mardi 15 avril 2008

Spleen du jour

15 04 2008

Si vous êtes comme moi, un peu tristounet de nature, fermez vos volets et la télé. Mettez des guirlandes électriques un peu partout, clignotantes si possible, de la musique très gaie (Carlos par exemple), avalez un euphorisant (ce que vous voulez, pourvu que ça vous rende joyeux) et chantez à tue-tête, en serrant très fort contre vous votre chat bien-aimé (ou qui vous voulez…).

Je veux du soleil, du vrai, du qui chauffe, qui sèche le jardin, qui brille dans le ciel bleu, rôôôôôô mais ce n’est pas possible, je vais me noyer dans toute l’eau du ciel, dans tous les malheurs du monde.

Voilà, pas la peine de vous plaindre qu’on attaque notre sécu, puisque d’autres se battent pour ne pas mourir de faim. La planète est en crise, les profiteurs affament les populations, et on découvre ça tout à coup…

A quoi ça a servi que les spécialistes aient sonné l’alarme depuis déjà un bon moment, prévenant que l’utilisation des sols pour fournir des bio carburants étaient dangereux pour la faim dans le monde, que le développement et le passage à une économie plus libérale de pays comme la Chine, allait provoquer un déséquilibre alimentaire fatal à d’autres populations ?

A rien.

On dirait que c’est comme la pluie, ça vient un jour, puis ça ne s’arrête pas, alors on s’en émeut tout à coup…

Alors vaut mieux ne pas y penser et faire la fête, tout seul dans son coin. Oui, comme ça, pas besoin de justifier sa joie, enfin son faire semblant, artifice de déni face à la mélancolie…