jeudi 18 octobre 2007

le meilleur pour la fin...

18 10 2007

Avant-hier, j'ai commencé par vous mettre les photos de la bête la plus vilaine de mon jardin, celles du monstre ...

J'ai gardé les photos du beau paon du jour pour aujourd'hui, j'espère qu'elle éclaireront un peu la dure journée qu'ont due avoir toutes les victimes de la grève des transports, que je n'approuve pas. Je dois être idiote mais je n'ai jamais compris pourquoi les syndicats n'organisaient pas plutôt des journées de grève des titres de transport !!!

mercredi 17 octobre 2007

Bonjour voisin

17 10 2007


J'habite au bout d'un village où les gens natifs du pays ne disent pas bonjour. S'ils vous aperçoivent dans votre jardin en passant et qu'ils ont quelque chose à vous dire, ils s'arrêtent et commencent directement par le sujet qu'ils souhaitent aborder ("elles sont pas bien jolies, vos tomates" ou "vot' chat, y va s'faire écraser"), comme s'ils avaient passé la moitié de la journée avec vous...

J'ai fini par m'habituer à cette particularité, le plus difficile restant avec mes voisins les plus proches, ceux d'en face. Leur maison donne pourtant dans une autre rue, avec un beau jardin bien fleuri. Mais le coeur de leurs activités tourne autour d'un ancien garage transformé, je suppose, en arrière-cuisine. On y rentre le bois, les courses, etc., les "communs", quoi ! De plus, malgré la taille de leur "propriété", ils n'ont pas reconstruit d'autre garage et ont l'habitude de garer leurs voitures de ce côté-ci, à cheval sur leur trottoir.

C'est sur "leurs communs" que donnent les deux fenêtres de mon salon et celle de ma cuisine.

Les premières années, chaque fois que j'ouvrais mes fenêtres et qu'ils étaient occupés à une activité sur leur trottoir, je disais "bonjour Monsieur " ou "bonjour Madame". En deux ou trois ans, je n'ai jamais obtenu une seule réponse ! Vous devez vous dire que j'étais bête de continuer à les saluer.... C'est plus fort que moi, j'ai été éduquée ainsi, on dit bonjour ! Chaque fois que je veux sortir ma voiture, je suis gênée par les leurs car, si je m'arrête sous mes fenêtres le temps de fermer le portail, plus personne ne peut passer alors qu'il s'agit de la rue principale. Mes charmants voisins ont deux autres rues où ils pourraient mettre leurs véhicules, bien plus tranquilles et moins dangereuses mais non, c'est là, sous mes fenêtres.... Je rêve que l'un des nombreux camions qui rentre dans le village à toute beurzingue s'empile d'un coup leurs trois voitures....

J'ai eu une petite victoire bien innocente ce matin. Levée à une heure peu chrétienne (10h30), j'ouvre mes volets de cuisine et tombe sur un dos de Monsieur en pull-over mauve vif (très seyant), taillant les arbustes au-dessus du mur, activité qui en général est assez longue, pour preuve, ils se sont procurés une remorque... De dépit, je décide de ne pas ouvrir les volets du salon, marre de voir des gens qui font comme si je n'existais pas !

Je petit-déjeune quand soudain, j'entends le doux bruit de la pluie sur la vitre... Je regarde derrière mes rideaux : le pull violet côté face, essaye de s'abriter sous la poutre qui coiffe la porte du garage. Ah ah, y'a bon, pourvu que ça ne s'arrête pas tout de suite !

Dix minutes après, j'ai pu ouvrir mes volets en toute discrétion, ne restait plus que la remorque le long du trottoir...

mardi 16 octobre 2007

un monstre dans mon jardin

16 10 2007

Voici sous toutes les coutures, un monstre qui vit dans mon jardin et fait sa toile dans mes dahlias ! Je ne vais plus oser jardiner sans gants, car je sais bien que seule la mygale d'Australie a un venin mortel pour l'homme, mais tout de même, je suis impressionnée, jugez plutôt :

- sa taille, par rapport au bouton d'un gros dahlia


- son air menaçant dans l'ombre, avec ses pattes griffues, ses poils disgracieux et ses yeux verts glauques :


- elle est rouée, cette bestiole, elle s'est dessinée des yeux sur le dos pour faire peur à ses prédateurs, deux paires, pour qu'ils apparaissent dans deux positions différentes :


- je lui trouvais un vilain croupion mais visiblement, c'est par là qu'elle file la soie de sa toile, plus solide que de l'acier !


