sam 29 mar 2008
Une vieille histoire vraie...
29 03 2008...écrite pour le Sablier de Printemps - Jour 6
Ça y est enfin. Cela fait des semaines que je pense à ce moment. Comme le dit le dicton coréen, « le meilleur moment quand on fait l'amour, c'est quand on monte les escaliers ». Un bordel monstre règne dans et sur mon bureau. Rien à battre. Ce soir, je suis en vacances et demain, je rejoins mon Doud’ chez lui. Le soir même, nous nous envolerons pour Venise…
Quelques petites choses à régler avant de boucler ma valise et de m’affaler dans le canapé.
D’abord, un rendez-vous chez le médecin. Rien de grave, rassurez-vous, le suivi habituel. Il est comme moi, c’est la fin de la semaine, un peu plus pressé que d’habitude…Ca tombe bien, quand je passe devant le centre commercial, dix neuf heures n’ont pas encore sonnées, je me gare et me précipite à la pharmacie, toujours un truc de moins à faire demain matin avant de prendre l’autoroute. Pendant que j’y suis, un petit tour au distributeur, histoire d’avoir un peu de liquidités.
Voilà, le parking est quasiment vide, je suis la retardataire qui a empêché la pharmacienne de fermer son officine à l’heure juste. J’ai pour moi l’excuse de ne pas être une habituée...
Bon, en route pour la maison, marche arrière. Tiens, là, à côté, il y a une voiture, avec un monsieur dedans, garé dans l’autre sens et il démarre aussi. Je passe en marche avant, mais quoi, cet andouille, il avance alors que j’arrive sur lui, vite un coup de volant et bing !!!!!!
Le choc m’a à moitié assommée, l’autre voiture a disparu. Sans réfléchir, je fais marche arrière et arrête mon véhicule puis je descends. Mais dans quoi suis-je rentrée, dans ce parking vide où il n’y a aucun obstacle ?
Là devant moi, à quarante-cinq degrés, le panneau « place handicapée » penche du côté où le socle de béton va tomber. Je n’ose me retourner pour regarder mon auto et je crois bien que je pleurais déjà quand j’ai découvert l’ampleur des dégâts. Ma première voiture neuve, achetée il y a trois mois ! La seule que j’aurai autant bousculée jusqu’à ce jour, le capot est enfoncé au milieu, en V, presque jusqu’au pare-brise ! Les sanglots longs des violons, heu pardon, mes longs sanglots rempliraient les canaux de Venise si j’y étais déjà.
Un coup de fil et trois heures plus tard, mon Doud’ était là, le lendemain, la voiture embarquée par le dépanneur et nous dans l’avion….
Sablier de printemps - Jour 6
Le plus important, c'est d'avoir pu partir à Venise quand même !
(Il y a de ces contretemps, parfois...)
Il y a quelque chose dans l'excitation qui fait vraiment basculer dans toutes les contrariétés possibles et imaginables. Impossible qu'il n'y ait pas un lien direct, n'est-ce pas ?
Bien joli sablier !
Ah... voir Venise et sourire
Sont pas très solides les bagnoles de nos jours ! Même pas cap' de défoncer un poteau ! C'est pas comme avant, on avait des chars d'assaut, infatigables et increvables …
Ceci dit, Venise en voiture, c'était pas gagné gagné, hein ?