jeudi 31 mai 2007
Images Apuliennes
31 05 2007

De ma fenêtre, je ne vois plus l’Adriatique mais mon jardin qui me donne satisfaction en ce moment, bien que le temps ne me permette pas d’en profiter in situ. Les chats m’en ramènent les odeurs. Les couleurs pourpre et rosée des digitales jouent avec le vert acide des alchémilles sur un fond laiteux de stachys lanata. Cette scène me plaît, je vous la photographierai avec le Canon qui va arriver demain pour mon anniversaire.
Il est tard, un chat se plaint dehors, c’est la minette, que veut-elle ? Ma fenêtre est ouverte ; je l’appelle, je ne sais pas où elle est, elle ne vient pas. Les deux autres représentants de la race féline sont dans mon lit.
Passé une partie de la nuit dernière à lire l’histoire de la famille de Samantdi, elle écrit trop bien ! J’étais émue par sa façon de raconter les souvenirs qu’elle a gardés de sa recherche d’identité. Des petites choses primordiales pour elle, incongrues aux yeux des adultes qui l’entouraient. Oui, garder enfouies au fond de soi ces pensées un peu magiques qui nous ont accompagnées dans la formation de notre personnalité, faire perdurer leurs côtés naïfs qui protègent de la vérité. Et sortir de ce conte aussi froissée que le papillon s’extrayant de sa chrysalide… en revivant la chape de plomb de l’adolescence.
Je vais manger quelques cerises pour m’ôter l’amertume qui me vient à cette évocation.