lundi 28 juillet 2008

Les travailleuses

28 07 2008


la butineuse

Aujourd'hui, au jardin, il y a plein de couleurs qui attirent d'infatigables ouvrières…

Dans la cour, Fifille bûche sur son mémoire de master 2, sous le parasol.

La chaleur va tourner à l’orage, avant la fin de la journée. Je n’aurai pas encore eu le temps de profiter de la chaise longue, je travaille et je suis aussi barbouillée que la butineuse, mais de plâtre, pas de pollen.

Les vacances sont terminées, il faut avancer un peu un chantier qui s’est installé depuis janvier.

Ici, il n’y a que les trois matous qui se croient sur la Riviera, somnolant au soleil près de la piscine à oiseaux…

Du papillon de nuit à la crise immobilière

28 07 2008

Un papillon de nuit tourne autour de moi. Vais-je me lever pour lui mettre un coup de bombe insecticide dans les narines ? Ca dépend un peu de lui… S’il ne fait pas trop de tours en me rasant les moustaches, il échappera peut-être à ma cruauté. Il est 23h57, il ne faut pas trop me chercher, je suis un peu fatiguée.

Rentrée vers vingt heures, j’ai pu constater qu’il serait plus que temps d’aller chez l’ophtalmo, les douleurs, picotements et sensations de gratouilles que j’ai dans les yeux m’ont rendu la conduite difficile. Probablement une sécheresse qui nécessiterait des larmes artificielles.

Chat2 le siamois me fait la tête, il est dans ma chambre mais sur une chaise afin de me punir de mon absence de trois jours. S’il savait combien j’en suis contente ! C’est tout de même plus facile de me servir de mon clavier quand je n’ai pas les poignets paralysés par une masse poilue et ronronnante.

J’ai donc passé trois jours dans la ville où je suis née et un peu de temps avec mes deux sœurs aînées ainsi que l’une de mes nièces et son petit garçon. Je me suis reposée. J’ai constaté que j’aurais beaucoup de mal à vivre en appartement, dans un quartier défiguré par des constructions qui se sont échelonnées durant les cinquante dernières années, parfois au détriment de constructions anciennes vouées à la démolition par manque d’entretien ou appât commercial, et bien sûr sans aucun respect de l’environnement architectural.

Des immeubles construits récemment proposent des logements à la vente bien plus chers que le marché immobilier local. Inutile de préciser que rien ne marche, les installations telles que digicodes et autres portes de sécurité rechignent à exercer leur rôle. Certains logements ont été vendus comme produits de placement à des personnes qui en attendent un revenu fixe, n’ayant pas réfléchi qu’il fallait pour cela un bon locataire… Loyers également surévalués puis finalement diminué d’une bonne centaine d’euros quand les propriétaires commencent à tirer la langue en l’absence de rentrée d’argent pour honorer leur crédit. Investir en empruntant, ça ne leur a pas paru bizarre comme démarche… Et malgré tout, d’autres immeubles sortent de terre. Tout cela à cause des fameux dispositifs Robien- Borloo. Une façon de faire chuter le prix de l’immobilier… A quand la crise qui suivra la saisie de milliers de logements ? Quelques requins, qui sont parfois ceux qui en ont entrepris la construction pour les vendre avec un fabuleux bénéfice, attendent dans l’ombre afin de les racheter à faible prix…