mercredi 10 mars 2010

Entre nostalgie et réalité.

10 03 2010

Je pensais aujourd'hui vous faire un billet sur la nostalgie, celle des couleurs... J'ai rajouté la réalité en constatant ce qui s'était passé dehors pendant que j'étais occupée...

La réalité (pour une fois, mon village a un petit air de Corse...) :




et la nostalgie...




Quelle chance de pouvoir à tout instant regarder de belles images, sans avoir à ouvrir un album ! L'été est dans la maison, même en hiver....

mardi 9 mars 2010

Vent frais, vent du matin...

09 03 2010

Ma nuit n'ayant commencé que vers 5 heures 30 ce matin, j'ai mis le réveil sur midi, jour de mon homme toute-main oblige... Réveillée en sursaut, un coup d'œil en direction de ma table de nuit m'a fait sauter du lit, midi ou 1h20 ? Je n'ai pas encore mes lunettes ni les yeux en face des trous. Après avoir coursé le chat qui, par je ne sais quelle sorcellerie, a réussi à ouvrir la porte et se trouve donc du mauvais côté de la maison (celui où il reste des choses en bon état à mettre en charpie...), je m'installe au salon avec mon bol de lait au café. Un œil s'évade du côté de la pendule : 9h20. Bon, ça ne doit, pas être la sonnerie qui m'a tirée du sommeil.

Dehors, soleil et grand vent. Petite pause somnolente assise devant mon bol vide puis retour dans mon lit. Ah mais là, ça devient sérieux dehors. Si la tempête n'a pas causé de dégâts ici il y a 10 jours, ce matin, elle a déjà fait envoler le couvercle du bac à sable, j'espère qu'il ne va pas aller plus loin, je n'ose sortir le remettre en place de peur de recevoir un truc sur la tête. Quant à l'arche qui supporte le chèvrefeuille au-dessus de l'escalier de la cave, elle est à angle droit. Toute démantibulée, les différentes pièces en métal mou made in China qui la composent sont retenues par les branchages et les chevilles solidement ancrées dans le mur. Il faudra donc inventer un autre système après avoir démonté ce mikado de ferraille ! Un autre bruit suspect me fait craindre une nouvelle mauvaise surprise, je vais voir.

Pas de nouveau constat de visu, j'espère qu'il ne s'est rien passé au-dessus de ma tête, là où je ne peux regarder ... Il y a bien toujours cinq noyers qui s'agitent en haut du coûtat*, au-dessus du garage. Je croise les doigts pour qu'ils continuent encore longtemps d'en faire autant !

On dirait que cette tempête (locale ?) se calme, je vais essayer de me rendormir un peu... Non finalement, ça recommence, je vais reporter les heures de mon homme toute-main, je n'ai pas envie qu'il soit victime d'un accident de trajet (il reste des arbres sur la Nationale qu'il emprunte...) ou du travail dans ma cour





(les photos sont de qualité médiocre car prises à travers les vitres très poussiéreuses de ma véranda en cours de travaux. Les vitres des pièces qui ne sont pas en travaux sont presque toutes aussi poussiéreuses...)

*désigne le jardin dans la côte, mot utilisé par l'ancienne propriétaire, dont je ne trouve trace qu'ici

samedi 6 mars 2010

L'hiver qui n'en finit plus

06 03 2010

Mia est partie mardi en me disant "A tout à l'heure", alors que je passais ma tête par la portière de la voiture afin de lui dire au revoir une dernière fois. Petit bout de chou adorable, elle me mannnnnnque ! D'autant plus cette fois-ci que le langage en a fait une véritable interlocutrice... C'est une bavarde, comme sa mère, et elle raconte tout à ses poupées, des choses vraies et d'autres qu'elle invente. Elle doit leur apprendre à parler car elle leur répète plusieurs fois des mots et leur donne des nouvelles de la famille restée dans "ma maison, l'est patie" :
- Ma mère, maman. Mon père, papa. (5 ou 6 fois en prononçant bien les R, sa mère ne les disait pas encore à 4 ans...)
- Papa l'es pati joué au foot, avec Oman et Ehémy, l'a mis ses chaussures. (Après vérification auprès de ma fille, il va courir avec Oman...).

