dimanche 30 septembre 2007

Soleil à la Saint Jérôme, protège tes arums...

30 09 2007

Le soleil est là. Pour une fois réveillée aux aurores (8h30...), j'ai pu respirer l'air du matin en ouvrant mes volets. Si le thermomètre extérieur affichait 10°, le mien me dit qu'il y a du gel pas loin...Dès que le jardin sera un peu sec, peut-être dans l'après-midi, je vais essayer de me pousser jusque là afin de commencer à nettoyer un peu. Pieds de tomates pourries à arracher, arbustes et glycine à tailler, un tas de "déchets verts" secs à brûler, des bulbes à planter, les bruyères et autres plantes achetées la semaine dernière à planter.... Les pots de pétunias à vider, les géraniums et plantes méditerranéennes à rentrer, les rosiers à tailler... Oh là là, que de choses à faire, je vais plutôt me cantonner au fur et à mesure à noter les choses faites, c'est plus satisfaisant ...

Pour ce matin par exemple, lessive sous toutes ses formes et nouveau tricot pour ma petite-nièce Anaïs, mis en route après avoir terminé hier soir, une petite veste taille 6 mois pour Mia. Là, maintenant, je vais voir du côté du papier peint et de la peinture de mon placard presque terminé.


Mon gros problème, c'est quand même qu'au bout de 30 minutes d'activité d'intensité légère (oui, pianissimo....), je suis épuisée et si je poursuis pendant une heure ou deux, je suis bonne à coucher avec parfois besoin de deux jours pour me remettre... Mais qui va lentement va sûrement, alors je ne me démoralise pas !

samedi 29 septembre 2007

Etre la mère d'une jeune mère

29 09 2007

Lorsque ma fille aînée vint au monde, le téléphone constituant alors une dépense importante pour un jeune couple, je correspondais avec ma mère par lettres. Je lui donnais régulièrement des nouvelles et notamment, l’avisais toutes les semaines de l’évolution de la fameuse courbe de poids. A l’époque, il n’était pas question d’accueillir un nourrisson sans l’indispensable balance " Terraillon" de cuisine avec le "hamac" à rajouter pour la pesée quotidienne de bébé. A défaut, la pharmacie louait le matériel nécessaire. Le poids était soigneusement relevé, d’autant plus quand la maman allaitait. Cette préoccupation pourrait bien avoir un lien avec l’augmentation de l’obésité à partir de ma génération.

Ma mère avait donc besoin de savoir si sa troisième petite-fille poussait bien. Comme beaucoup de femmes de milieu modeste, elle n’avait jamais entendu parler de psychologie et répétait ce qui était à la mode pour sa génération : il fallait laisser le bébé pleurer, sous peine de le rendre capricieux et ne pas lui donner à manger en dehors de l’heure. Je ne me souviens pas de ce que je lui écrivais, seulement qu’elle s’intéressait alors à ma fille, malgré l’angoisse que lui procurait l’état de santé de ma nièce, née juste un an avant et atteinte de la maladie bleue. Si après le décès de ma mère, j’ai retrouvé d’autres lettres, notamment celles écrites lors d’un voyage en Espagne l’année de mes dix-huit ans, ma prose postnatale avait disparu.

Je ne pense pas que j’ai pu lui confier mes angoisses, tout d’abord parce que j’en avais très peu vis-à-vis de ma première fille, ensuite parce que j’avais plutôt l’habitude de chercher à la distraire de ses idées noires. Plongée dans sa maladie depuis que j’avais 15 ans, l’attitude de ma mère révélait qu’elle avait besoin de moi dans ce but. S’est-elle un jour questionnée sur les effets de ce rapport tissé avec l’une de ses quatre filles adolescentes, celle justement dont elle s’était le moins occupée de par sa place dans la fratrie ? Pour elle, je représentais ce qu’elle n’avait pu atteindre, j’avais fait des études et j’exerçais une profession qui me "posait socialement", je travaillais. Jamais elle n’a imaginé que je pouvais avoir manqué d’amour et qu’en conséquence, j’avais sublimé ma passion inassouvie pour elle dans l’apprentissage scolaire puis, n’ayant réussi à la guérir malgré mes pitreries et l’oreille attentive que je prêtais à ses confidences, que j’avais choisi un métier pour réparer….

