jeudi 28 février 2008
Mes lorgnons
28 02 2008(polissons)
mardi 26 février 2008
Je me rends compte que dans une heure, cela fera exactement une semaine que j'ai reçu l'appel de mon amie me disant qu'elle avait été appelée pour sa greffe.
Sept jours plus tard, elle vient de quitter les soins intensifs et a pu nous appeler ce soir. P'tit titi lui a posé des questions, surtout une : tu pourras me porter ? Difficile de lui faire comprendre qu'il faudra encore du temps pour que maman aille mieux et puisse faire ce que toute maman a le bonheur de vivre avec son enfant : le serrer contre elle et le porter dans ses bras.
Merci de vos encouragements. P'tit titi se sent comme chez lui ici, me fait parfois tourner en bourrique comme on le fait avec quelqu'un de très proche, je me fâche un peu et il fait semblant d'avoir peur ou bien me dit qu'il s'en fiche.
Aujourd'hui, la pluie nous a privés de foot et aussi de vélo, alors quelle énergie à endiguer.... Pas de sieste et un endormissement un peu tardif ! Ben oui, on déborde de vitalité à quatre ans et demi.
lundi 25 février 2008
Après trois jours à m'agiter dans tous les sens, le ciel gris ou la fatigue me donnent envie de me recoucher et de somnoler.
Nous ne sommes plus que trois dans la maison, petite Mia est partie ce matin avec ses parents et grand titi a rejoint son lycée pour la semaine. Il reste Fifille qui prend le train ce soir et mon p'tit titi qui est tout tristounet ce matin, de voir tout ce monde nous quitter.
Pour lui rendre son sourire merveilleux, nous allons profiter du voyage à la gare pour nous procurer un ballon afin de nous mettre au sport, le terrain de foot est à deux pas, ainsi qu'une grande aire pour faire du vélo en accélérant sans rentrer dans le portail de la cour et se faire des bosses.
Les nouvelles de la maman sont bonnes, elle a commencé à se réalimenter hier, une petite compote.
J'ai profité quand même de ma petite-fille durant ces deux jours car tout le monde a mis un peu la main à la pâte pour les aspects de la vie domestique. Il me reste cependant un monceau de linge à laver, allez, je vais attaquer une machine à étendre.
vendredi 22 février 2008
ou l'incertitude après une intervention si importante.
jeudi 21 février 2008
hier soir, avachie devant un jeu débile sur l'ordi, à essayer de reposer mes arpions fatigués après quelques exercices qui ne sont pas vaiment adaptés à mon état de santé.
Minuit trente, téléphone. Mon amie F, voie pathétique : "Saperli, ça y est, ils m'ont appelée, ils ont un foie pour moi, il faut que je parte tout de suite". Moi "alors calme toi, je te l'ai promis, j'arrive pour m'occuper des enfants, ne te préoccupe que de toi, fais ta valise et attend l'ambulance, je viens." Le délai donné au malade pour arriver est de trois heures maximum. Le temps de me rhabiller, mettre une brosse à dent et un pyj dans un sac, en avant l'autoroute pour aller plus vite. L'ambulance a démarré en même temps que moi et lorsque j'arrivais auprès de ses enfants, elle était dans sa chambre pour la préparation à l'intervention. Nous avons pu nous parler deux fois entre trois et quatre heures du matin sur nos téléphones portables. Finalement même si c'est angoissant que cet évènement se produise dans la nuit, c'est plus simple, pas d'embouteillages et pas besoin de courir à droite et à gauche pour récupérer les enfants.
Ce matin, après quelques heures d'un court sommeil, j'ai fait les paquets, vider le réfrigérateur, ranger un peu, fait les valises et en avant tout le monde, retour chez moi .
Le plus âgé des garçons a 16 ans et il regagnera son internat lundi; quand au plus jeune, 4 ans et demi, j'aimerai bien qu'on me l'accepte ici à l'école car il va s'ennuyer très vite seul avec une vieille bourrique comme moi, sans enfants de son âge. Enfin on verra
Pour simplifier les choses, Fifille, grande fille, gendre adoré et petite-fille débarquent vendredi pour fêter avec une semaine de retard l'anniversaire de Fifille (22 ans, mon bébé depuis le 17 février!!!). Plus on est de fou, plus on rit !
Les premières nouvelles sont succinctes, mon amie est remontée du bloc vers 19 heures et tout ce serait bien passé. On en saura plus probablement demain. J'ai quand même quelques suées, et une larme au coin des yeux quand mon petit bonhomme de quatre ans et demi, à la question "tu as l'air inquiet, tout à coup", me répond "c'est maman ", même chose quand il me raconte qu'elle est venue le réveiller avant de partir pour l'embrasser et lui dire qu'elle partait à l'hôpital pour longtemps, longtemps et ajoute-t-il "elle pleurait beaucoup mais moi je n'ai pas pleuré."