mercredi 16 juillet 2008
Chats d'hier et d'aujourd'hui
16 07 2008Lorsque la nuit tombe, Chat 2 sort de l’ombre et s’en vient réclamer sa pitance. Il promène avec lui l’odeur de l’herbe où il s’est prélassé toute la journée, absorbant goulûment la chaleur tiède du couvert d’un buisson.
La lascivité qu’il déploie les jours de grande chaleur me fait penser à d’autres chats qui ont partagé la vie de ma maisonnée à un moment ou à un autre.
Le premier, Ficelle, quand Grande Fille avait 2 ans. Chat abandonné, recueilli par ma sœur, transféré ici, martyrisé par la diablesse de la maison qui le promenait en le portant par son collier et le poursuivait avec une paire de ciseaux… Si j’ai pu lui éviter l’étranglement et l’amputation de la queue en intervenant rapidement pour faire cesser Grande Fille, je n’ai pu lui éviter l’accident et il fut retrouvé mort, victime d’un choc sur le nez (voiture ou chute d’un toit, je me suis toujours demandée s’il n’en avait pas eu assez de sa vie de chien…).
Grande fille en garda une passion pour les chats et les suivants furent mieux traités, même s’ils devaient jouer avec elle et faire semblant de dormir calmement, quelques minutes, dans le berceau de poupée ou se laisser promener dans la poussette, revêtu d’une brassière et d’un bonnet. Se succédèrent Mimi, Pirate et ses nombreuses portées, Noisette et le chat noir dont j’ai oublié le nom, qui squattait en miaulant devant le réfrigérateur, au point que plus personne ne pouvait le supporter.
Quand il n’y en eu plus, tous disparus mystérieusement (le voisin et son fusil ?), la SPA fut sollicitée et un petit Cacahuète redonna à Grande Fille la joie de vivre. Puis vint le temps des descendants de la chatte de la voisine partie en maison de retraite, qui envahirent notre territoire et nous firent vivre un tas d’histoires merveilleuses qui peuplent les souvenirs d’enfance des filles.
Nous en vînmes ensuite aux siamois, un premier, Didou, qui accompagna Grande fille de l’adolescence à la vie adulte, enterré dans mon jardin depuis deux ans. Au cours d’un séjour de vacances, il me fit vivre des instants de jalousie car lui, pouvait aller visiter le jardin de Colette qu’elle décrit dans « la maison de Claudine » et « Sido » alors que moi, je devais me contenter d’imaginer, derrière les grilles suspendues au-dessus de hauts murs, les fantômes d’enfants hantant encore les coins sombres sous les feuillaisons majestueuses des grands arbres.
Ici et ailleurs, de nombreux cousins siamois, changeant de temps en temps de maison au gré de congés et autres aléas de la vie, me lient encore à ce chat inoubliable.
Aujourd’hui, j’héberge les deux chats de Fifille et j’ai encore le siamois qui me fut offert il y a 7 ans par mon ex. Résolument, je peux dire qu’ensuite, il n’y en aura plus, car vivre seule et avoir la responsabilité d’animaux, c’est inconciliable ! A moins que mon existence change…