mar 25 mar 2008
Souvenirs d'un 14 juillet...
25 03 2008Il faut que je vous raconte… C’est une drôle d’histoire en fait, une histoire de brosses à dents ! Dingue !! En fait tout a commencé alors que j’étais chez B. toute la semaine dernière. Nous avions bien senti que quelque chose se tramait dans la salle de bain, et puis il fallait se rendre à l’évidence, il y avait des signes avant-coureurs qui ne trompent pas…
Oui, au fond de la baignoire, un matin de bonne heure, mon amie B découvrit des crottes de souris... "Ah, Ah, nous dit-elle, la famille souris a dû se reconstituer, je pensais que j'en étais venue à bout avec mon grain empoisonné, eh bien, voilà que ça recommence."
Quelques courses plus loin, moult souricières appâtées de gruyère et petit tas de grains empoisonnés firent leur apparition dans la salle de bain. Mais que nenni, ces pièges demeurèrent intacts alors que se répétèrent chaque jour les preuves infâmes que les souricettes se moquaient de nous !!!
Un soir, veille de 14 juillet où nous nous apprêtions pour aller danser au bal, je cherchai en vain ma brosse à dents. Rose fluo, elle était, impossible de la confondre avec une autre. Eh bien je dus me résigner, elle avait bel et bien disparu corps et âme…Impossible de découvrir une explication à cet évènement aussi inattendu que fort gênant ! Je dus me résoudre à me frotter dents et gencives de mon index enduit de dentifrice.
Le lendemain, nous émergeâmes avec difficultés d’une soirée bien arrosée et très joyeuse. Quoi de plus tentant qu’une bonne petite douche pour se remettre les idées en place avant de poursuivre les agapes de la fête Nationale ? Ah, non, de nouvelles crottes dans la baignoire et toujours pas de cadavre de souris !
C’est là que je proposai de changer de plan d’attaque. Nous nous rendîmes chez la mère Lulu et lui empruntâmes son chat Félix, celui qui a la réputation de nettoyer les greniers du voisinage. Après avoir fait disparaître tous les pièges, j’ôtai la trappe sous la baignoire et B parvint à enfermer le Félix dans la salle de bain. Toutes guillerettes, nous rejoignîmes la population qui festoyait devant un méchoui en attendant le fameux feu d’artifice.
Ce qui suivit nous laissât peu de souvenirs, nous nous réveillâmes le jour suivant vers onze heures, légèrement incommodés par des miaulements de plus en plus stridents. La mémoire nous revînt tout à coup et nous nous précipitâmes pour délivrer ce pauvre Félix, oublié dans les vapeurs de notre soirée festive…Le spectacle que nous découvrîmes derrière la fuite d’un chat affamé nous laissât sans voix : le tapis de bain souillé, non pas par des cadavres de souris mais par ce qui aurait dû se trouver dans la litière si nous avions songé à en disposer une pour ce cher Félix, répandait une odeur épouvantable. Et dans la baignoire, au milieu de crottes de souris, trônait ma brosse à dent….
Aura-t-on un jour le fin mot de l'histoire ? J'aimerais beaucoup connaître la suite !
C'est une vraie performance que de participer à ces sabliers. bravo.
Pôvre Felix et belle prestation...