lun 31 mar 2008
L'année du Serpent
31 03 2008Et puis un jour, on ose relever la tête. Enfin, pour moi, cela s’est traduit comme cela : j’ai commencé à arpenter la vie en ne contemplant plus le sol, courbée que j’étais sous le poids de mon encombrant boulet, mais redressée, regardant les autres dans les yeux, et l’horizon vers lequel j’allais...
J’ai alors cessé d’être dans l’attente du désir de l’autre, pour me soucier de mon propre désir.
J’ai ouvert mes mains et, paumes levées vers le ciel, espéré que la sérénité qui m’habitait tout à coup, se transmettrait à l’autre.
La joie et la douceur m’envahissaient. Le rire de l’enfance revenait. Une soudaine insouciance me rendait indulgente.
Mes traits se sont détendus, mon souffle est devenu plus ample.
J’ai dirigé ma vie, les pas dans ma liberté recouvrée, à côté de la sienne, laquelle n’a pas aimé s’en faire à l’idée.
Il n’a pas supporté. Me délester de ce poids, c’était aussi redevenir une femme quand lui avait besoin d’une mater dolorosa à bercer dans le filet de sa perversité.
Il m’a dit qu’il partait. C’était il y a six ans.
Sablier de Printemps - Jour 8
Hum.
Sec le garçon.
bref, et très joliment tourné
Si j'ai bien suivi il a bien fait de partir.