petit embouteillage, les parisiens ne partent plus ou bien tous en même temps ce matin ? J’allais pourtant dans le même sens qu’ils suivent habituellement, vers le Sud.

P’tit Titi a pris une teinte abricot à croquer et sa maman avait l’air en forme, légèrement enrobée par les kilos de pâtes qu’elle a avalé pour accompagner les poissons grillés.

Ici, les chats m’attendaient, le jardin heureux d’avoir été arrosé par la pluie, que moi-même je n’ai pas vue, ni la veille ni hier, j’ai fait la route sans en recevoir une seule goutte. J’étais heureuse de voir les beaux yeux de Mia, les petites dents qui lui font le sourire lapin et de constater qu’elle a des formes potelées, qu’elle se tient de mieux en mieux sur ses jambes et qu’elle est maligne comme un singe. Le quat’pattes n’a plus aucun secret pour elle, et sur le balcon, gênée par les aspérités des dalles de cailloux cimentés, elle a inventé la marche quat’pattes, jambes tendues afin de ne pas se faire mal aux genoux.

Côté langage, le « méhou » imitation miaulement de la chatte siamoise qui lui tient compagnie, s’est transformé en « bahou » et quand elle voit le chat, elle dit « ba », tout à fait logique, n’est-ce-pas, le ba fait bahou…. On lui a appris aussi (pas de raison que sa cousine fasse « allo » une main sur l’oreille et pas elle…) à réagir quand elle entend le mot Allo, ou bien une sonnerie. Elle porte alors la main sur son oreille en émettant un « ano », qu’il s’agisse de la sonnerie de la porte d’entrée, d’un téléphone à la maison ou à la télé. J’ai essayé de lui expliquer la différence, mais je ne suis pas sûre qu’elle ait tout compris.

La demoiselle répond aussi aux questions, quand elle est attentive et non pas perdue dans des considérations bébé-mal aux dents ou bébé-sommeil mais je veux pas dormir. La forme interrogative doit cependant comporter une réponse par oui ou par non et elle agite la tête dans le sens opportun. C’est ainsi que nous pouvons désormais savoir si elle a fait caca dans sa couche, si elle a soif, si elle a encore faim. Par contre, quand on lui demande si elle veut aller dans sa mini-piscine sur le balcon, c’est invariablement non, ce que dément la joie qu’elle manifeste quand on la plonge dedans par trente degré dans l’appartement. Les mystères de la compréhension d’un bébé de dix mois et demi sont incommensurables…