jeudi 6 mars 2008

Rouler dans Paris

06 03 2008

Bien que ce soit un lundi, qui plus est durant les vacances scolaires, je n'avais pas l'intention de m'aventurer trop avant dans Paris et j'avais décidé de me trouver une place aux environs de la porte d'Orléans. Ceci afin de prendre ensuite une ligne de métro direct jusqu'à Denfer Rochereau.

J'avais oublié que la porte d'Orléans jouxtait le parc Monsouris et la cité U... A part des parking pour deux roues, pas grand-chose ! Beaucoup de voitures et de monde au parc, la journée bien que froide, étant belle. Qu'est-ce que ça paraît encombrant, une voiture, quand on voudrait se garer et qu'il n'y a rien.

Après quelques allers et venues, enfin une place, le long d'un trottoir en arrondi, pas facile de coller au plus près....Le temps de me mettre à peu près d'aplomb, une autre se libère deux places devant, parfaite celle-là, première de la file et bien droite.
Direction le distributeur de ticket, et là, déconvenue : pour une fois que j'en ai toute une collection, il ne veut pas de mes pièces ! Il faut une carte monéo, mes deux cartes bleues ne lui conviennent pas, et en tant que visiteur, je n'ai droit qu'à deux heures ! Advienne que pourra, je ne vais pas passer mon après-midi à chercher autre chose. Il n'y aura pas de ticket et je rédige un mot que je mets sur le pare-brise : "En visite à l'hôpital, avec un jeune enfant, je n'ai pas pu payer puisque l'appareil n'accepte pas les pièces", avec en prime la date et mon heure d'arrivée.
La première dame croisée fut chargée de nous indiquer le métro, juste à 50 mètres. Puis s'il allait bien à Denfer Rochereau. "Mais vous y êtes", me répondit-elle. Youpi, quelle veine, pas besoin de s'engouffrer dans cette bouche de métro ! La dame a même su m'expliquer comment arriver à l'hôpital. Je suis passée devant un petit bâtiment qui portait une plaque indiquant "inst.d'astroph. de Paris- CCCCNNNRRRSSSS..." et je me suis demandée si derrière la porte, il n'y avait pas quelque part une blogueuse de ma connaissance qui se reconnaîtra.

Je ne sais pas si Mesdames Pervenche étaient toutes en vacances, mais pas de problème au retour, voiture toujours là et sans papillon. Direction chez Fifille, sous les indications de la bien nommée madame Gertrude Proutprout-Suivonsesindications (en bref, Mme GPS). Eh bien, ça n'est point simple, en effet, de regarder en même temps devant, sur les côtés, derrière, en haut, en bas, c'est-à-dire où je vais, que font les deux-roues à ma droite et les tramways à ma gauche, ou des fois le contraire, qui veut me doubler ou m'empêcher de changer de file car je me suis gourée, de quelle couleur est ce feu que je n'avais point vu arriver, que veut dire Mme Gertrude quand elle annonce un rond-point : ah oui, c'est bien ce qu'il me semblait, l'écran indique que j'arrive Place d'Italie.... Bref, circulation fluide pour me laisser filer en 40 mn chez Fifille, j'espère que je n'ai pas créé trop d'accidents sur le périphérique alors que la nuit tombait et que je n'avais pas du tout envie de louper les changements de direction évidemment toujours à gauche....

Eh bien, pas simple la vie parisienne, que ce soit pour les piétons qui respirent les gaz d'échappements, les deux roues qui prennent des risque énormes tout en en respirant autant, les conducteurs de tramway (je ne me rappelais même pas qu'on en avait remis un à Paris, il n'existait pas il y a trente ans). Comme moi, le pauvres automobiliste de la France profonde tombé par hasard dans ce flux pourtant restreint en ce jour de vacances, en sort échevelé et suant....