mer 26 mar 2008
Nuit sans lune
26 03 2008Il est trois heures du matin, je n'arrive pas à dormir. J'entends le bruit de la mer, des vagues qui s'écrasent contre la falaise en soupirant, en rongeant de leurs larmes les pierres insensibles.
Cette nuit, mon coeur est lui aussi insensible, lui aussi rongé de larmes retenues, de mots contenus. Comme cette falaise, petit à petit, il se consomme et sombrera.
Les larmes formeraient une rivière qui porterait tous mes regrets, les mots dévoileraient le pan de mon âme musardant du côté de l’enfance.
La mer demain lavera cette mélancolie et emportera la noirceur d’une nuit sans sommeil.
Court mais dense, j'aime l'idée du lendemain qui efface la mélancolie. La nuit est parfois comme un désert qui nous met face à face avec nous-mêmes...joie ou tristesse selon les crépuscules...
Court, et rythmé comme le ressac
J'entends le bruit des vagues mais ne voit nulle part le mode d'emploi de ces consignes d'écritures, heures etc.