vendredi 18 janvier 2008

"J'aime la galette"

18 01 2008




 

J'aime la galet-teu

Savez-vous comment ?

Quand elle est bien fai-teu,

Avec du beurre dedans,

tralala tralalalaaaa

tralala, tralalalalère' (bis)

(Je ne vous écrirai pas la mélodie que car j'ai carrément un problème avec la musique. J'ai d'ailleurs lu ces jours-ci, je ne sais plus où, que les enfants qui parlaient tard, ce qui fut mon cas, avaient toutes les chances d'avoir une oreille incapable de reconnaître les notes. Malgré tous mes efforts de bonne élève, les dictées musicales commencées en 6ème voyaient invariablement leurs notes oscillées entre 1 et 3 sur 20 !).

Dans l'école maternelle où je suis entrée à 4 ans, il y avait au début du couloir, la classe des petits, puis la mienne, celle des moyens, ensuite celle des grands et enfin, tout au fond, une grande pièce au sol parqueté, qui servait de "salle d'évolution". A l'entrée, un piano.

Vers 14h, la directrice qui enseignait la classe des grands, nous faisait rentrer. Pendant que les petits allaient faire la sieste surveillée par la "dame de service", les élèves des deux autres classes se rendaient dans la grande salle. La maîtresse des petits se mettait au piano. La séance de rondes, jeux dansés et autres activités accompagnées de chants pouvait commencer.

Pour accompagner la chanson de la galette qui ressurgissait chaque mois de janvier, nous faisions une grande ronde. Nous commencions à marcher vers la gauche en chantant le premier vers puis changions de sens au suivant. Enfin, quand nous attaquions le premier Tralala (je ne dirai pas refrain car je ne me souviens que d'un seul couplet), nous nous dirigions vers le milieu en rassemblant nos bras levés vers le centre de la ronde puis retour en arrière sur le tralalalère, ces deux derniers mouvements bissés comme le dernier paragraphe de la chanson. Puis nous recommencions, marche à gauche, etc.

Je me souviens de la découverte du son du piano (la télévision n'avait pas encore envahi nos foyers et je ne prêtais pas attention à la radio, qui rendait un son assez brouillé).

Je me souviens de la voix haut perchée de la maîtresse des petits.

Je me souviens de la ronde qui n'était jamais bien ronde malgré tous les efforts des maîtresses pour maintenir une belle "évolution".

Quand les deux classes surent bien la chanson et réussirent à faire une belle ronde, quand tous les enfants eurent fini de peindre une vilaine couronne en carton jaune canari pour imiter le doré, la galette fut partagée et mangée ! Il était temps car je ne me souvenais pas de l'épiphanie de l'année précédente et le loup avait mangé le petit pot de beurre dans le panier avec le petit chaperon rouge et sa galette par-dessus, quel cauchemar....