lun 20 aoû 2007
les arbres de mon jardin
20 08 2007Dans mon jardin, il y a quelques arbres :
- un vieux lilas violet, que j'ai dû redresser car son tronc était à angle droit et je me cognais la tête en jardinant dessous. Comme il repartait de la base, j'ai commencé à couper la branche horizontale, puis l'année suivante, ce lilas ayant émis de nombreux rejets, j'ai coupé le tronc et il a repris une silhouette normale.
- un lilas blanc tout petit, je ne l'ai pas encore vu fleurir, obtenu suite à un échange de bouture l'hiver dernier.
- un abricotier planté à l'automne 2005. En moins de deux ans, il a pris une bonne envergure et je l'empêche de monter trop haut pour qu'il garde l'allure des arbres fruitiers de la région : bas, la couronne à moins d'un mètre du sol. Cela facilite la cueillette ! L'année passée, il m'a donné un abricot. Malheureusement, au printemps dernier, il n’a produit aucune fleur.
- un pêcher planté en même temps que cet abricotier, ils avaient sensiblement la même taille. Mais dès le premier printemps, ce pêcher a pris la cloque. La bouillie bordelaise n'en n'est pas venue à bout cette année encore, je souhaitais donc le couper. Le jardinier qui a mis en place la pelouse, m'a conseillé de le garder et de planter au pied des gousses d'ail. Effectivement, il semble moins atteint mais son allure reste vilaine. J'attends l'automne pour le tailler.
- un figuier à fruit violet, planté en octobre 2006, qui doit faire 70 cm de haut, vaillant et ravi de tant de pluie, il a donc décidé, dès cette année, de fructifier : il porte en ce moment 2 ou 3 fruits verts qui grossissent régulièrement.
- côté cour, un autre figuier a poussé tout seul il y a 5 ou 6 ans, dans une bordure où la terre n’est pas profonde. Ses racines doivent se trouver dans un sol très caillouteux, sur ce plateau calcaire convenant bien à la vigne. Il ne m’a donné aucun fruit les premières années mais au printemps 2006, il en était couvert. Peu à peu, les petites figues ont jauni et sont presque toute tombées ; les deux ou trois qui ont consenti à poursuivre leur croissance se sont avérées de couleur verte mais elles n’ont jamais atteint le bon degré de maturité sauf une, moitié sèche, que j’ai pu goûter. J'ai laissé cet arbre une année de répit en le prévenant bien que sans résultat en 2007, compte tenu qu’il a poussé à un endroit où je ne souhaitais pas vraiment mettre un figuier (mais je suis trop faible, moi, finalement il est là, il y reste, il ne me gêne pas vraiment….) et qu’en plus une amie du midi m’a dit que les figuiers qui poussaient tout seuls ne donnaient jamais rien de bien (j’espère qu’elle se trompe…), eh bien s’il ne me donnait pas de fruits mangeables et "confiturables" cette année, je le zigouillerai !!!! On dirait que la menace a porté….Je ne manquerai pas de vous signaler la suite de l’aventure en octobre, période où normalement on cueille la deuxième fructification par ici.
- une grosse vigne-vierge étale ses pousses sur une partie de la grille qui surplombe le mur, me masquant ainsi de la rue, rejointe par une belle glycine plantée à l’angle recouvrant deux murs à angle droit. Ce ne sont pas vraiment des arbres mais elles occupent une telle place qu'il me semble important d'en parler
- à la suite de la vigne-vierge, j’ai planté une rangée de bambous destinée à faire un écran dans le fond du jardin afin de lui donner plus de profondeur. Une partie commence à émettre des pousses d’un mètre et plus. La deuxième partie de cette haie de bambou est malheureusement beaucoup plus chétive, ayant souffert de sécheresse l’année dernière. Mais elle reprend un peu du poil de la bête et je vais lui adjoindre quelques belles pousses que j’ai en réserve. - dans une partie plutôt réservée aux plantes de bruyères, j’ai mis un érable japonais, qui donne des feuilles rouge à l’automne. Je l’ai eu comme cadeau d’anniversaire il y a au moins 6 ans et il m’a suivi, lors de mes trois déménagements, dans un gros pot. J’étais bien contente quand je lui ai enfin trouvé sa place. Malgré la taille que je lui ai infligée au printemps pour essayer de redresser sa silhouette, il est très chevelu et part dans tous les sens….