Mademoiselle commence également à me contredire. Un bruit de moteur sous les fenêtres, Mia "oh, j'ai peur", moi qui regardait ailleurs : "c'est rien, c'est une voiture qui passe", Mia "non, une moto"...

Oui, Mab, la maison est bien trop grande quand je m'y retrouve seule. Pas pour longtemps puisque mon Doud' est là depuis hier.

Je ne sais pas chez vous mais ici, le niveau de fuel dans la cuve a encore chuté. Chauffer plus de surface par un hiver pareil va s'avérer un véritable gouffre, tant pis, je veux avoir chaud partout au rez-de-chaussée de façon à pourvoir circuler sans m'envelopper dans un tas de pelures. J'ai toujours un pull de laine et quand je suis seule, le thermostat est réglé sur 18. Depuis deux jours, la glace est de retour dans les différents récipients remplis d'eau qui trainent dehors autour de la fontaine. Malgré cette température très hivernale, les oiseaux chantent et les vols de grues et oies sauvages se succèdent depuis bientôt deux semaines tous les jours. Ce matin, les chats n'étaient pas gracieux car j'avais remis de la neige en gros flocons (oui, c'est moi qu'ils engueulent quand ils voient ce temps-là, sans doute parce qu'ils imaginent que j'en suis responsable...) et ils sont rentrés trempés après leur petite promenade digestive. Enfin, maintenant la brume a remplacé les nuages de neige et le soleil semble bien vouloir percé. Nous irons donc nous balader, il est question de brocante aujourd'hui et d'un salon du livre pour demain.

lundi 1 mars 2010

Dernière sieste

01 03 2010

Grande Fille arrive tout à l'heure, Mademoiselle Mia va pouvoir rentrer chez elle... Si la parole facilite la communication, elle montre également que cinq jours de séparation, c'est bien suffisant pour un petit bout de 2 ans et demi. Car quand elle me dit "ma maman l'est pas venue" le soir avant de s'endormir, j'ai le cœur un peu serré...

La parole, parfois limpide, d'autre fois plus difficile à saisir. Hier soir, au cours d'une énième tentative d'endormissement, couchée à côté de moi : "heutaillin". Je réfléchis, je ne vois pas. Elle répète quatre fois la même chose, je ne vois toujours pas. "Ma chérie, je ne comprends pas, explique-moi avec un autre mot." Après un moment de réflexion, elle répète "heutaillin" en me faisant un câlin sur la main ! Mia voulait que je reprenne la séance de massage de dos et de tête, rassurants câlins quand on est loin de sa maison et que le sommeil ne vient pas.

Que ce soient lors des courses ou à la maison, ma petite-fille s'est montrée gentille, douce, obéissante, c'est agréable une enfant qui ne pose pas de problème, ne fait pas de caprice, rit facilement et est très câline. Donc les difficultés pour l'endormir, ce n'est qu'un détail.

Pour la propreté, en réponse à certaines questions en commentaire de mon dernier billet, ce n'est pas le premier essai. Il y en a eu d'autres depuis l'été dernier, sans résultats, sa maman ou sa nounou se rendant vite compte qu'elle ne comprenait pas ce qu'on lui demandait. Un autre essai le mois dernier à l'occasion de l'achat de jolies "tulottes", à la demande de la demoiselle, s'est soldé par un flot de pipis partout et donc un échec. Et puis la semaine dernière, voilà, ça a marché. En moyenne, il n'y a qu'un seul accident par jour, elle demande régulièrement mais il faut aussi en plus lui proposer fermement d'aller sur le pot ou les toilettes (avec un réducteur, elle accepte les deux et c'est elle qui choisit...) toutes les heures ainsi qu'avant et après les repas, siestes ou nuits. Même si elle dit non, elle y va quand même et la plupart du temps, c'est productif. Cette obligation est née de l'observation que les accidents survenaient toujours juste après que je lui ai posé la question "as-tu envie de faire pipi?" avec sa réponse négative... Donc, maintenant on dit : "il est l'heure d'aller sur le pot". Comme à l'école. Cela demande un gros investissement en temps et en pas car je suis étourdie, j'oublie le pot au lavabo ou en haut, la culotte à droite, le bas de pyjama à gauche... Il vaut mieux être jeune et avoir toute sa tête pour former une petite-fille à la propreté ! Pour le caca, c'est plus difficile car Mia est tout le temps constipée, donc je lui ai proposé de remettre une couche quand c'est trop "dur" et douloureux, mais elle refuse et hier, accident ! La pauvre faisait une tête, comme si toute la tristesse du monde lui était tombée sur les épaules, inutile de vous dire que j'ai dû choisir avec délicatesse mes mots pour lui faire accepter cet échec... Ah, grandir, ce n'est pas facile ! Je comprends certaines petites filles qui veulent rester des bébés.

