mardi 24 juillet 2007

Ne me jetez pas la pierre...

24 07 2007

Ne rien faire que de se préoccuper de mes loisirs pendant une semaine, j’ai apprécié. Un peu moins le côté collectif, bruit, agitation, musique folle, c’est le revers des vacances « Club »… Je deviens vraiment asociale, isolée dans ma bulle ou plutôt dans mon jardin, incapable de maîtriser l’agacement que me procurent certaines situations telles que les files d’attente (l’aéroport pour le retour était saturé et les employés pas au top, retard de deux heures après un embarquement très fastidieux, de quoi perdre en une journée le bénéfice de la moitié des vacances…). Je suis intenable dans ces moments-là, je jure tout fort et choque mon Doud’, rouspète et me plains, etc...J’ai l’impression d’être de plus en plus désinhibée ! L’aspect « traitement de masse humaine comme on traite un troupeau » me choque réellement et je constate que, malgré le prix des services, la qualité est un leurre ! Moi qui ai la chance de ne pas avoir besoin des transports en commun (car à la campagne, ils ne sont pas organisés !), je vais devoir renoncer aussi aux voyages en avion. Par fatigue, car ça devient pour moi trop difficile. Porter les bagages ou les tirer sur leurs roulettes, se préoccuper d’avoir toujours une bouteille d’eau dans son sac, repérer les pipi-room dans les aéroports, courir à la descente du car sur l’autoroute car lors d’une pause de 10 minutes pour deux cars de deux étages dans une station où il y a trois toilettes et déjà du monde qui fait la queue, vaut mieux arriver dans les premières…Ben oui, ma vessie a le même âge que moi et ma maladie n’arrange rien.

Donc douze heures de voyage pour une durée de transport qui ne devrait pas excéder six heures si le contrat était respecté. Une fois de plus, l’impression que l’argent n’a pas le même poids pour le client que pour le commerçant et se sentir traité au rabais !

A l’heure où les « démarches qualité » se multiplient, le constat est amer. La conscience professionnelle a pris du plomb dans l’aile, puisque de toute façon, la seule attente des boss est le résultat en terme de réduction des coûts. Il faut bien se rendre à l’évidence que ce qui prime, c’est le bénéfice qui va aller dans la poche des actionnaires. Cercle vicieux…

Que croyez vous que j’ai fait pour la première fois de ma vie, peu de temps après la présidentielle ? Afin de tenter de contrebalancer la perte que je vais subir dans les mois prochains avec les nouvelles mesures gouvernementales prévues (franchises de soins, augmentation des cotisations, etc…), je me suis lancée dans l’achat d’actions. Ben oui, ne me jetez pas la pierre…