mardi 2 octobre 2007

une lettre de mon ami Jean

02 10 2007

Pour le jeu du Sablier d'Automne

J'ai très longtemps habité près d'un pont SNCF, tout au nord de Paris. Un pont très noir, qui tremblait au passage des trains de marchandises, un pont que j'aimais. Comment pouvait-on aimer un tel amas de ferraille, lui trouver un quelconque charme ? Sans aucun doute, je devais être le seul dans ce cas. Il faut préciser que la fenêtre de ma chambre donnait sur ce pont, ma chambre d’enfant. Tu sais, celle où l’on me voit en photo, mon ours en peluche dans les bras, me balançant sur mon cheval à bascule à côté de mon lit recouvert d’un édredon de cretonne. Tu avais bien aimé ce décor qui te rappelait la boutique du brocanteur où tu as trouvé le jeu de nain-jaune en bois. Ce pont, je l’ai souvent regardé au crépuscule, en attendant ma mère , lorsque rentrant de l’école dans cette maison vide, je n’osais allumer l’électricité, craignant sa colère car il fallait économiser… J’ouvrais alors le rideau et les lumières des lignes du chemin de fer éclairaient un peu ma solitude. Plus tard, lorsqu’il fallait justifier mon retard à la sortie des classes, je préférais me risquer à suivre les voies après avoir grimpé le haut talus interdit, histoire de gagner quelques précieuses minutes sur le parcours habituel, plutôt que de me soumettre à l’interrogatoire en règle de ma mère. Elle craignait les mauvaises fréquentations et il fallait rentrer directement après l’étude. C’est le pont que l’on voit depuis chez Madeleine, chez qui nous avons déjeuner lors de ton dernier passage à Paris. Cette chère Madeleine, fille de notre ancienne concierge, qui a si brillamment réussie une carrière de chanteuse lyrique ! Tu n’avais pas apprécié ses oeufs à la neige caoutchouteux et brunâtres….Il est vrai qu’elle chante mieux qu’elle ne cuisine et que pour ce dessert, c’est toi la reine. Donc j’honorerai ton invitation pour dimanche puisque tu m’as promis ce délice et, dans cette attente, je te souhaite une très bonne fin de semaine.

Saint Antoine de Padoue, grand voleur grand filou, rendez moi ce qui n'est pas à vous...

02 10 2007

Bien réveillée ce matin, un peu courageuse pour une fois et surtout pressée de voir se terminer mon placard car je vis dans un chantier perpétuel avec le contenu de trois armoires éparpillé dans mon salon et ma chambre, j'ai commencé vers 10 h à réunir les matériaux pour poser quelques étagères (les outils n'ayant pas été rangés hier, au moins, ils étaient prêts à l'emploi...). Diantre, non, ce n'est pas l'épluche légume qu'il me faut, mais un sac plastique à l'enseigne de Bric$*machin, contenant une douzaine d'équerres. Il était dans la voiture, il a été déposé dans le garage, et mystère et boule de gomme, il n'est plus nulle part !!! J'ai parcouru la maison en long et en large, bernique ! Voilà comment décourager les bonnes volontés, je suis contrariée et je crois que je vais retourner me coucher.....