mardi 7 août 2007

Je materne..."Harry Pouteur"

07 08 2007

Hier, je suis allée voir une amie et comme son état de santé est en ce moment très mauvais, j'ai ramené son petit garçon à la maison afin qu'il passe quelques jours de vacances avec nous pendant que sa maman se repose. Il a quatre ans. Je profite de la sieste pour faire ce post, car il occupe son monde. La compagnie de Fifille le rend très joyeux (déjà amoureux ?) mais comme elle a commencé tantôt un travail de "saisonnière" dans une grande surface, il doit se résoudre à vivre sans elle jusqu'à 20h30...

Nous avons commencé l'après-midi à regarder deux livres. Puis il a consenti à se coucher après différentes promesses : d'abord écrire sur le mur de ma chambre (car j'ai tracé des traies à la craie pour marquer l'emplacement de mes futures portes, ce qui lui donne des idées artistiques....) , ensuite retourner faire du vélo, pas dans la cour où il a décrété qu'il n'y avait pas assez de place, mais vers le terrain de sport où nous sommes déjà allé ce matin. A midi, pour me faire bien voir, j'avais fait les fameuses frites que réclament tous les enfants (enfin, au four avec de l'huile d'olive, à ma façon...) et il a demandé du "potchep". On a bien sûr tout de suite compris qu'il voulait du Ketchup.

J'essaie de l'intéresser à des choses qu'il ne connaît pas et de lui apprendre ce qui se passe à la campagne, mais ce jeune citadin est passionné par Superman et les méchants. Ces derniers ont envahi son imagination et il en voit partout, même dans ma maison, ce que je m'empresse de démentir...

Il y a si longtemps que je ne m'étais pas occupée d'un jeune enfant que j'en suis toute illuminée. Par ses mines, son rire, ses mots, ses petites colères (très peu et il cède très vite...), son abandon dans le sommeil, sa façon de faire les choses de façon très appliquée comme le lui a appris sa maman. Il enfonce sa fourchette très droite et horizontale dans sa bouche, je ne dis rien mais crains à chaque fois qu'il ne se décroche les amygdales... Ce matin, c'est lui qui a beurré ses tartines, enfin presque...

Nous avons profité d'un rayon de soleil pour cueuillir les premières tomates cerises et cinq fraises, il les a ensuite très consciencieusement lavées dans l'évier puis disposé dans des coupelles qu'il a amenées lui-même sur la table. Oui, j'avais oublié qu'à quatre ans, on aimait tant imiter les adultes, dommage que cela passe aux enfants ensuite...

Voilà, je vais voir où en est la sieste de ce petit bonhomme que nous appellerons "Harry Pouteur", surnom qu'il s'est choisi et il m'a demandé ce matin de l'appeler comme celà....