Cette vilaine bestiole est une araneus quadratus ou épeire carrée : rien de bien menaçant dans son nom, n'empêche, elle me fait froid dans le dos, pas vous ?

les dernières framboises

16 10 2007

Je viens de déguster de délicieuses framboises pour mon dessert, avec un yaourt nature "bulgare" dont la date de péremption était dépassée de trois semaines... La fraîcheur des fruits cueillis juste cinq minutes avant de les manger additionnée à l' "ancienneté" du yaourt constituent une bonne moyenne et tout devrait bien passer... Ce seront très certainement les dernières framboises pour cette année. Le froid est annoncé pour la fin de la semaine, dommage car j'ai des fleurs comme je n'en ai pas eues de tout l'été, la mousson n'étant pas favorable aux espèces que j'avais plantées.

lundi 15 octobre 2007

pouponnage

15 10 2007

Mia a eu un mois hier, déjà ! Elle se montre très éveillée, elle sait déjà retrouver sa teuteute des yeux, et de temps en temps a le geste adéquat pour se la réenfourner dans la bouche... l y a de grands moments où son cerveau est branché directement sur ses intestins et où la seule position qui la calme est de la poser ventre contre épaule ou avant-bras. C'est ça la vie d'un bébé.....

samedi 13 octobre 2007

journée automnale

13 10 2007

Un temps humide et brumeux, un ciel gris plombé, une odeur de fumée, m'ont accueillie ce matin à l'ouverture de mes volets. L'automne est là, comme l'atteste cette image, de ma treille où les raisins sont à la disposition des oiseaux.

Le jardin attend que je sois assez courageuse pour m'en occuper, je vais aller tout à l'heure cueillir un bouquet que je porterai demain à Grande Fille. Il y a encore de magnifiques roses, comme celle-ci.

Chat 1 est rentré ce matin sur trois pattes, une tache de sang sur le poitrail, impossible de l'approcher : il rugit comme un lion et menace de me mordre. Sur le coup, j'ai pensé qu'une voiture l'avait buté, puis j'ai regardé de plus près et je pense qu'il s'est une fois de plus fait agresser par un autre chat (Chat 2 est soupçonné). Je n'ai jamais compris pourquoi le gros Chat 1 prenait des raclées mémorables quand le plus chétif, j'ai nommé Chat 2, faisait fuir ses congénères, j'ai fini par conclure que les blessures du premier pourraient bien être dues à l'agressivité du second... Je le laisse tranquille, il est réfugié sous mon lit, Chat 2 est en pénitence dehors afin de ne pas l'importuner. J'aviserai dans la journée si l'état de chat 1 justifie de me rendre au cabinet vétérinaire.

jeudi 11 octobre 2007

Grand vent

11 10 2007

Dans la maison de mon enfance, je dormais au premier étage, la tête près de la fenêtre. Il y a 50 ans, si les maisons étaient peu chauffées, elles n'étaient pas isolées non plus et l’usage des croisées à double vitrage n’était pas répandu dans ma région. Il s'agissait d'un petit pavillon comportant trois pièces en rez-de-chaussée, deux chambres et un grenier à l’étage, dans un quartier où toutes les constructions étaient identiques.

En hiver, vers 18 heures, ma mère montait allumer le poêle à fuel situé dans le petit couloir entre les deux chambres, celle des enfants et celle des parents. Afin que la chaleur se répande dans les deux pièces, les portes demeuraient ouvertes. Ce mode de chauffage disséminait une odeur de pétrole très prégnante et de plus, situé sur un sol en parquet, il produisait des craquements et des sifflements qui m’inquiétaient fort et m’empêchaient de dormir.

Cependant, ce n’était rien à côté des nuits où le vent soufflait. La position de mon lit près de la fenêtre accentuait probablement la perception auditive des bourrasques. J’avais l’impression que j’allais m’envoler, un peu comme dans le magicien d’Oz. Les rafales provoquaient des sifflements qui passaient sous la fenêtre et accentuaient, par l’intermédiaire de la cheminée, les bruits en provenance du poêle.

La panique me saisissait. L’impression que la maison n’y résisterait pas, que tout allait s’écrouler, m’empêchait de dormir. Je finissais pas me boucher les deux oreilles, ce qui me perturbait car j’avais l’habitude de m’endormir en tenant le drap des deux mains (pour que le loup ne m’emporte pas….).

Aujourd’hui, le vent a molli, il ne souffle plus jamais aussi fort que dans ma mémoire. Je dors au rez-de-chaussée, dans la partie centrale du U que forment les divers bâtiments de ma maison. La fenêtre de ma chambre donne côté cour, celle-ci est presque entièrement close puisque le quatrième côté est constitué par le mur du jardin, légèrement surélevé. Le vent ne me dérange plus. J’ai, au cas où, des boules Quiès dans le tiroir de ma table de nuit mais de toute façon, je ne tiens plus le drap de mes deux mains…. Et puis quand le sommeil me gagne enfin, après avoir avalé un comprimé rose et deux moitié blanches afin d'arrêter le moteur qui me tient lieu de cerveau, je n’entends plus rien pendant quelques heures…