samedi 27 février 2010

Youpiiii !

27 02 2010

Les petits pieds courent autour de l'îlot de cuisine aussi vite qu'ils peuvent et on entend dans toute la maison "Youpiiii, youpiiii !" : ma petite-fille est la joie de vivre personnifiée.



Nous avons oublié de prendre chez elle le "réhausseur" de chaise pour manger correctement à table, qu'à cela ne tienne, voici sous ses fesses sans couches des livres auxquels je tiens beaucoup. Oui, car ma charmante petite-fille vient me dire assez régulièrement, très distinctement "j'ai envie de faire pipi". Il n'y a eu que 2 incidents en 48 heures, pas mal pour le troisième jour sans couche. Elle ne demande pas toujours, il faut veiller à lui proposer fermement de se poser régulièrement sur le pot ou les toilettes, au choix. Par contre, quand elle a une couche, avant/après la nuit ou la sieste, elle demande systématiquement à aller faire pipi ou tata...



Il est très facile de l'occuper cette petite, elle joue la plupart du temps avec ses poupées, elle leur parle de moi, elle leur donne un doudou, les serre contre elle en prononçant d'une voix rassurante "aie pas peur"...

Hier après-midi, elle a dormi trois heures, aujourd'hui, rien du tout. Je suis restée un peu vers elle, lui ai remis sa musique pour "le dodo", pas moyen...Elle a bien su trouver les mots pour me convaincre de ne pas insister, disant d'une vois plaintive "veut enté chez moi, ma maison l'é pati". OK, on descend jouer, adieu la sieste, elle dormira plus tôt ce soir...

samedi 20 février 2010

Paresse

20 02 2010

Je ne suis pas très bavarde en ce moment par ici. L'inspiration ne me manque pas pourtant. Au milieu d'autres activités qui m'occupent beaucoup en ce moment, je suis prise d'une sorte de paresse pour l'écriture. La plupart du temps, le gris de l'hiver conjugué aux choses de "la vie politico-sociale" me coupent la chique.

La semaine prochaine, j'irai chercher Mia afin qu'elle passe quelques jours avec moi, histoire de vérifier que les progrès qu'on m'annonce sont bien vrais... Progrès en langage : ma petite chérie fait des efforts, et elle a chanté à sa tata Fifille "Joyeux anniversaire" au téléphone. Acceptation du pot (celui qui fait de la musique...), premiers pas vers la propreté. Et il y a bien sûr tout ce qu'on oublie de me dire et que je vais découvrir pendant son séjour à la maison.

On nous a annoncé du grésil, c'est de la neige qui tombe, et un petit tour de blanc supplémentaire. Ces quelques fleurs, ramenées de chez un ami il y a dix jours, éclairent un peu le coin d'un mur, en attendant que je les replante au jardin.

dimanche 14 février 2010

Un très beau portrait

14 02 2010

Je viens de retourner sur le site "du blanc pour Haïti", Grande Fille m'ayant précisé hier que les articles étaient enlevés au fur et à mesure des vœux d'achat émis. On y voit vraiment plus clair.

Alors, j'ai pu ainsi voir que le très beau portrait repéré n'était pas parti et je me l'offre. Il y a un autre dessin de la même artiste qui me plaît bien, mais il faut être raisonnable.

Ici, c'est comme hier, 5° et malgré tout, la neige ne fond pas, route/patinoire non déneigée, il faut pourtant que je sorte demain. Je croise les doigts pour que le pâle soleil parvienne à percer les nuages et à chauffer suffisamment le macadam afin qu'il soit praticable demain.