- à cet endroit-là, il y a également un rhododendron qui m’a suivi de la même manière. A l’origine, il était planté dans le jardin quand j’ai acheté la maison avec mon ex. Mais son allure était tellement misérable que je l’ai transféré en pot : il ne risquait pas de se développer, son chignon de racines était tout recroquevillé car planté en terre calcaire ! L’année dernière, il a donc retrouvé son jardin d’origine, quand j’ai choisi de revenir dans ma maison, en payant une soulte à mon ex. J’ai donc procédé comme il est recommandé pour les plantes de bruyère. J’ai découvert récemment que c’était un rhododendron nain et aux feuilles jaunes (je croyais qu’il était encore malade…). Je ne m’inquiète donc plus pour lui et je l’entoure de diverses plantes qui cachent son aspect peu décoratif hors période de floraison : j’ai rajouté deux fuchsias rustiques et un azalée à cet endroit.
- il y a aussi dans ce coin-là, un lagerstroemia. Un ami m’a donné une pousse il y a au moins 5 ans, mise dans un pot en attendant le moment de la planter, pot qui m’a suivi également dans mes diverses promenades. J'ai mis cet arbuste en terre après avoir taillé le fouillis qu’il m’a fait mais je suis surprise de voir que les branches ne poussent pas. Par contre, il repart sans cesse du pied. Se prend-il pour un bonsaï depuis le temps qu’il se trouvait dans un pot trop petit ? J’attends, je ne sais toujours pas la couleur de sa floraison.
- les anciens propriétaires avaient installé une haie dont je veux me débarrasser car elle me cache la vue sur le jardin. Je ne garde qu’un forsythia parce qu’il recouvre la cuve à mazout en bas de la cour et un seringat assez bien placé près de la petite grille qui conduit au jardin. De toute façon, j'aime trop cette essence pour m’en débarrasser. Il y avait par contre 4 deutzias que j’ai coupés et qui repartent sans arrêt et que je recoupe, ils finissent par faire une touffe herbacée verte, qui se mélange assez bien avec les fleurs.
- j’ai également à cet endroit-là un althæa rose me venant d’une ancienne collègue, que je dois déplacer pour la même raison : il m’empêche depuis mon lit, de voir l’érable et les fleurs.
- près du seringat, abrité par un pot de plastique noir dont j’ai coupé le fond, une pousse de ginkgo biloba qui devait faire 10 cm quand je l’ai achetée au rayon des mini plantes, il y a environ 4 ans. Avant de la repiquer, chaque année, je la croyais morte ; mais miraculeusement à chaque nouvelle saison, elle a déployé 3 ou 4 feuilles. Au printemps 2006, je l’ai donc plantée définitivement et je l’ai protégée soigneusement afin qu’elle passe l’hiver sans difficulté. Actuellement, elle doit faire 20 à 25 cm et n’a qu’une seule tige, qui devrait constituer le futur tronc d’un arbre que je ne verrai pas beaucoup vieillir compte tenu de la lenteur de sa croissance.
- en contrebas de cet endroit où se trouvent ces plantes de bruyère, dans une platebande donnant sur la cour, encore un survivant qui a passé des années en pot : un magnolia stellata. Puis un camélia et une autre azalée.
- à quelques mètres dans la même platebande, un lavatère arbustif, qui disparaît presque complètement en hiver, rose très pâle, qui est fleuri depuis au moins deux mois.
Je ne vous parlerai pas aujourd’hui des arbres qui se situent dans les parties non entretenues, le jardin sur le côté et celui du haut (appelé ici le coutat) : noyers, vieux pruniers et un autre figuier spontané qui ne donne jamais de fruits, endroits où je monte rarement…. Si un jour j’ai enfin le temps de me consacrer à ces parties de mon terrain, je ne manquerai pas de vous commenter l’avancée des travaux…