Ma fille n’était pas sa première petite-fille mais la troisième, tout comme j’étais sa troisième fille (je ne me rends compte qu’en l’écrivant aujourd’hui, de cette même place….). C’est pourtant du bébé qu’elle s’inquiétait, marquée par le thème des enfants malades, l’ayant été elle-même et ayant failli perdre ses deux aînées, jumelles prématurées atteintes de la toxicose vers l’âge de deux mois.

Ce qui me préoccupe le plus depuis deux semaines que je suis grand-mère n’est pas de la même nature.

Mia mène sa vie de nouveau-né de 15 jours, très axée sur ce qui se passe dans son bidou, confondant faim et coliques. Elle prend donc une tétée ou un biberon toutes les heures et demi mais dort quand même 5 heures d'affiler une partie de la nuit. Rien d'anormal, mes deux filles ont fait ça deux à trois semaines avant de se stabiliser à un biberon toutes les trois heures.

Grande Fille est fatiguée. Normal. Grande Fille ne comprend pas pourquoi Mia pleure si longtemps malgré tous les soins qu'elle lui apporte, biberons ou seins représentés x fois, couche propre, petite musique, changement de position, "berçage", massage, etc. Grande Fille pense que le papa sait mieux la calmer qu’elle-même. Dans ce leitmotiv, j'entends de la culpabilité, un manque de confiance, presque de la honte. Ma fille, si volontaire quand elle jouait seule et refaisait le monde à son idée en imposant sa volonté à ses chats et ses poupées, s’est toujours montrée dans la vie sociale incapable d’être un leader, place que je souhaitais qu’elle occupe, moi-même ayant été si en retrait durant mon enfance…. Je pensais lui avoir donné tout ce qu’il fallait pour qu’elle soit sûre d’elle, j’avais tout faux. Ses « meilleures amies » d’enfance la menaient par le bout du nez.

Dire qu'un bébé, ça n'a pas toujours une raison explicable de pleurer, je l'ai fait. Suggérer de changer de lait, je l'ai fait. Rappeler que le repos de la maman est important, je l'ai fait. Rassurer, je l'ai fait.

Dire que Mia n’est pas un chat ni une poupée, je ne l’ai pas fait, quand j’ai entendu ma fille me dire qu’elle pleurait quand elle ne savait pas calmer son bébé, que jusqu’à présent elle avait consacré beaucoup de temps à la nourrir, mais sans doute pas assez à la câliner, ce qu’elle allait essayer de faire plus maintenant que le papa retravaille.

Hier, Grande Fille a appris à nouer l'écharpe de portage et après plusieurs essais, a gardé Mia contre elle pendant ses activités domestiques et durant la sieste, comme je faisais avec sa sœur qui dormait très peu, grâce à un sac "kangourou".

Je crois que, même quand j’aurai plusieurs petits-enfants, mes filles resteront toujours le principal sujet de mes pensées.

il est tard !

29 09 2007

Depuis une demi-heure, j'essaie d'écrire un billet "être la mère d'une jeune mère", mais ça ne vient pas comme je veux ! Il est fort tard, même pour une noctambule comme moi.

Ma plus jeune fille ayant trouvé en moins de 24 heures un logement pour faire sa rentrée lundi, alors qu'officiellement elle ne sait toujours pas si elle est admise pour le master 2, il fallait signer aujourd'hui pour le cautionnement ! Alors, j'ai chargé ce matin la voiture d'un minimum (un matelas, deux tabourets, son mini bureau, deux casseroles, trois assiettes, une couette et un drap, deux oreillers, etc....), enfin une voiture pleine quand même, roulé 1H30 sous la pluie, recopié deux pages de formule pour la caution de l'appartement, déchargé sous la pluie avec une de ses copines pendant qu'elle appelait pour l'électricité, cherché le compteur, relevé le compteur, fait un bisou et re-roulé dans le sens inverse sous la pluie. Et voilà, une journée éreintante ! Je ne comprends pas à quoi sert son père à part payer une pension alimentaire insuffisante... Heureusement que mon Doud' m'aide à assurer ce genre de tâches. Donc samedi, on va relouer une camionette qu'il va conduire et on va se repayer les meubles, dans un escalier de pierres en colimaçon...

Heureusement c'est tout petit, elle n'emmènera pas tout et en plus, le lave-linge, elle peut pas le caser, un truc lourd ça ! Bon allez, je ne sais pas si je vais dormir mais au moins, je ferme la machine....

jeudi 27 septembre 2007

la petite

27 09 2007

Elle nous regarde déjà avec attention...

Ses yeux très noirs comme ses cheveux,

Son visage tout en rondeur.

La regarder dormir, moment paisible.

mercredi 26 septembre 2007

délivrance

26 09 2007

Les grilles furent ouvertes vers 19h30, alors que nous descendions rechercher nos bagages pour passer une seconde nuit chez Grande-fille. Ni une, ni deux, nous coinçâmes la cellule photoélectrique avec mon parapluie puis remontâmes en vitesse chercher notre sac et refaire nos adieux pour la seconde fois, au plus grand désintéressement de Mia, profondément plongée dans ses pensées ''je rote, je pleure, ça va faire prout, attention fusée jaune, beurk, je recrache, le hoquet reprends...." Sortie de la région parisienne sous une pluie battante, les camions qui en profitent pour vous doubler alors que vous roulez à 90 sur une portion limitée justement à 90 !!! Madame GPS (Gertrude pour les intimes) qui fait la folle, elle nous trompe et nous abuse, à deux reprises, par des renseignements non adaptés à la situation, enfin bref voyage difficile et arrivée à la maison tard, les yeux irrités et larmoyants...Mais contente de ramener des photos de ma petite puce, et des mini vidéos...Heureuse de mieux faire sa connaissance et de voir combien elle a déjà poussé en dix jours. Les photos pour demain.....

mardi 25 septembre 2007

Prisonnière....

25 09 2007

Genre de situation qui m'exaspère au plus haut point, je suis enfermée ! Coincée chez ma fille, ma voiture bloquée sur son parking, la barrière refuse de se lever et la société de maintenance de la barrière d'envoyer quelqu'un, soit disant que ça va se débloquer tout seul. Quand ? On ne sait pas. Mon gendre me dit que je vais pouvoir profiter un peu plus de ma petite fille, non, car je suis trop énervée !

Fifille voulait rentrer pour laver et sécher son linge avant de repartir en quête d'un logement, car d'après son université, on ne sait toujours pas qui est admis en Master 2 puisque les dates de soutenance du mémoire ne sont pas encore fixées, bien que la rentrée ait lieu lundi prochain (quelle merda, l'administration française, marche pas mieux que le privé !). Mais d'après son directeur de mémoire, elle peut venir faire la rentrée et chercher un logement, car pour elle, pas de problème...

lundi 24 septembre 2007

activités dominicales...

24 09 2007

Hier, j'ai exhumé quelques carton du grenier... Dedans, tout le matériel pour fabriquer et cuire des émaux sur cuivre. Ce matériel est remisé depuis 1994, année où j'ai eu pour la première fois à créer puis entretenir un jardin conséquent, ce qui pris la place des diverses occupations artistiques que je pratiquais depuis 5 ou 6 ans.

Depuis, le temps a passé et ma vie a bien changé. Le mari et les enfants partis, le chien aussi, j'ai navigué un peu en France, transportant avec moi des pots pour récréer d'autres jardins. Les cartons ont suivi. Dans un coin de ma tête, je savais qu'un jour peut-être....

Eh bien, c'était hier, pour mon Doud' , qui a besoin de refaire une pièce émaillée pour ses activités personnelles : j'ai donc organisé un semblant d'atelier dans la cuisine et nous avons tenté de ranimer le feu, avec succès. Le four a rougi sans problème jusqu'à environ 1000 ° et nous avons cuit quelques plaques après que Doud se soit exercé à disposer dessus la pâte composée d'émail en poudre et d'eau.

Cet après-midi a ravivé plein de sentiments en moi... J'ai retrouvé les gestes et le coup de main pour retirer la pièce rouge vif du four ...

Je crois que je vais réinstaller un atelier dans une partie de ma maison qui sera bientôt accessible depuis les pièces que j'habite actuellement : nous allons entreprendre en novembre des travaux pour percer une porte. Encore des projets à inclure dans une vie déjà trop remplie...